Le fil des jours – 10 décembre 2021


Frimaire Il tirait son nom « du froid, tantôt sec, tantôt humide, qui se fait sentir de novembre en décembre». Le mois de ddécembre Ce mois est appelé de ce nom, parce qu’il était le dixième après celui de Mars, qui était le premier de l’année de Romulus. On avait donné au mois de juillet, appelé auparavant Sextilis, le nom de Jules César, et au mois d’août celui d’Auguste,l’empereur Commode voulut donner celui d’Amazone au mois de décembre, en l’honneur d’une dame romaine dont il était amoureux. Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain

Nous sommes aujourd’hui le Nonidi 19 Frimaire de l’an CCXXX (230)
Nous célébrons la Sabine

Le genévrier sabine (Juniperus sabina), appelé aussi sabine ou sabinier, est un arbuste rampant appartenant au genre Juniperus et à la famille des Cupressaceae. Il est assez largement répandu dans les montagnes d’Asie, d’Europe et d’Afrique du Nord. Les rameaux de la sabine hautement toxiques, sont une matière médicale utilisée dans la pharmacopée européenne et musulmane depuis l’Antiquité gréco-romaine comme emménagogue et abortif. Son huile essentielle est très toxique.


DICTONS du jour :

À Sainte-Julie,
Le soleil ne quitte pas son lit

 Décembre aux pieds blancs s’en vient ; An de neige est an de bien.

C’est sa fête Eulalie

Eulalie de Mérida est une martyre espagnole du IIIe siècle. Très populaire dans son pays mais aussi en France, elle est connue par la Cantilène de sainte Eulalie.

Embrassons aussi

Gemelle – Julie – Deusdedit

ETAT CIVIL

Décès : Alfred Nobel 21 octobre 1833 à Stockholm (Suède) – 10 décembre 1896 à San Remo (Italie) – L’industriel suédois Alfred Nobel gagna une fortune avec son invention de la dynamite. Pétri de remords (?) et dépourvu d’héritier, il créa une fondation et une série de Prix dont on parle encore…

PETITE HISTOIRE QUI FAIT LA GRANDE

10 décembre 1720 : Law s’enfuit de Paris

Law est le nom trop connu de l’auteur de ce déplorable système qui perdit pour longtemps en France les fortunes et les mœurs. Il était né à Edimbourg en Ecosse : il était fils d’un coutelier. Ayant séduit à Londres la fille d’un lord, et tué le frère de sa maîtresse, il fut condamné à être pendu ; il s’enfuit, et mena longtemps une vie errante en Hollande, en Italie, proposant partout son fatal système. Le premier roi de Sardaigne, Victor Amédée, auquel il présenta son plan, lui répondit qu’il n’était pas assez riche pour se ruiner. Law vint en France, et fit la même proposition au. contrôleur-général Desmarets, en 1709 ; mais c’était dans le temps d’une guerre malheureuse, où toute la confiance était perdue, et la base de ce système était la confiance. Enfin, il trouva tout favorable sous la régence du duc d’Orléans : deux milliards de dettes à éteindre, un prince et un peuple amoureux des nouveautés. Il établit d’abord une banque, en son propre nom, en 1716 ; elle devint bientôt un bureau général des recettes du royaume. On y joignit une compagnie du Mississipi, compagnie dont on faisait espérer de grands avantages. Le public, séduit par l’appât du gain, s’empressa d’acheter avec fureur des actions de cette compagnie et de cette banque réunies. Les richesses, auparavant resserrées par la défiance, circulèrent avec profusion ; les billets doublaient, quadruplaient ces richesses.

La France en effet fut très riche par le crédit. La banque fut déclarée banque du roi en 1718 ; elle se chargea du commerce du Sénégal, des fermes générales du royaume, et acquit l’ancien privilège de la compagnie des Indes. Cette banque étant établie sur de si vastes fondements, ses actions augmentèrent vingt fois au-delà de leur première valeur. En 1719 elles valaient quatre-vingts fois tout l’argent qui pouvait circuler dans le royaume. Le gouvernement remboursa en papier tous les rentiers de l’Etat, et ce fut l’époque de la subversion des fortunes les mieux établies.

Ce fut alors, en 1720, qu’on donna la place de contrôleur des finances à Law. On le vit en peu de temps d’Ecossais devenir Français par la naturalisation ; de protestant, catholique ; d’aventurier, seigneur des plus belles terres. Le désordre était au comble. Le parlement de Paris s’opposa, autant qu’il le put, à ces innovations, et il fut exilé à Pontoise. Enfin, dans la même année, Law, chargé de l’exécration publique, fut obligé de s’évader furtivement de Paris, pour se soustraire à la fureur du peuple qui allait le mettre en pièces.

Il se retira d’abord dans une de ses terres en Brie ; mais, ne s’y trouvant pas en sûreté, il reprit sa vie errante, parcourut l’Allemagne, l’Angleterre et le Danemark, et alla mourir enfin à Venise, aussi misérable que tous les actionnaires de France.

Toute ressemblance… n’est peut-être pas fortuite

10 décembre 1848 : Élection de Louis-Napoléon Bonaparte

Président de la République d’abord et aussi traitre que les autres qui mena au second empire à la débâcle de 1870. voir ici

10 décembre 1948 : Déclaration universelle des droits de l’homme

Le 10 décembre 1948, les 58 membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) siègent pour la dernière fois à Paris, au palais de Chaillot, avant de gagner New York et les rives de l’Hudson. Ils adoptent pour l’occasion la Déclaration universelle des droits de l’homme (en anglais : Universal Declaration of Human Rights)… Suite de l’article

10 décembre 1957 : Albert Camus Prix Nobel de littérature

Né 44 ans plus tôt dans une famille pauvre de Mondovi (Algérie), Albert Camus se voit remettre le Prix Nobel de littérature à Stockholm le 10 décembre 1957, pour l’ensemble de son oeuvre, notamment deux romans : L’étranger et La peste, et un essai philosophique sur l’absurdité de la condition humaine : Le mythe de Sisyphe.

On est alors en pleine guerre d’Algérie. Pressé de questions par les journalistes, l’écrivain déclare : « En ce moment, on lance des bombes dans les tramways d’Alger. Ma mère peut se trouver dans un de ces tramways. Si c’est cela la justice, je préfère ma mère » (note). Ce cri du coeur sera ramassé par ses adversaires « progressistes » du quartier de Saint-Germain-des-Prés, notamment Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en une formule brutale : « S’il faut choisir entre la justice et ma mère, je choisis ma mère » (il eut été plus juste de préciser : « cette justice-là »).

Albert Camus à Stockholm le 12 décembre 1957 (DR)

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