Week-end en tableau – 1 -en attendant la pluie

article programmé je suis en vacances une semaine

John Atkinson Grimshaw

Après l’averse

John Atkinson Grimshaw était un maître reconnu de l’ère victorienne pour ses scènes nocturnes. Ses œuvres associent un souci du détail presque photographique à une atmosphère romantique et mélancolique.

La pluie a cessé, mais la rue en garde la mémoire.

Les pavés sont encore brillants et reflètent la lumière. À gauche, les fenêtres éclairées des maisons apportent une touche chaude dans ce paysage dominé par les verts, les bruns et les gris. À droite, les arbres dépouillés se découpent sur un ciel chargé de nuages, où apparaît la lune.

L’éclairage et l’atmosphère : La composition est construite sur un jeu d’éclairage très contrasté. La lumière argentée et froide de la pleine lune perce à travers un ciel nuageux et verdâtre, illuminant les pavés humides de la rue. En opposition, une lumière chaude et dorée s’échappe de la fenêtre de la grande demeure victorienne, suggérant le confort intérieur.

Les éléments du décor :

  • La grande demeure : À gauche, bordée d’un long mur de propriété, se dresse une bâtisse de style victorien aux nombreuses cheminées et pignons.
  • La végétation de saison : Les arbres dénudés, aux branches fins et entrelacés se découpant sur le ciel, marquent la fin de l’automne ou l’hiver.
  • La chaussée humide : Les pavés luisants reflètent la clarté lunaire ainsi que le point lumineux de la fenêtre, une technique dans laquelle Grimshaw excellait.

chez les aminautes

Amande douce
Covix  
Fardoise
François  
Golondrina63
Jazzy.
Josy
KImcat
Pulsatilla
Marie des vignes
Martine tortue
Mireille
Miss Yves
Monica Breitz
Zaza

Le mot mystère – les textes 50- demiurge

La Demiurge et son œuvre


La Demiurge voulait créer le monde.
Elle commença par le derme, puis inventa la durée et construisit une grande digue.
Elle créa un eider, puis un étrange dimère,
et une créature appelée Dreige, qui ne savait faire que des bêtises.
Elle donna aux émirs un bouclier nommé Egide,
puis créa Emier et Emeri, deux assistants chargés de l’aider.
Mais, en fabriquant un homme, elle ne réussit d’abord qu’une demie personne.
— Oups ! dit-elle.
Après avoir tout digéré, elle recommença.
Cette fois, son œuvre fut magnifique.
Emeri applaudit :
— Quelle artiste !
La Demiurge sourit :
— Évidemment. Quand on crée le monde, il faut parfois accepter de faire quelques essais !

et chez vous
Covixle mariage de Karolina
Elealaureen
FrançoisNitescent
Ecrisdellela secte
JakMystère au club de tennis
JazzySteinen et Stecie répètent
Jill BillQuestionnement
Marie Sylvie
Le scintillement des choses simples
Martine martin
TortuePetit théâtre en bord de Seine
ZazaTout ce qui brille n’est pas d’or

Bravo pour tous vos textes merci de vos participations

A tout bientôt

L’atelier de Nanou – anagramme 18 communauté

Nanou on la trouve : ici

Le matou, le mécano et le canoé

Comment un matou, au poil cutané,
Pouvait-il naviguer sans se mouiller les pieds ?
Il avait déniché, derrière un vieux monceau,
Un canoé rafistolé par un mécano.

Un maton du quartier, grand amateur de contes,
Lui cria : « Pas question ! Ce bateau, ça se dompte ! »
Mais le matou, sans peur, embarqua son canot,
Avec trois souris grises et un bout de gâteau.

La rivière avait des muances étranges,
Des remous de travers, des tourbillons qui mangent.
Le chat, très concentré, gouvernait du museau,
Tandis que les souris ramaient comme des pros.

Comment finit l’histoire ? On raconte au village
Que le maton, depuis, a changé de langage :
Il rêve de canoé, de souris et d’eau claire…
Et le matou, lui, dort sur le fauteuil du maire

La Licorne – 123 – Nous les Dieux

Filigrane

Nous les Dieux

Nous les dieux, nous avons tout essayé : lancer la foudre, déclencher les tempêtes, provoquer des passions, semer la zizanie. Mais les humains sont incorrigibles. Ils nous prient le matin, nous oublient à midi et nous accusent le soir de tous leurs malheurs.

Nous, les dieux, avons pourtant fait de notre mieux. Nous leur avons donné la beauté, l’intelligence, le rire… et même la liberté. Grave erreur ! Depuis, ils font n’importe quoi et réclament notre intervention dès que le ciel leur tombe sur la tête.

Alors, entre deux colères de Zeus et trois caprices d’Aphrodite, nous prenons une pause. Après tout, être immortel ne signifie pas être disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre !

Et si les humains savaient combien nous les envions parfois… Eux au moins ont une excuse pour leurs bêtises : ils ne sont pas des dieux !

Week-end en tableau – 2 – le thème octobre

La pluie… on l’a tant attendue

Après des semaine à l’espérer, la voilà enfin ! Mais en peinture, la pluie n’a pas toujours le même caractère.

Nous avons un mois à 5 samedis – aussi je vous propose pour le 31 octobre de choisir l’un ou l’autre thème pour illustrer votre article donc soit les vestiges et souvenirs – soit la pluie.

À samedi

Le mot mystère 51 – le mot

pour le lundi 26 octobre

tirage 51 – 11 lettres – adjectif

définitions classique : qui ne peut être brisé.

Définition humoristique : Qualifie un objet prétendument « incassable », jusqu’à ce qu’on le confie cinq minutes à un enfant en bas âge.

Les épices : infernal – ingélif – ignare

Week-end en tableau – 1 – Vestiges et souvenirs

Andrew Wyeth

Andrew Wyeth (1917-2009) est un peintre américain majeur du réalisme, connu pour ses paysages ruraux de Pennsylvanie et du Maine. Il peint avec une grande précision des maisons, des granges, des champs et des objets ordinaires, souvent dans une atmosphère silencieuse et contemplative.
Une bicyclette abandonnée dans les herbes hautes, devant une vieille maison : un objet familier devenu vestige. Elle évoque une présence humaine disparue et, avec elle, un morceau de vie qui semble s’être arrêté là.

Amande douce
Covix
Fardoise
François
Golondrina63
Jazzy.
Josy
KImcat
Pulsatilla
Marie des vignes
Martine tortue
Mireille
Miss Yves
Monica Breitz
Zaza

merci pour vos belles participations;

Les plumes d’Asphodèle chez Soène – 11- octobre

Soène

Une histoire de cochon pendu

Histoire de cochon pendu

Vous avez vu mon animal ?
— Quel animal ?
— Mon cochon.
— Votre cochon ? Non.
— Pourtant, il était là ce matin. Très amical, d’ailleurs. Il m’a même léché la main.
— Et alors ?
— Alors maintenant, il est pendu.
— Pendu ?
— Oui.
— Mais enfin, pourquoi avez-vous pendu votre cochon ?
— Je ne l’ai pas pendu ! C’est lui qui s’est pendu !
Je le regarde. Il me regarde.
— Un cochon ne se pend pas tout seul.
— Le mien si. Il est acrobate.
À cet instant, nous entendons un grognement au-dessus de nos têtes.
Le cochon est suspendu à une poutre, les quatre pattes dans le vide, parfaitement à l’aise.
— Vous voyez ? dit mon voisin. Il fait ça avec une aisance remarquable.
— Mais enfin, détachez-le !
— J’allais le faire, mais il refuse.
— Il refuse ?
— Il ne veut pas barguigner. Il paraît qu’il attend son public.
Et effectivement, trois voisins arrivent.
Puis cinq.
Puis dix.
Un monsieur anonyme, qui passait par là, s’arrête et demande :
— C’est combien l’entrée ?
— C’est gratuit.
— Alors je reste.
Le cochon, ravi de son succès, se met à faire quelques mouvements d’acrobate.
— Quelle bêtise ! s’écrie une dame.
— Pas du tout, répond mon voisin. C’est un artiste.
— Un artiste ?
— Oui. Il sait même boire dans une tasse quand il est à l’envers.
On lui apporte une tasse.
Le cochon boit.
La foule applaudit.
Mon voisin, très fier, lui donne un berlingot.
Le cochon le mâchonne.
Puis il lâche la poutre.
Tout le monde hurle.
Il tombe dans une bassine de boudin.
Silence.
Le cochon ressort, couvert de boudin, et regarde le public.
Un enfant applaudit.
Alors le cochon salue.
À partir de ce jour, il ne fut plus question de l’appeler « le cochon pendu ».

Week-end en tableau – 1 – Vestiges et souvenirs

Atanas Matsoureff

La porte :

Une vieille porte, une façade dont l’enduit s’effrite, des fils électriques emmêlés, une végétation qui gagne peu à peu le mur : tout ici porte les marques du temps. Pourtant, cette porte semble encore attendre quelqu’un, avec sa boîte aux lettres et ses inscriptions presque effacées. Matsoureff transforme ainsi un élément banal en véritable témoin d’une vie passée : on ne voit personne, mais on devine ceux qui ont vécu derrière cette porte.

Atanas Matsoureff est un aquarelliste bulgare né en 1975 à Bansko. Autodidacte, il a d’abord étudié la sculpture sur bois avant de se consacrer à l’aquarelle à partir de 1998 ; son travail, entre réalisme et réalisme magique, s’attache particulièrement aux paysages et aux choses simples, avec une grande attention portée à la lumière et aux matières

Amande douce Henri Fantin-Latour
Covix
Fardoise Louis Ageron
François
Golondrina63 Eugène Isabey
Jazzy.Pieter Bruehgel l’ancien
Josy Firmin Baes 
KImcat Henriëtte Ronner-Knip 
Pulsatilla Antoine Ferreyroles
Marie des vignesvestiges et souvenirs
Martine tortue Cornelis Pietersz Bega
Mireille
Miss Yves Escher
Monica Breitz YVONNE JAN HAFFEN 
Zaza Serge Mazet.

merci pour vos belles participations;

Le mot mystère – les textes 49- Nitescent

L’Éblouissement de Sienne

Une lumière vive inondait le paysage, révélant le nitescent éclat du petit matin sur la Seine. De passage dans la région, des marchands nicéens observaient avec admiration la cité de Sienne, dont la beauté nette et éclatante captivait le regard. Ma nièce, fascinée par ce tableau solennel, restait immobile : la douceur de l’air s’était si bien sentie qu’elle en oubliait le temps qui passe.

Près d’elle, un bambin accroché à sa tétine contemplait lui aussi les reflets dorés du soleil. Un peu plus loin, au fond du port, l’eau obscure d’une vieille sentine semblait soudain illuminée par cette teinte spectaculaire. Aucun rituel mystique d’une quelconque secte ne saurait égaler la magie pure de cet instant éblouissant.

— Que cette splendeur tienne encore quelques minutes, murmura-t-elle, alors que les promeneurs, d’abord tenus à distance par la fraîcheur de l’aube, commençaient à affluer.

Ce spectacle fascinant teste notre capacité à nous émerveiller face à la lumière.

et chez vous
Covixle mariage de Karolina
Elealaureen
FrançoisNitescent
Ecrisdellela secte
JakMystère au club de tennis
JazzySteinen et Stecie répètent
Jill BillQuestionnement
Marie Sylvie
Le scintillement des choses simples
Martine martin
TortuePetit théâtre en bord de Seine
ZazaTout ce qui brille n’est pas d’or

Bravo pour tous vos textes merci de vos participations

A tout bientôt