Ecridelle – Atelier 4 –

parodie sur le rythme et le thème du célèbre titre de Gilbert Bécaud, adaptée aux affres du régime minceur et des envies de gourmandise !

(Refrain)

Charly, oh Charly, t’iras pas au paradis
Charly, oh Charly, t’iras pas au paradis
Tes pensées sont mauvaises
Tu fais honte à ta diététicienne !
T’iras pas au paradis, Charly…

(Couplet 1)

Elle est là derrière la vitrine
La belle éclaire au chocolat praline
Aux jours de régime et de jeûne
Je ne vois qu’elle, j’en ai des lunes
Elle est belle comme une pâtisserie
Comment voulez-vous je vous prie
Que dans ces conditions je maigris ?
Oh Charly, t’iras pas au paradis

(Ton régime, je m’en fous !)
Mon péché, c’est elle et c’est tout !

(Refrain)

Charly, oh Charly, t’iras pas au paradis
Charly, oh Charly, t’iras pas au paradis
Tes pensées sont mauvaises
Tu fais honte à ta diététicienne !
T’iras pas au paradis, Charly…

T’iras pas au paradis, Charly…

(Couplet 2)

J’arrive une heure avant la fermeture
Pour le plaisir de l’admirer encore
Et pendant qu’elle prend une carrure
Je fixe le gâteau qui me dévore
Je me lève et je salive en cachette
Je me sens comme supplicié
Par les regards de la balance inquiète
Du pèse-personne du quartier !

(Refrain final)

Oh Charly, oh Charly, t’iras pas au paradis
Mon paradis, c’est le sucre, c’est tout !
Et même si ça scandalise
Tous les adeptes de l’église
Du bio et des graines de chia…
Un jour, ce mille-feuille, il sera à moi !

Ecridelle – Atelier 3 – la bourrique

La Bourrique Savante

Il était une bourrique à l’esprit logique,
Qui connaissait par cœur toute la musique,
Du physique au poétique, c’était fantastique,
Cette mythique ânesse était magnifique !

Elle lisait des livres à tendance historique,
Faisait des commentaires franchement dramatiques
Sur la scène politique et ses discours pathétiques —
Que dis-je ? Poétiques ! Même statistiques !

Mais un matin, lasse de tant de rhétorique,
Elle trouva son état bien pathologique :
« Être la plus académique des bourriques,
C’est paradoxique… et carrément comique ! »

Alors elle hennit d’un air très ironique :
« La sagesse encyclopédique,
Ça va deux minutes… mais une bonne carotte,
C’est bien plus authentique ! »

Ecridelle – Atelier 3 –

en hommage au prénom de Jill Boris

Je préviens de suite que ce n’est pas mon texte mais celui de Jean Ferrat en hommage à Boris Vian. Le texte est très engagé mais je ne cache pas mes opinions.

Tu vois rien n’a vraiment changé depuis que tu nous a quitté
Les cons n’arrêtent pas de voler, les autres de les regarder
Si l’autre jour on a bien ri, il paraît que « Le Déserteur »
Est un des grands succès de l’heure quand c’est chanté par Anthony
Pauvre Boris

Voilà quinze ans qu’en Indochine, la France se déshonorait
Et l’on te traitait de vermine de dire que tu n’irais jamais
Si tu les vois sur leurs guitares ajuster tes petits couplets
Avec quinze années de retard, ce que tu dois en rigoler
Pauvre Boris

Ils vont chercher en Amérique la mode qui fait des dollars
Un jour ils chantent des cantiques et l’autre des refrains à boire
Et quand ça marche avec Dylan, chacun a son petit Vietnam
Chacun son nègre dont les os lui déchirent le cœur et la peau
Pauvre Boris

On va quitter ces pauvres mecs pour faire une java d’enfer
Manger la cervelle d’un évêque avec le foie d’un militaire
Faire sauter à la dynamite la bourse avec le Panthéon
Pour voir si ça tuera les mythes qui nous dévorent tout du long
Pauvre Boris

Tu vois, rien n’a vraiment changé depuis que tu nous as quittés.

Ecridelle – Atelier 2 –

1 – sujet 2 avec les mots qui commencent par AB fusionner avec le sujet 3 qui nous parle chaleur (mais tout le monde sait que la chaleur n’est qu’une vision de l’esprit). Et en plus j’ai fait court !

Canicule

« Sous la canicule, l’abri, l’abaissement de la température et l’abondance d’eau deviennent essentiels. Les habitants ressentent un grand abattement et recherchent l’abandon des activités extérieures. Certains trouvent une absolution dans une douche fraîche, tandis que l’abnégation des secouristes aide les plus fragiles. L’aboiement des chiens cesse sous cette chaleur abominable, et l’abonnement aux alertes météo permet de rester informé. »

2 – Sujet en l’honneur de Jill ( parce qu’elle vaut bien ) thème 4 et 5 réunis

Prénom Alban

Alban rêve souvent d’être un grand commandant,
Comme Napoléon Bonaparte, célèbre et conquérant.
Il marche dans le jardin en regardant le vent,
Et s’invente un destin brillant et éclatant.

Il dessine un château sur un vieux parchemin,
Puis s’élance en courant sur le petit chemin.
Il se voit à cheval, fier et triomphant,
Sous un soleil doré qui brille doucement.

Assis près d’un vieux banc, il rêve un long moment,
D’un monde plein de paix où chacun est content.
Il écoute les oiseaux chanter dans le printemps,
Et sourit au bonheur de cet instant charmant.

Quand le soir vient enfin et que le ciel est blanc,
Alban ferme les yeux en soupirant doucement.
Demain, pense-t-il, je serai peut-être géant,
Ou simplement Alban, un enfant rêvant.

Ecridelle – Atelier 1 –

Sujet 1) – 6 mots; Alerte, peur, ressentir, agir, calmer, tranquille.

Ce matin-là, tout semblait parfaitement tranquille dans le village.
Les oiseaux chantaient autour des maisons encore endormies.
Les enfants se préparaient pour aller à l’école.
Les commerçants ouvraient leurs boutiques comme chaque jour.
Soudain, une forte alerte retentit sur la place principale.
Un bruit étrange venait de la rivière après plusieurs jours de pluie.
Très vite, les habitants commencèrent à avoir peur.
Certains regardaient le ciel gris avec inquiétude.
D’autres couraient chercher leurs proches pour les prévenir du danger.
Moi aussi, je pouvais ressentir mon cœur battre de plus en plus vite.
L’eau montait rapidement près des premières maisons.
Le maire demanda alors à tous les habitants de rester calmes.
Les pompiers arrivèrent aussitôt pour aider les familles.
Il fallait maintenant agir rapidement et sans paniquer.
Des voisins transportèrent des sacs de sable pour protéger les portes.
Les plus jeunes aidèrent les personnes âgées à quitter les lieux.
Une femme parla doucement aux enfants pour les calmer.
Peu à peu, chacun retrouva un peu de courage malgré la situation.
Grâce à l’entraide, personne ne fut blessé ce jour-là.
Le soir venu, le village redevint enfin plus tranquille.

Sujet 2) – Un texte avec des mots qui finissent par « Aille, Ail  » Au moins 5.

Dans la grange assis sur la paille,
Dormait un vieux chat plein de canaille.
Il rêvait d’obtenir une belle médaille,
Pour avoir poursuivi trois poules de volaille.

Mais en glissant sur une drôle d’écaille,
Il renversa tout mon pauvre travail.
Alors j’ai sorti mon drôle d’attirail :
Un chapeau en plastique et des bottes de corail.

Par le minuscule vieux soupirail,
Entrait un courant d’air dans mon chandail.
Ma tasse brillait d’un bleu clair d’émail,
Et Mamie riait du moindre petit détail.

Sujet 3) Si j’avais un pouvoir ce serait ?

« Si j’avais un pouvoir, ce serait d’allumer une étincelle de lucidité chez les esprits les plus obtus. Une sorte de filtre magique qui transformerait les certitudes agressives en questions intelligentes. »

« Si j’avais un pouvoir, ce serait d’éradiquer la bêtise humaine. Mais comme le chantier est monumental et que le dictionnaire manque de pages pour la définir, je commencerais par offrir à chacun une double dose de recul et d’autodérision. »

« Si j’avais un pouvoir, ce serait de désarmer instantanément les mots et les actes. Je ferais en sorte que la bienveillance devienne un réflexe universel, pour que plus personne n’ait jamais à craindre le regard ou la colère d’un autre. »