Frimaire Il tirait son nom « du froid, tantôt sec, tantôt humide, qui se fait sentir de novembre en décembre». Le mois de ddécembre Ce mois est appelé de ce nom, parce qu’il était le dixième après celui de Mars, qui était le premier de l’année de Romulus. On avait donné au mois de juillet, appelé auparavant Sextilis, le nom de Jules César, et au mois d’août celui d’Auguste,l’empereur Commode voulut donner celui d’Amazone au mois de décembre, en l’honneur d’une dame romaine dont il était amoureux. Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain
Nous sommes aujourd’hui le Décadi 20 Frimaire de l’an CCXXX (230)
Nous célébrons le Hoyau
Mais c’est quoi un hoyau : Une houe est un outil à lame forte, aplatie, à deux fourchons, employée au défoncement des terrains et aux façons de la petite culture qui demandent le plus de force.
DICTONS du jour :
Tel temps à la Saint-Daniel,
Même temps à Noël
Décembre aux pieds blancs s’en vient ; An de neige est an de bien.
C’est sa fête Daniel
Daniel est l’un des quatre grands prophètes de l’Ancien Testament. Un Livre lui est consacré. Esclave pendant la captivité des Hébreux à Babylone, il s’attire la jalousie des conseillers du roi Darius. Ils le font jeter dans la fosse aux lions. Miraculeusement épargné, Daniel est extrait de la fosse sur ordre du roi.
Embrassons aussi
Aleithelas – Hugolin – Fivetein – Gentien –
ETAT CIVIL
naissance : Hector Berlioz – 11 décembre 1803 à La Côte-Saint-André (Isère, France) – 8 mars 1869 à Paris
Très proche du cénacle romantique et de Victor Hugo, le compositeur Hector Louis Berlioz obtient un triomphe précoce avec la Symphonie fantastique en 1830. Lauréat du prix de Rome la même année, il se voit obligé de résider en Italie. Il multiplie ensuite les voyages à travers l’Europe. En Russie, il est chaleureusement accueilli par le public et les compositeurs de la nouvelle vague. Cela sans jamais retrouver l’estime du public parisien.
Il est profondément affecté par l’indifférence qui accueille en 1846 la damnation de Faust. « La France, au point de vue musical, n’est qu’un pays de crétins et de gredins ; il faudrait être diablement chauvin pour ne pas le reconnaître », écrit-il dans une lettre à Joseph d’Ortigue le 15 mars 1848. Cette indifférence le poursuit après sa mort : les pouvoirs publics, pourtant si enclins à peupler le Panthéon de gloires oubliées, lui en ont encore refusé l’entrée à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.
Alfred de Musset – 11 décembre 1810 à Saint-Denis – 2 mai 1857 à Paris – Né dans une famille aristocratique et cultivée, Alfred de Musset s’afflige de n’avoir pas connu les heures glorieuses de la Révolution et de l’Empire. Désabusé et incroyant, il se jette faute de mieux dans la débauche et l’alcool, ce qui lui vaudra une fin prématurée. Il écrit dans un poème :
« Je ne crois pas, ô Christ ! à ta parole sainte :
Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux. »
Après un essai infructueux au théâtre et la fréquentation épisodique du Cénacle romantique de Charles Nodier et Victor Hugo, il révèle son talent de poète et de dramaturge à la faveur de sa rencontre explosive et passionnelle avec George Sand. Elle ne durera que quelques mois, de juin 1833 à mars 1835 mais l’amènera à produire plusieurs chefs-d’oeuvre : Lorenzaccio, Les Caprices de Marianne, La confession d’un enfant du siècle, Il ne faut jurer de rien…
Décès – Marie Walewska – 7 décembre 1786 à Brodne (Pologne) – 11 décembre 1817 à Paris
Marie épouse à 17 ans le comte Walewski,… de 50 ans son aîné ! Deux ans plus tard, en 1806, Napoléon Ier séjourne à Varsovie. La jeune Polonaise se laisse convaincre qu’elle pourrait être utile à sa patrie, que les pays voisins se sont partagée une décennie plus tôt. C’est ainsi qu’elle devient (sans trop de mal) la maîtresse de Napoléon. Celui-ci crée l’année suivante un « grand-duché de Varsovie » avec les territoires polonais repris à la Prusse. Mais, avouons-le, le sacrifice de Marie n’y est pour rien. Plus important est le fait qu’elle donne le jour à un enfant de l’empereur, le 4 mai 1810, le comte Alexandre Walewski. Rassuré sur sa fertilité, Napoléon divorce aussitôt de Joséphine et épouse l’archiduchesse Marie-Louise. Sans rancune, Marie rejoindra l’ex-empereur dans son exil de l’île d’Elbe avant de se remarier avec le général d’Ornano…
PETITE HISTOIRE QUI FAIT LA GRANDE
11 décembre 1792 : Louis XVI devant la Convention
Le 11 décembre 1792, Louis Capet, anciennement Louis XVI, comparaît devant la Convention. L’assemblée nationale s’est constituée en tribunal. Elle siège dans la salle du Manège, aux Tuileries.
11 décembre 1813 : Traité de Valençay
Le 11 décembre 1813, le roi d’Espagne Ferdinand VII, interné au château de Valençay par la volonté de Napoléon 1er, se voit proposer par l’ambassadeur de ce dernier la restitution de son royaume.
Ferdinand, que son peuple surnomme «Le Désiré», signe le traité de Valençay et peut rentrer à Madrid après 5 ans d’exil, heureux bénéficiaire de la résistance populaire à l’occupant.
11 décembre 1670 : première représentation
de Britannicus, tragédie de Racine

Au Cid persécuté Cinna dut sa naissance,
Et peut-être ta plume aux censeurs de Pyrrhus,
Doit les plus nobles traits dont tu peignis Burrhus.
Boileau, par ces vers, consolait son ami des critiques que sa tragédie d’Andromaque avait essuyées, et lui faisait voir qu’elles n’avaient servi qu’à lui donner plus de vigueur, et que ses envieux conspiraient à sa gloire, parce qu’un noble génie, « Plus on veut l’affaiblir, plus il croît et s’élance. » voir l’article

