Frimaire Il tirait son nom « du froid, tantôt sec, tantôt humide, qui se fait sentir de novembre en décembre». Le mois de ddécembre Ce mois est appelé de ce nom, parce qu’il était le dixième après celui de Mars, qui était le premier de l’année de Romulus. On avait donné au mois de juillet, appelé auparavant Sextilis, le nom de Jules César, et au mois d’août celui d’Auguste,l’empereur Commode voulut donner celui d’Amazone au mois de décembre, en l’honneur d’une dame romaine dont il était amoureux. Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain
Nous sommes aujourd’hui le Duodi 22 Frimaire de l’an CCXXX (230)
Nous célébrons la Bruyère
La plante pas l’écrivain …
DICTONS du jour :
À la Sainte-Luce,
Le jour croît d’un saut de puce
Décembre aux pieds blancs s’en vient ; An de neige est an de bien.
C’est sa fête Luce et Lucie
Vers 1350, selon le calendrier julien alors en vigueur, sa fête coïncidait avec le solstice d’hiver (21 décembre) et le moment où commencaient à rallonger les jours. En Scandinavie, où l’on apprécie plus qu’ailleurs l’allongement de la journée, ce phénomène astronomique joint à l’étymologie de Lucie (le nom vient du latin lux, lumière), est devenu de la sorte, à la fin du Moyen Âge, le prétexte à des réjouissances familiales. Aujourd’hui encore, à l’occasion de la sainte Lucie, les jeunes filles suédoises se parent en famille d’une couronne de bougies et de fleurs.
Embrassons aussi
Lucette – Edburge – Aurore – Roswinde – Urcisin
ETAT CIVIL
naissance de Sully – 13 décembre 1560 à Rosny-sur-Seine – 22 décembre 1641 à Villebon – Compagnon d’enfance d’Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service sans jamais renoncer à sa foi protestante. Il sert d’abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l’équilibre dès 1604…
naissance : Henri IV 13 décembre 1553 – 1610
naissance Heinrich Heine – 13 décembre 1797 à Dusseldorf (Allemagne) – 17 février 1856 à Paris (France) Heinrich Heine, immense écrivain allemand, s’installe à Paris dès la Révolution de 1830. Considéré comme le dernier des poètes romantiques, il participe à tous les débats poétiques et politiques de la capitale française avec George Sand, Gérard de Nerval, qui sera son traducteur, Alexandre Dumas, Théophile Gautier etc. Il se lie aussi d’amitié avec Karl Marx et se montre beaucoup plus lucide que ses amis français sur les menaces que font peser le nationalisme et l’absence de démocratie sur la culture et la société allemandes.
Naissance – Gustave Eiffel – 1832
Décès – Donatello – 1er janvier 1386 à Florence (Italie) – 13 décembre 1466 à Florence (Italie); Donatello est l’un des plus grands sculpteurs du Quattrocento. Artiste virtuose touche-à-tout soutenu par les Médicis, il s’associa à son élève Michelozzo et inspira Michel-Ange. En plus de sa maîtrise du bronze et de son approche très expressive de l’art sacré, Donatello fut le créateur d’une technique pour les bas-reliefs, le stiacciato. Partez sur les traces de ce Florentin…
PETITE HISTOIRE QUI FAIT LA GRANDE
13 décembre 1553 : naissance d’Henri IV
Cayet, sous-précepteur de Henri IV, rapporte « que Jeanne d’Albret voulant suivre son mari aux guerres de Picardie, le roi son père lui dit qu’il voulait que si elle devenait grosse, elle lui apportât sa grossesse en son ventre, pour enfanter en sa maison, et qu’il ferait nourrir lui-même l’enfant, fils ou fille ; que cette princesse se trouvant enceinte, et dans son neuvième mois, partit de Compiègne, traversa toute la France jusqu’aux Pyrénées, et arriva en quinze jours à Pau dans le Béarn.
« Elle était curieuse, ajoute l’historien, de voir le testament de son père ; il était dans une grosse boîte d’or, sur laquelle était aussi une chaîne d’or, qui eût pu faire autour du cou vingt-cinq ou trente tours ; elle la lui demanda : Elle sera tienne, lui dit le père, dès que tu m’auras montré l’enfant que tu portes ; et afin que tune me fasses pas une pleureuse ou un rechigné, je te promets le tout, pourvu qu’en enfantant, tu chantes une chanson béarnaise, et quand tu enfanteras, j’y veux être.
« Entre minuit et une heure, le 13 décembre 1553, les douleurs prirent à la princesse ; son père averti, descend ; l’entendant venir, elle chanta la chanson béarnaise qui commence par : Notre-Dame du bout du pont, aidez-moi en cette heure.
« Etant délivrée, son père lui mit la chaîne d’or au cou, et lui donna la boîte d’or où était son testament, lui disant : Voilà qui est à vous, ma fille ; mais ceci est à moi, prenant l’enfant dans sa grande robe, sans attendre qu’il fût bonnement accommodé, et l’emporta dans sa chambre.
« Le petit prince fut nourri et élevé de façon à être propre à la fatigue et au travail, ne mangeant souvent que du pain commun ; le bon roi son grand-père l’ordonnait ainsi, et ne voulait qu’il fut délicatement minardé, afin que de jeunesse il s’apprit à la nécessité. Souvent on l’a vu, à la mode du pays, parmi les autres enfants du château et village de Coarraze, pieds déchaux et tête nue, tant en hiver qu’en été. »
Quel fut ce prince ? Henri IV, « Qui fut de ses sujets le vainqueur et le père. » L’an 1560, à pareil jour qu’était né Henri IV, naquit Sully.

