Le fil des jours – 2 janvier 2022


Nous voilà en Nivôse : Il tirait son nom « de la neige qui blanchit la terre de décembre en janvier », selon fabre d’Eglantine.

Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain

Nous sommes aujourd’hui le Duodi 12 Nivôse de l’an CCXXX (230)
Nous célébrons l’Argile


DICTONS du jour :

Le temps du deux janvier présage celui de septembre.

Orage en janvier, l’hiver est avorté.

C’est sa fête Basile et Grégoire

Basile et Grégoire de Nazianze, Docteurs de l’Église, vécurent tous deux au IVe siècle. Le premier fut évêque de Césarée en Cappadoce, le second patriarche de Constantinople. Tous les deux défendirent l’unité de la chrétienté face à l’hérésie arienne que prônait l’empereur.

Embrassons aussi

Adalhard – Bladulphe – Séraphine – Mainchin

ETAT CIVIL

naissance

Décès

LA PETITE HISTOIRE QUI FAIT LA GRANDE

2 janvier 1812 – Une médaille en sucre pour Delessert

Le 2 janvier 1812, Napoléon Ier rend visite à Benjamin Delessert.

Dans sa fabrique de Passy, près de Paris, cet homme d’affaires de 39 ans, avisé mais aussi philanthrope, s’est lancé dans la production de sucre à partir de betteraves, sur la base d’un procédé révolutionnaire. Devant les ouvriers et son ministre de l’Intérieur Montalivet, l’empereur, séduit, épingle sur le champ sa propre croix de la Légion d’honneur sur la poitrine de l’entrepreneur ! Benjamin Delessert recevra plus tard le titre de baron d’Empire. C’est que son procédé a un intérêt stratégique.

L’empereur y voit la perspective de remplacer le sucre de canne, lequel n’arrive plus en France du fait de la guerre maritime avec les Anglais, de l’indépendance d’Haïti, principal producteur mondial, et du Blocus continental (interdiction de tout commerce avec les Anglais). Décidément avec les Anglais la guerre de cent ans n’en finit pas …

2 janvier 1942 : Jean Moulin est parachuté en France

Le 2 janvier 1942, Jean Moulin est parachuté en France pour organiser la résistance intérieure et la placer sous les ordres du général de Gaulle…

La Résistance a besoin d’un chef, et de Gaulle veut l’être

Jean Moulin sur l'esplanade du Peyrou, à Montpellier, en 1939Sous le choc de la défaite du printemps 1940, les débuts de la Résistance sont modestes. Des patriotes peu nombreux s’organisent en réseaux et mènent des actions clandestines. Cependant, leurs faibles moyens et leur manque de coordination limitent leur capacité d’action, même en « zone libre ».

Quand l’armée allemande attaque l’URSS en juin 1941, les communistes français rejoignent la lutte. Contrairement aux premiers résistants, ils choisissent de provoquer les forces d’occupation. Mais en visant la Wehrmacht par des attentats, ils provoquent des représailles de la part des Allemands qui exécutent des otages par centaines.

À Londres, de Gaulle désapprouve la stratégie des communistes et craint leur mainmise sur la Résistance. Il envoie  Jean Moulin en France.

Celui-ci était préfet de Chartres lors de l’invasion allemande. Dès la fin 1940, il était entré en contact avec des réseaux de résistance puis s’était rendu à Londres en novembre 1941 pour y rencontrer de Gaulle et obtenir de l’aide.

Jean Moulin entre en scène et fédère la Résistance

En janvier 1942, de retour en France, Jean Moulin œuvre à rassembler les différentes composantes de la Résistance en surmontant leurs divisions et leurs rivalités. Sous les pseudonymes de Max ou Rex, il arbitre leurs querelles et lève leurs soupçons envers de Gaulle et lui-même.  

Il parvient ainsi à créer à la mi-1943 le Conseil National de la Résistance (CNR). Mais Jean Moulin n’a pas le temps de savourer sa réussite. La Gestapo (police politique allemande) est informée de la tenue d’une réunion du Conseil, à Caluire, près de Lyon, en juin 1943. Elle y arrête presque tous les participants, dont Jean Moulin. Ce dernier est démasqué, interrogé et torturé. À bout de force, il est finalement envoyé à Berlin, où il ne parviendra jamais. Ses cendres présumées ont été transférées au Panthéon en 1964.

Un commentaire sur « Le fil des jours – 2 janvier 2022 »

  1. Un beau billet du jour.
    Merci pour tes bons vœux. A mon tour de te souhaiter le meilleur pour 2022 ainqi qu’à ceux qui te sont chers, avec plein de bonnes choses à vivre.
    Bisous Lilou

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