Mil et une la suite – sujet 92 – en huit


Miletune


Dans le cabinet d’un psychanalyste renommé que je ne nommerai pas souci de discrétion , un huit  insolent danse et trône fièrement sur le divan, défiant toute logique et exigeant que monsieur Freud vienne faire son office. Le thérapeute, visiblement contrarié, tente en vain de convaincre son patient de s’allonger. Celui-ci, depuis plus de huit heures, lui oppose une résistance déterminée. 

– Non je ne m’allongerai pas ! Nous n’en finirons jamais ! 

De guerre lasse le psy sort de ses gonds :  

– « Écoutez, mon cher huit, je comprends que vous cherchiez l’infini dans vos pensées, mais vraiment, le divan n’est pas extensible à l’infini lui-même ! » s’exclame-t-il, les mains agitées dans un geste d’impuissance. Vous allez griller les ressorts ! 

– Le patient Huit, un sourire malicieux aux lèvres, semble déterminé à le contredire : 

–  « Docteur, ne voyez-vous pas ? inutile de couper les cheveux en huit ! C’est la nature de l’infinité que je recherche. Même ce divan, dans son refus obstiné, tente de m’enseigner quelque chose sur les limites de la perception humaine ! » 

Entre infini et pragmatisme que choisiriez-vous ? Voilà un dialogue ! Improbable !  Entre humour et réflexion sur la nature de l’infini, Moi simple huit je défie les lois  de la gravité et de la psychanalyse.