Les plumes d’Emilie – 09/21 – Fièvre


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Kari kari

Ile de Pâques, lieu enchanteur et enchanté ; lorsque nous sommes arrivés, un parfum de vanille de fleur de tiaré nous avait envahis. C’était encore tôt, le matin le thermomètre n’avait pas encore pris toute son amplitude et une certaine fraîcheur due à la brise marine nous enveloppait. Nous avions trois jours pour parcourir cette île mythique. Dans la grande lande les Moais était dispersés ; certains à terre, d’autres les pieds dits enfoncés. D’autres encore étaient à l’état d’ébauches gravés dans la pierre, tandis que, sur les plateformes, les statues droites et paisibles veillaient sur l’île projetant leurs ombres sur la mer. A la nuit tombée, nous nous baladions dans les rues calmes et presque désertes. Il faut être touristes pour sortir à cette heure-là.

C’est alors que nos regards se portèrent sur l’affiche d’un spectacle que je qualifierais de folklorique s’il n’était pas tribal. Les Kari Kari une troupe de danseurs et musiciens polynésiens perpétuaient les valeurs ancestrales de Rapa Nui.  Samedi soir, nous étions devant la salle en nous éventant car le soir le vent tombe et la chaleur reprend ses droits. Mais la chaleur n’était pas que dans la rue ; sur la scène aussi, il régnait une passion indescriptible. Nous fûmes envoutés par ces jeunes femmes et hommes qui dansèrent sans jamais s’arrêter pour respirer. Ils enflammèrent la salle, personne n’osait tousser. Les parfums de fleurs et la sueur que dégageaient leurs corps nous plongèrent dans une sorte de délire jubilatoire de quoi avoir la fièvre.

D’ailleurs j’ai rapporté trois petites vidéos ;  attention mesdames ouvrez vos yeux.

11 commentaires sur « Les plumes d’Emilie – 09/21 – Fièvre »

  1. Eh bien ! J’en ai eu les yeux qui biglaient devant tant de beauté ! 😀
    Un beau texte qui donne des envies de voyage. Mais si loin, il m’étonnerait fort que mon mari soit d’accord ! 😀

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  2. Whouah !
    Je danserai bien. J’attends les orages prévus cet après-midi chez moi pour enflammer mon carrelage!

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    1. C’est surtout qu’ils dansent sans jamais s’arrêter la chaleur oui mais supportable avec l’océan… bises

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