La cour de récré – Enguerrand


Madame Jill appelle cette semaineEnguerrand. madame Jill si vous aves lu mes billets précédents vous comprendrez mon retard. Mais j’avais déjà fait mon texte et je ne resiste pas à venir à la cour de récré.

Le mariage d’Enguerrand

La Vielle Brunehaut intendante de la pension « Au bois joli »  rentre dans ses appartements ; Elle a loué à un jeune couple Enguerrand de la Roche et sa jeune épouse Artémise la suite royale. Curieuse comme la dernière des vieilles pies, elle passe dans le couloir et s’arrête pour écouter à la porte légèrement entrebâillée.

  • Oh mon Enguerrand, mais qu’est-ce ? Quelle belle paire !
  • Oh oui répondit le jeune marié avec un soupçon d’orgueil dans la voix. Ma chère Artémise : ce n’est pas la gnognotte, de la roupie de sansonnet mais vous les verrez mieux lorsque j’aurais ôté ma tunique et ma culotte !
  • Mais Enguerrand ceci n’est point trop fragile ? Il doit y avoir des soins délicats  
  • A vrai dire, répliqua celui-ci, vous n’imaginez pas la minutie que le nettoyage requiert. Chaque jour je les lave avec de l’essence purifiée et les caresses avec un mouchoir imbibé d’un peu d’huile de vaseline pour empêcher la rouille de s’y installer. Mais quand vous les aurez en main, vous pourrez vous assurer de leur résistance !
  • Je peux … ? Vous permettez, mon Enguerrand ? Effectivement même en tirant de toute mes forces, elles ne se déforment pas.
  • C’est parce qu’elles sont élastiques que cela s’allonge de bon gré et à volonté.
  • Mais où avez-vous trouvé un tel objet Enguerrand chéri ?
  • Elles me viennent de mon grand Oncle Timothé. Au début, elles étaient toutes roses et lisses. Maintenant elles sont un peu fanées, ce qui fait qu’elles tombent un peu. Mais c’est un article qui a de la valeur et des paires comme celles-ci, on n’en fait plus, le marchand a dû fermer boutique.
  • Et vous me les montrez comme cela sans précaution particulière ? 
  • Ma chère, elles font partie de la panoplie du jeune homme dandy !

C’est alors, que n’y tenant plus, la vieille Brunehaut pénétra dans la pièce en s’écriant « mes enfants un peu de ten… Stupéfaite elle contempla longuement l’objet en question, comprit sa méprise, et rouge honte s’évanouit ;

Ah les femmes, s’écria Enguerrand toujours aussi sensibles, se pâmer pour  une paire de bretelles.

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