Histoire banale
Rudy, homme marié père d’un fils d’une vingtaine d’année, est résolument infidèle. Bien entendu, c’est un capon, du genre flagorneur professionnel et sûr de lui. Il s’imagine tout dominer et particulièrement avec sa femme, Corinne, qu’il a épousé pour son argent et qui le supporte depuis près d’un quart de siècle. Rudy bien évidemment à des maitresses, particulièrement Annie, enceintede ses œuvres et à qui il raconte autant de fadaises qu’un curé peut bénir. La jeune femme est belle comme un cœur, elle a des yeux doux, un visage caprin frais comme une jeune raiponce. Comme on ne peut arrêter le temps, les vacances arrivent et Rudy a trouvé proche de son lieu de villégiature où il séjourne avec sa famille, un petit nid pour Annie. Tout est bien, il trouve avoir joué le coup super bien. Sauf qu’il a, dans ce genre de situation, un grain de sable. Il se présente sous la forme d’une fuite d’eau dans le nid douillet d’Annie et le coup de téléphone mais en rage Rudy qui ne sait comment gérer les emmerdes. Il va devoir encore raconter des âneries.
Habitué au bobard, il raconte à sa femme que son patron, a jeté une de ses copines, du genre pécore qui menace de faire scandale puisque elle est enceinte et que… patati patata… Peut-on l’accueillir ici pour quelques jours…
Corinne est bien dévouée. Elle accepte. Et voilà le trio femme, mari, maîtresse et le fils sous le même toit. Corinne se prend d’affection pour Annie qui a l’âge d’être sa fille. Est-elle dupe ?
Rudy bien entendu n’a aucune intention de s’occuper de cet enfant à venir ? Il sait très bien qu’il paiera une pension et l’exprime clairement à la pauvre jeune femme lors d’un après-midi piscine. Elle qui n’en croit pas ses oreilles. Elle est anesthésiée ; on lui aurait fait une piqûre de procaïne ou elle aurait fumé quelques opiacés que ce ne serait pas pire. Etait-elle si naïve ? Consolée par le fils de la maison, ils sont surpris par Rudy qui entre dans une colère noire et veut chasser les deux jeunes qu’il pense coupables d’adultère. Que vais-je dire à mon patron ?
C’est alors que Corinne intervient. Non elle n’est pas dupe. Impossible que son fils fricote avec Annie, il préfère les garçons. Rudy blêmit, le visage en papier crépon. Corinne, a fort bien compris toute l’histoire et là pour elle, c’est terminé. Assez des mensonges Le mot divorce est clairement énoncé ce qui signifie pour Rudy plus un sou. Le voilà bien marri le mari. Il essaie bien de dire qu’il a pincé son fils etc.
Finalement Rudy a dû partir et quitter ce confort volé. Quant à Annie, elle mit au monde une belle petite fille Océanne, dont Corinne prendra soin comme une mamie-marraine.
J’m’ai trompée de ligne (comme aurait dit Marguerite Duras selon Desproges)
J’ai mis mon e-mail au lieu de mon nom…
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Quelle imagination ! Mais dans la vraie vie, il y a aussi ce genre de lâche baratineur
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Superbe texte!
Bonne semaine
Bisous
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Ah les histoires de familles 😉
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