Le goût des autres – devoir 139 –


Chez Lakévio

Je n’ai pu participer la semaine dernière, partie dans des contrées grecques.

Que cette toile de Emile Friant vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Le colibri et le chapeau

J’arrive tout couvert de rosée. Je suis le petit colibri, vous savez celui qui vole toujours et ne se pose pratiquement jamais. J’ai oui dire par une amie qui butine pour fabriquer un miel doré que dans le salon de Madame, il y avait un nectar sublissime. Mais la déesse Flore que c’est vrai ! Et Madame me sourit ! Je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de fleurs mais j’avoue que les pivoines embaument et m’attirent comme un aimant. Si la saveur est égale au parfum, je vais être le roi du chapeau. Mais je rêve, des fleurs de pommiers, mes préférées. Regardez comme le rose délicat qui borde les pétales est accueillant. Madame a eu aussi le bon goût de mettre un ruban rouge ; rouge comme le feu, comme le sang, comme le rubis ! Je virevolte au milieu de ce bouquet ! Je me régale, je me délecte, je meurs de bonheur !

Mais soudain, quoi, un cataclysme, un tsunami ! madame ? madame votre chapeau est trop beau, ne l’enlevez pas !Ne le déchirez pas avec vos deux mains  blanches !

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