Pendant des siècles les artistes ont cherché à restituer la nature, comme Arcimboldo qui l’a détournée, recomposée,
jusqu’à ce que le XXe siècle déconstruise tout. Mais le réalisme a résisté et les peintres ont même inventé l‘hyperréalisme. C’était sans compter sur l’invention de l’intelligence artificielle qui vient tout bousculer et troubler notre jugement. A vous de prouver que les artistes n’ont pas eu besoin de l’I.A. pour recréer le réel, le thème est donc : Plus vrai que nature
Rappel : pas plus de deux œuvres par article et si possible même peintre.
publier le samedi 9 h c’est plus facile pour mettre vos liens.
Jan Van EYCK
Van Eyck a réussi à capturer l’invisible (l’air, l’atmosphère, la lumière) en étant d’une précision maniaque sur le visible.
Van Eyck a perfectionné la peinture à l’huile. Cela lui a permis de superposer des couches de peinture très fines et transparentes. Une profondeur de couleur et une gestion de la lumière inédites. Regardez le lustre en cuivre ou le velours de la robe : la lumière semble réellement « glisser » sur les surfaces.
Le miroir : Le premier « zoom » de l’histoire C’est l’élément le plus vertigineux du tableau. Dans le miroir convexe au fond de la pièce :Autour du miroir, il y a 10 médaillons illustrant la Passion du Christ, chacun mesurant à peine 1,5 cm, mais peints avec une précision microscopique.
On voit deux autres personnages qui entrent dans la pièce (dont le peintre lui-même). Le petit chien : On peut presque compter chaque poil de sa fourrure. Il symbolise la fidélité. Les oranges : Posées sur le rebord de la fenêtre, leur peau granuleuse est parfaitement rendue. À l’époque, c’était un signe de richesse extrême.
Les sabots : Le bois sale et usé contraste avec le luxe du tapis.

Chez les aminautes

Coucou ma Lilou. Cette œuvre est splendide. Merci pour cet choix et pour ton ressenti. Bises et bon samedi. Zaza
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Une très belle d’un certain passé, merci, jill
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ce tableau m’a toujours subjugué par ses précisions…un instantané !!!
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