La Pianiste

Mais que diable a vu soudain cette femme issue de l’imagination d’Aldo Balding ?
Ce peintre dont je vous ai déjà proposé quelques toiles a un faible pour les gens, les femmes, les hommes, leurs intérêts les uns pour les autres.
Mais là, qu’a donc attiré l’attention de cette femme ?
Vous aurez une idée d’ici lundi j’en suis sûr.
C’était enfin le grand jour ! Celui du concours, celui qu’elle attendait depuis tant d’années de travail et de sacrifice. Ce concerto de Brahms la subjuguait. Et pendant cette longue introduction, elle pense qu’elle a cette chance inouïe de jouer devant que dis-je devant, avec Carlos le grand chef en vogue du moment et dont elle est éperdument amoureuse. Elle a choisi avec soin le maquillage qui mettrait en valeur son visage ovale, ses cheveux auburn et assorti à son teint légèrement hâlé.
Quant aux lunettes ; elle voudrait bien s’en passer mais elle a fait contre mauvaise fortune bon cœur et choisi ces montures légèrement arrondies et qui font briller ses yeux.
Carlos joue de la baguette, les violons scient leur boites et Iris se prépare, Iris ne tremble plus, le menton droit, elle passe ses mains machinalement sur la soie rouge carmin qui recouvre ses cuisses pour préparer ses mains, son esprit qui envisage sa musique ; c’est un petit rite que lui a conseillé un naturopathe.
Iris lève la tête, plante son regard dans celui de Carlos qui lui adresse un signe discret, encourageant en retour et pose énergiquement ses doigts sur les touches. Dès la première note elle sait qu’elle a gagné.
L’anonyme c’est Yvanne !
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alors Yvanne il est possible que nous nous connaissions déjà ?
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Il est bien ce Guillaume ! Pas sûr que d’autres auraient réagi comme lui.
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Coucou Lilou, oui, elle a pris la bonne décision !
Le destin envoie aussi de beaux cadeaux.
Bisous du soir.
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La surprise !
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