decadi 30 Nivôse An CCXXXII (an 222)
C’est sa fête : Marius
Persan en pèlerinage à Rome avec son épouse, Sainte Marthe, le saint du jour fut arrêté et martyrisé sur ordre de l’empereur Claude le Gothique (270).
Embrassons
Antoinette – Bassien – Laumer – Abaque (pour les matheux)
Dictons du jour
Janvier le frileux, février le grésilleux.
Histoire
19 janvier 639 : Mort de Dagobert Ier
Le roi Dagobert Ier, lointain descendant de Clovis, meurt à 36 ans, le 19 janvier 639, à Braine, en Picardie. Il est le premier roi à être inhumé dans l’abbaye de Saint-Denis, qu’il a richement dotée. Sitôt après sa mort, Pépin de Landen et Arnould, influents conseillers du roi, quittent Paris pour Metz, capitale de l’Austrasie, l’un des royaumes francs qu’a réunis Dagobert sous son sceptre. À la tête de l’Austrasie, le défunt roi a placé son fils Sigebert III comme roi. Il n’a que 10 ans et les deux compères profitent de sa jeunesse pour gouverner à sa place. Pépin, ancêtre des Pippinides et de Charlemagne, exerce la fonction officielle de « maire du palais » (ou majordome) et la transmet à son fils Grimoald (ou Grimaud). Clovis II, autre fils de Dagobert, est reconnu quant à lui roi de Neustrie et de Bourgogne. Le Regnum Francorum mérovingien est à nouveau divisé et, plus gravement, ses souverains perdent le pouvoir effectif au profit de leur maire du palais. Cela leur vaudra la réputation de « rois fainéants ». Notons que seul celui de Neustrie conservera le titre de « roi des Francs », avec Soissons ou Paris pour capitale. Dagobert Ier est le plus brillant des rois mérovingiens, successeurs de Clovis à la tête du Regnum francorum (le Royaume des Francs)… Voir : Le dernier des grands Mérovingiens
19 janvier 1903 : Naissance de l’Académie Goncourt
Le 19 janvier 1903, un décret du président du Conseil Émile Combes officialise l’Académie Goncourt, en application du testament d’Edmond de Goncourt (1822-1896). Cette assemblée est composée de dix hommes de lettres recevant une pension annuelle de 6 000 francs leur garantissant de vivre de leur plume « sans être forcés de perdre leur temps et leur talent dans le travail d’un ministère ou dans les œuvres basses du journalisme ».
L’Académie a vocation de promouvoir de jeunes talents littéraires en remettant chaque automne un prix à un auteur d’avenir. Son choix se fait depuis 1914 à l’issue d’un déjeuner des académiciens dans le restaurant Drouant, rue Gaillon (Paris). À la différence de sa rivale du quai de Conti (l’Académie française), elle ne craint pas d’étaler les conflits de personnes ni d’être suspectée de compromissions commerciales avec les grands éditeurs. Ses choix n’en sont pas moins heureux. C’est par le Prix Goncourt que Proust et Malraux ont été révélés au grand public.
19 janvier 1919 : Jules Védrines se pose sur le toit des Galeries Lafayette
Ce jour-là, un dimanche, les Parisiens entendent le vrombissement d’un moteur : on tourne la tête à droite, à gauche ; en fait c’est vers le ciel qu’il fallait regarder. Un avion survole la capitale, il se dirige vers les Galeries Lafayette, et soudain, grâce à une habile manœuvre, il se pose sur le toit du grand magasin. C’est une terrasse qui ne mesure pas plus de 28 mètres sur 12.

Naissances
François II, fils aîné du roi Henri II et de Catherine de Médicis, succède à son père le 10 juillet 1559. Il n’a que 15 ans. C’est un garçon chétif marié quelques mois plus tôt à la reine d’Écosse Marie Stuart, du même âge que lui. L’oncle de la reine n’est autre que François II de Guise. Celui-ci, farouche catholique, assoie son pouvoir à la Cour.
Cela n’a pas l’heur de plaire à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), et à son frère Louis 1er de Condé, princes du sang tenus à l’écart du fait de leur appartenance à la religion calviniste. Ils organisent la conjuration d’Amboise en vue de soustraire le roi à l’influence des Guise. C’est un échec sanglant et un avant-goût des guerres de religion – Désireuse d’apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie le 20 mai 1560 la charge de chancelier de France au sage Michel de l’Hospital. Par l’édit de Romorantin, il évite que l’Inquisition (tribunal ecclésiastique) ne soit introduite en France en vue de poursuivre les supposés hérétiques. Il obtient aussi que quelques droits soient accordés aux protestants, dont la liberté de conscience mais pas la liberté de culte ! Il réunit en décembre les états généraux à Orléans pour tenter de calmer le jeu. Au même moment meurt le malheureux François II après une douloureuse maladie. Il n’aura régné que 17 mois !
Décès
Françoise Giroud
21 septembre 1916 à Genève (Suisse) – 19 janvier 2003 à Paris

La très parisienne Françoise Giroud est née en Suisse de réfugiés politiques turcs dénommés Gourdji. Journaliste de talent, elle fonda L’Express avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et devint secrétaire d’État à la Condition féminine puis à la Culture sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Dans Le Monde (11 mars 1983), elle déclarait, non sans intention provocatrice : « La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente »…
Pierre Joseph Proudhon
15 janvier 1809 à Besançon – 19 janvier 1865 à Passy

A demain
Le dicton est juste, janvier est froid cette année.
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