
L’affaire de Joseph de Stoke
Cela faisait bien longtemps que je n’étais plus revenue au château ; exactement quinze ans jour pour jour. Depuis que…
Joseph m’avait invitée au château de Stokesay la demeure familiale du comte Denis de la Roche de Stoke. Je pensais sérieusement que cette fois, il allait faire sa demande. Le buffet était bien garni et derrière les tentures, les domestiques s’affairaient pour que la réception soit parfaite. Joseph le fils un peu prodigue méritait bien toute cette attention ; il allait reprendre l’usine. Un truc clé en main florissant : une fabrique de tire-bouchons. Cependant dans l’atmosphère solennelle du château, une tension oppressante pesait lourdement, comme si l’air lui-même retenait son souffle. Les festivités cédèrent peu à peu la place à un silence sinistre, rompu seulement par le murmure étouffé des chuchotements inquiets après que des cris ont résonné dans un coin obscur derrière un rideau opaque fatigué. La salle principale, il y une heure à peine animée de rires et de musique, était maintenant muette.
La petite Amélie entra en hurlant. Le corps de Joseph gisait contre le mur. Mais comment Amélie était-elle déjà informée. Oui bien sûr elle fricotait avec le fils de la maison – elle la petite aide cuisinière remarquée par l’héritier des tire bouchons ! Les portes du château se refermèrent le temps de l’enquête.
Nous voilà dans un huis clos à la Agatha Christie se dit l’inspecteur Canard ! je vais résoudre cette histoire en deux coups de cuillères à pot. D’abord comment il est mort ? Ah deux coups de couteau à viande. Donc accès à la cuisine et puis…
Après bien des interrogatoires menés tambour battant aucune vérité se faisait jour c’est comme ci le sable glissait entre les doigts de Canard. Pendant des semaines, l’enquête avait continué, chaque nouvel indice soulevant de nouvelles questions sans réponse.
Les souvenirs de la fête fondaient dans l’oubli ; un meurtre non résolu ! Aujourd’hui je revins sur les lieux du crime. Pourquoi ? Joseph était mon mec à moi et nul n’avait le droit de me le prendre. Cette Amélie de malheur lui avait mis le grappin dessus et je n’ai pu le supporter.
Dans cette salle où plus personne n’a mis un pied depuis le crime, je regarde autour de moi. La poussière a envahi la cheminée et les bibelots, quelques débris jonchent encore le sol. Le monde de la Belle au bois dormant en quelque sorte. Finalement, je n’ai pas été perdante, pas mariée au patron mais patronne. L’usine de tire bouchons m’est revenue. Allez savoir pourquoi ? Champagne !
Mais oui, au fait, qui es-tu pour être l’héritière d’un type dont tu n’as pas épousé le fils ?
As tu tué la future belle-mère et mis le grappin sur l’ex-futur-beau-père ?
Sympa ce petit polar, merci.
J’aimeJ’aime
Je viens de saisir la cellule cold case !
Tu aurais mieux fait de ne pas réveiller cette histoire sur l’Internet. C’est maintenant que tes ennuis vont commencer!
😉
J’aimeAimé par 1 personne
Une question indiscrète que je vais te poser : Qui es tu pour ce Joseph pour avoir hérité de ses biens, puisque d’aprés ce que j’ai compris, tu attendais sa déclaration ? Sa perceptrice, peut être ?
J’aimeJ’aime
l’affaire reste secrète mais je me suis mise en ménage avec le père !
J’aimeJ’aime
c’est donc vrai qu’on revient toujours sur les lieux du crime 🙂
le crime parfait, ça devient de plus en plus rare, à l’heure des tests ADN et toute cette technologie perfectionnée…
J’aimeJ’aime
Elle s’en tire bien. J’a pris plaisir à te lire.
J’aimeJ’aime
merci !
J’aimeJ’aime