samedi 30 mars
jour du couvoir et des troubles bipolaires
C’est sa fête : Amédée
Amédée était le fils du bienheureux Amédée de Clermont. Il naquit en 1110 à Chatte (Dauphiné) et fut éduqué par les bénédictins de Bonnevaux et de Cluny. Il séjourna à la cour de Franconie avant d’entrer dans l’ordre bénédictin où il adopta la réforme cistercienne sous la férule de Saint Bernard à Clairvaux. Il fut élu abbé de Hautecombe puis nommé évêque de Lausanne (1145), avant d’être distingué par l’empereur Frédéric Ier (Barberousse)qui l’appela à la Diète d’Empire. Contemporain du comte Amédée III de Savoie, il avait été nommé tuteur du prince héritier Humbert. Il mourut en 1159.
Embrassons aussi si nous en connaissons
Marmertin – Quirin – Sophrone – Osburg
dicton du jour
Souvent, la Saint-Amédée, est de mars la plus belle journée.
Histoire
30 mars 991 : Hugues Capet neutralise Charles de Lorraine
Le 30 mars 991, Charles de Lorraine, oncle du dernier roi carolingien, est enfermé à Orléans avec sa famille par Hugues Capet, fraîchement élu sur le trône de Francie occidentale. Ayant neutralisé son principal rival, le roi peut asseoir son pouvoir. Sa dynastie perdurera pendant un millénaire.
30 mars 1856 : Traité de Paris, fin de la guerre de Crimée
Le 30 mars 1856, le traité de Paris met un terme à la guerre de Crimée en consacrant la défaite de la Russie face à l’Angleterre et la France. Pour l’empereur Napoléon III, neveu de l’inexpiable ennemi des Anglais, cette guerre, bien que mal engagée et mal gagnée, s’avère un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier). Le bonheur de l’empereur est à son comble avec la naissance de son fils Eugène Louis Napoléon pendant le congrès !… Le jeune tsar Alexandre II découvre quant à lui dans l’humiliation de la défaite la nécessité de moderniser son pays.
30 mars 1900 : Découverte de la civilisation minoenne en Crète
Le 30 mars 1900, Sir Arthur John Evans découvre une grande quantité de tablettes en argile sur le site de Cnossos, au coeur de la Crète, une île de Méditerranée orientale un peu moins étendue que la Corse. Ces tablettes viennent de la civilisation minoenne qui se développa sur l’île jusqu’aux environs de 1200 avant JC. Cette civilisation tire son nom de Minos, roi mythologique de la Crète associé à la légende du Minotaure, qui serait devenu après sa mort juge aux Enfers. Les Minoens utilisent deux écritures encore mystérieuses : Linéaire A et Linéaire B.
Naissance
Francisco de Goya
30 mars 1746 à Fuendetodos (Espagne) – 16 avril 1828 à Bordeaux

Francisco de Goya y Lucientes est sans doute le plus grand peintre de sa génération. D’une remarquable longévité artistique (plus de 60 ans), il débute comme peintre de l’aristocratie heureuse du XVIIIe siècle. Ses premières œuvres se rapportent à des sujets légers de la société espagnole. Elles rappellent la peinture gracieuse de Fragonard, son contemporain…
Paul Verlaine
30 mars 1844 à Metz – 8 janvier 1896 à Paris -Précurseur du symbolisme, le poète Paul Verlaine a inventé au fond de sa déchéance les quatrains les plus musicaux de notre langue. Avec Rimbaud, compagnon de misère, il représente une figure caractéristique de son époque, le poète maudit.
«De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose…»
Vincent Van Gogh
30 mars 1853 à Groot Zundert (Hollande) – 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise Aujourd’hui mondialement connu, Vincent Van Gogh (1853-1890) reste dans l’Histoire de l’Art l’exemple même du «peintre maudit», voué en son temps au malheur, à l’indifférence et à la solitude. Fils de pasteur hollandais, il se lance dans une carrière tardive de peintre. En 1886, fragile de santé physique et mentale, épuisé par les problèmes d’argent, il rejoint à Paris son frère Théo, marchand d’art, puis part pour Arles, attiré par la lumière du Sud. Il crée sans répit des toiles où il donne libre cours aux couleurs qui semblent exploser pour mieux remplir l’espace…
Décès
Sébastien Vauban
1er mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets (Bourgogne, France) – 30 mars 1707 à Paris – Soldat courageux, ingénieur hors pair, visionnaire hardi, fidèle serviteur du roi Louis XIV : Vauban fut tout cela…
Léon Blum
9 avril 1872 à Paris – 30 mars 1950 à Jouy-en-Josas

Léon Blum, issu d’une riche famille israélite, entre à l’École normale supérieure mais choisit ensuite de s’orienter vers le droit. Il participe aux côtés de Jean Jaurès à la fondation de L’Humanité. Il fait scandale aussi avec un livre, Du mariage (1907), dans lequel il prône pour les femmes comme pour les hommes l’expérimentation sexuelle avant le mariage. Brillant intellectuel, élu député de la Seine en 1919, Léon Blum prend la tête du parti socialiste (SFIO) après le congrès de Tours (1920). En 1936, il amène le Front populaire à la victoire aux élections législatives et devient président du Conseil. Il est contraint à la démission le 21 juin 1937.
Le 10 juillet 1940, il se range parmi les 80 députés qui refusent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il est interné par le régime de Vichy, jugé à Riom pour sa supposée responsabilité dans la défaite de 1940 et livré aux Allemands. À la Libération, il dirige brièvement le gouvernement, pendant un mois, avant l’entrée en fonctions du président Vincent Auriol…

A demain
