vendredi 5 avril
C’est sa fête : Irène
Irène, d’un mot grec qui signifie paix, est arrêtée avec ses sœurs à Salonique par le gouverneur romain, en 305, sous le règne de Dioclétien. Comme les jeunes filles refusent d’apostasier (c’est à dire de « renoncer à leur religion »), elles sont brûlées vives.
Embrassons aussi si nous en connaissons
Géraud – Julienne – Pherbutha – Catalina
Dictons du jour
À la Sainte-Irène s’il fait beau, il y aura moins de vin que d’eau.
Histoire
5 avril 1722 : Découverte de l’île de Pâques
Le 5 avril 1722, l’explorateur hollandais Jacob Roggeveen aborde une île isolée en plein Pacifique. Comme c’est le jour de Pâques, il la baptise île de Pâques (ses habitants l’appellent quant à eux Rapa Nui). Les nouveaux-venus ne tardent pas à découvrir d’extraordinaires statues qui vont faire la célébrité de l’île : les moai. Certains scientifiques comme Jared Diamond y voient la malédiction qui a causé la ruine des premiers habitants…
5 avril 1794 : Danton et Desmoulins guillotinés
Le 17 Germinal An II (5 avril 1794), Danton et Camille Desmoulins sont guillotinés avec quelques autres partisans. Robespierre reste pour quelques mois seul maître à Paris. Il se laisse aller à des excès de pouvoir. La Grande Terreur se profile.
Naissances
Jules Ferry
5 avril 1832 à Saint-Dié – 17 mars 1893 à Paris

Jules Ferry, issu d’une riche famille vosgienne, républicaine et laïque, suit une carrière d’avocat avant de s’engager dans le journalisme puis dans la politique sous les débuts de la IIIe République. Athée, franc-maçon et fervent républicain, il est d’abord connu pour son action comme ministre de l’Instruction publique dans les années 1879-1882…
Décès
François Fabre d’Églantine
28 décembre 1755 à Limoux – 5 avril 1794 à Paris – Le calendrier révolutionnaire et ses mots aux sonorités musicales sont l’oeuvre du poète François Fabre d’Églantine.
Né à Limoux, dans les Corbières, le 28 août 1755, et baptisé sous le nom de François Fabre, il ajoute «d’Églantine» à son nom en souvenir d’une églantine d’argent qu’il aurait remportée dans sa jeunesse à l’occasion d’un concours de poésie organisé par l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
Joli garçon mais paresseux, instable et vaniteux, il acquiert un petit succès avec l’immortel «tube» : «Il pleut, il pleut, bergère…».
Sous la Révolution, il se lie avec Danton et Marat. Par ses écrits incendiaires, il porte une responsabilité dans le déclenchement des massacres des 2 et 3 septembre 1792.
Député à la Convention, il assure le secrétariat de Danton au ministère de la Justice. Participant à l’entreprise de déchristianisation, c’est dans ce cadre qu’il compose le calendrier des Français.
D’une vénalité extrême, il ne tarde pas à être attaqué par Robespierre qui va se servir de lui pour faire tomber Danton. Il est guillotiné avec celui-ci et Camille Desmoulins le 5 avril 1794.

A demain

Ci-dessous un poème écrit en 2008 pour l’églantine, la fleur de la poésie et le poète Fabre d’Eglantine
Eglantine mutine
Avec grâce s’obstine.
La fleur de la poésie
Escalade avec frénésie
Les pierres du vieux mur
Afin d’atteindre l’azur.
Rose Rouge elle a été
Avant de se transformer.
Elle a mis cet habit blanc
aux fines rayures de sang
Pour Fabre d’Eglantine
Mort à la guillotine.
Avant l’instant suprême
Il pensait à son poème.
Quelques larmes il a versé
De n’avoir pu l’achever
En fredonnant une chanson
La bergère et ses moutons.
Bisous
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