2026 est l’année internationale du pastoralisme et des pâturages, mais elle célèbre aussi les agricultrices. En cette période où le monde agricole est secoué en France par la maladie de la Dermatose nodulaire et des mesures qui obligent les éleveurs à abattre leurs troupeaux, il m’a semblé que nous pourrions célébrer les gardiens et gardiennes de bétail à travers les âges. Je vous propose donc :
bergers et bergères à travers le monde – et/ou le travail des femmes aux champs
Rappel : pas plus de deux œuvres par article et si possible même peintre.
publier le samedi 9 h c’est plus facile pour mettre vos liens.
Berthe Morisot
En 1890 et 1891, Berthe Morisot passe l’été à Mézy, une commune des Yvelines située à une quarantaine de kilomètres de Paris. Parmi les petites camarades qu’y rencontre Julie, l’une d’entre elles, Gabrielle Dufour, pose occasionnellement pour sa mère. En 1891, elle est notamment le modèle pour cette Bergère couchée. Vêtue d’une jupe lilas, d’un chemisier blanc et d’un fichu rouge orangé, la fillette est allongée dans l’herbe à l’ombre d’un poirier, avec sa chèvre Colette. Le tracé délicat de sa silhouette témoigne de l’intérêt renouvelé de Berthe Morisot pour le dessin, une préoccupation qu’elle partage avec un autre peintre de figures, son ami Pierre Auguste Renoir. Des trois versions connues de la Bergère couchée, celle du musée Marmottan Monet est la seule à figurer, en 1892 chez Boussod et Valadon, dans l’unique exposition personnelle qui ait été consacrée à Berthe Morisot de son vivant.

Chez les aminautes
