Défi du 20 – Si j’étais… Une femme préhistorique


je reviens dans ce club pas fermé du défi du 20 …J’ai été inspirée pas une image que j’ai publiée sur un autre défi que je dirige ICI

et d’ailleurs vous pouvez aussi venir…

Donc comme j’ai travaillé il y a quelques semaines sur la femme préhistorique cela m’a donné des idées.

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Si j’étais une femme préhistorique,
on dirait sans doute que je reste près du feu.

C’est vrai.
Le feu chauffe, éclaire, rassemble.
C’est un endroit stratégique.

Pendant que certains partent raconter leur courage au-delà des collines,
moi j’apprends à connaître la terre.
Je sais laquelle se fissure, laquelle résiste.
Je sais combien de temps laisser sécher une jarre pour qu’elle survive à l’hiver.

Si j’étais une femme préhistorique,
je ne brandirais peut-être pas une lance.
Mais je saurais combien de graines garder pour la saison froide.
Je reconnaîtrais les plantes qui soignent et celles qu’il vaut mieux éviter.

On me verrait assise, concentrée.
On penserait peut-être que je fais quelque chose de simple.

C’est souvent ce que l’on pense des choses essentielles.

Si j’étais une femme préhistorique,
je n’aurais pas besoin de graver mon nom sur la pierre.
Chaque pot rempli, chaque hiver traversé,
serait une signature discrète.

Et peut-être qu’un jour,
quelqu’un comprendrait que survivre
demande autant d’intelligence
que de bravoure.

6 commentaires sur « Défi du 20 – Si j’étais… Une femme préhistorique »

  1. Ma chère Lilou

    Je voulais te dire à quel point ton texte me touche.
    Tu as cette façon unique de transformer une silhouette du passé en une figure de force et de sagesse.
    J’aime la manière dont tu réhabilites cette ‘intelligence de la survie’ qui est, comme tu le dis si bien, l’essence même de la vie.
    On sent, à travers tes mots, toute la connaissance que tu as accumulée sur le sujet (ta conférence devait être passionnante !).
    Tu nous rappelles avec beaucoup de finesse que cette femme n’était pas un ‘objet’ ou une ombre près du feu mais la gardienne d’un savoir vital et d’une liberté que nous avons peut-être perdue en route.
    C’est une signature discrète mais tellement puissante.

    Je suis de tout cœur avec toi et avec ta plume. Merci de nous faire réfléchir ainsi sur nos racines et sur l’essentiel.
    Bien amicalement, Marie Sylvie

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  2. Oui Patricia un très beau texte qui va à l’essentiel.Des valeurs que nous aurions besoin de réapprendre. Je me souviens d’avoir lu les livres de Jean Auel, « les enfants de la terre » certes très romancés mais j’en avais gardé le souvenir de personnes plus humaines, plus libres. Le temps de la femme-objet est venu bien plus tard. Merci pour ta participation et bon week-end un peu mions pluviaux que chez moi😘😘

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