Chronique d’un dimanche de « génie »
Une petite tranche de vie rocambolesque où la poésie du XVIIIe siècle se cogne joyeusement au monde moderne.
Tout commença par un marivaudage numérique sur une application de rencontre. J’essayais de séduire une certaine « Éléonore » avec l’esprit d’un courtisan, mais mon téléphone, d’un âge canonique, décida de rendre l’âme au moment crucial.
Face à l’écran noir, j’ai tenté un bidouillage de l’extrême : un trombone, un peu de gomme à mâcher et une prière. Mauvaise idée. Non seulement le téléphone n’a pas redémarré, mais il a commencé à fumer en émettant un petit sifflement sarcastique. Apparemment, la technologie n’est pas mon apanage.
J’ai donc dû me résoudre à utiliser l’ordinateur de mon grand-père, un véritable héritage de l’époque de la guerre froide, pour lui envoyer un message d’excuse. En attendant que la page se charge (à la vitesse d’un escargot asthmatique), j’ai observé le paysage par la fenêtre : un voisin tentait de garer sa caravane dans un espace plus petit qu’une boîte à chaussures. Spectacle fascinant.
Soudain, un personnage haut en couleur a surgi dans ma chambre : mon petit frère, déguisé en Yoda pour une raison qui m’échappe encore. D’un air solennel, il me lâcha ce vieil adage totalement déplacé :
« À l’œuvre, on connaît l’artisan, mais au court-circuit, on reconnaît le crétin. »
Puis, redevenant sage le temps d’une seconde, il me tendit son propre smartphone dernier cri. Résultat : j’ai pu conclure mon rendez-vous, mais Éléonore pense maintenant que je parle couramment le langage « Wesh » à cause de l’auto correcteur de mon frère.
La technologie, c’est vraiment un naufrage, peu importe l’époque.

Ah ! la technologie nous joue des tours parfois, et, les correcteurs n’en parlons pas 😉. Bravo pour ce texte original, j’aime beaucoup.
J’aimeJ’aime
J’adore ! Bravo pour ton texte très original !
J’aimeJ’aime
Alors non, la technologie n’est pas un naufrage puisque le problème vient de l’utilisateur qui veut en bénéficier sans vouloir faire l’effort d’apprendre à s’en servir, de cette technologie ! Un peu comme une personne qui ne sait pas conduire et qui se lance sur l’autoroute… Et de même, les supports évoluent en fonction des nouvelles technologies qui apparaissent et donc on doit changer d’équipements régulièrement pour rester au contact ! La personne qui est dans le déni de cette réalité l’apprendra à ses dépends. Donc tant pis pour elle 😉
Ceci dit j’ai bien apprécié ton texte, tu as su te jouer des mots difficiles, bravo !
J’aimeJ’aime
Bravo pour ton texte
Oui la technologie, c’est vraiment un naufrage !
Bises et bon samedi Lilou
J’aimeJ’aime
Mon commentaire semble avoir disparu 🤔
J’aimeJ’aime
Tout un art de se servir correctement d’un smartphone, dommage pour la poésie du marivaudage.
Bonne soirée
bises
J’aimeJ’aime
Bravo chère Lilou pour ce choc des cultures !
Faire se rencontrer le marivaudage du XVIlle et le langage « Wesh » de l’autocorrecteur, il fallait oser.
Ton texte est d’une grande fluidité et prouve qu’effectivement la technologie est un naufrage universel.
Une participation pleine d’esprit et de modernité !
Bien amicalement, Marie Sylvie
J’aimeJ’aime
Coucou Lilou
Merci d’avoir joué aux Plumes
Hi hi, bien trouvé ! Une histoire plutôt farfelue sur le fond mais rigolote à souhait 😆
Un vieil adage me vient à l’esprit : le mauvais ouvrier a toujours le mauvais outil !
Bonne fin de semaine
Gros bisous
J’aimeJ’aime
C’est vrai qu’il faut vivre avec son temps question progrès mais parfois les temps anciens me font rêver à la simplicité !!
Je t’embrasse ma Lilou
J’aimeJ’aime
Oups, Lilou…. 😉
J’aimeJ’aime
Bonjour Soène, sourire, eh oui à notre époque il faut être côté progrès, sinon….. belle journée, amitiés, bises jill ( Publié aussi sur mon blog )
J’aimeJ’aime