Week-end en tableau – 1 – pique-niquer à l’ombre


Fernando Botero

Alors oui je sais nous sommes loin des Impressionnistes qui ont tant peint les pique niques. Mais pour le fun et la rigolade je vous propose cette toile. Juste parce qu’elle est décalée, colorée et pleine d’humour. Je ne suis pas fan ce ce genre de peinture mais elle existe et on ne peut pas faire qu’elle ne soit pas et elle mérite un certain détour. Aucun préjugé sur les talents des peintres. Alors Certes ce n’est pas Berthe Morisot Manet ou même Picasso qui a peint quelques pique -nique mais j’ai eu envie de le présenter. Un peu de facétie dans un monde bien difficile !

Un mot sur Botéro : Le « Boterismo »

La caractéristique immédiate du tableau réside dans la dilatation des formes. Fidèle à son obsession pour le volume, Botero ne cherche pas à peindre des personnes « grosses » au sens littéral, mais utilise la rondeur et l’exagération des proportions pour saturer l’espace de la toile, donner une présence physique monumentale à ses personnages et exprimer une forme de sensualité.

La composition met en scène un couple installé sur une couverture bleue en pleine nature :

  • La femme au premier plan, vêtue d’une robe rouge éclatante, est saisie dans un geste audacieux et direct : elle boit goulûment à la bouteille, la tête renversée en arrière. C’est une attitude qui rompt délibérément avec les poses délicates ou passives des femmes traditionnellement représentées dans l’histoire de l’art lors des déjeuners sur l’herbe.
  • L’homme en arrière-plan, coiffé d’un chapeau noir et accoudé sur le flanc, adopte une pose plus pensive, presque mélancolique ou perplexe. Le contraste entre son attitude songeuse et la vivacité de sa compagne apporte une touche d’humour feutré à la scène.
  • La nature morte au premier plan (le panier en osier avec les fruits et une autre bouteille) ancre l’œuvre dans la tradition classique du pique-nique, mais revisitée à la sauce botérienne.

3. Le traitement de l’environnement

Le paysage à l’arrière-plan (les arbres alignés et les collines) est traité de manière très simplifiée, presque naïve ou primitive. Les arbres reprennent des formes tout aussi denses et géométriques que les personnages, créant une harmonie globale où tout est affaire de volume et de courbes.

C’est une œuvre qui démontre parfaitement comment Botero parvient à transformer un moment banal du quotidien en une scène théâtrale, monumentale et pleine de tendresse humaine.

Amande douce en pause
Covix  Thomas Cole
Fardoise James Mackeown
François
Golondrina63
Jazzy.James Tissot
Josy James Tissot
KImcat Glace à la fraise
Pulsatilla Harold Williamson
Marie des vignes
Martine tortue Thomas Cole
Mireille James Tissot
Miss Yves ‘Elisheva Engel
Monica Breitz Paul Cézanne 
Zaza Georges Seurat

2 commentaires sur « Week-end en tableau – 1 – pique-niquer à l’ombre »

  1. aimer ce n’est pas le mot mais j’apprécie les peintres sans jugement.. et Botéro a un intérêt certain

    ce pique nique est plus en rapport avec notre époque que les remarquables élégants déjeuners sur l’herbe classique.

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