
Auteur : Lilousoleil
La photo du mois – juillet – Le petit monde
On nous propose ce mois-ci de voir le petit monde de plus près ; insecte fleurs objet n’importe quoi vu de près. je n’avais pas dans mes photos des n’importe quoi alors j’ai choisi une orchidée vu de très près. Photo personnelle prise au Guatemala il y a quelques années lors d’une visite dans une nurserie d’orchidée, un laboratoire qui récupère, élève soigne les fleurs les belles du monde afin de sauver les espèces en danger.
Aricle programmé puisque je suis en vacances ! le pavé, je mets celui de la dernière fois.

Akaieric , Amartia , Betty , Blogoth67 , Christophe , Danièle.B , El Padawan , Escribouillages , Eurydice , Frédéric , Gilsoub , Gine , je habite à Waterford , Jakline , Josette , Julia , La Tribu de Chacha , Lau * des montagnes , Laurent Nicolas , Lavandine , Le souffleur de mots , Lilousoleil ,magda627 , Philisine Cave , Pilisi , Renepaulhenry , Sous mon arbre , Tambour Major , Xoliv’ .
Les défis de Ghislaine – les mots commençant par P
Le personnage de Pipioli est emprunté à Philippe Corentin auteur de littérature de jeunesse et je l’ai arrangé à ma sauce. Et comme c’est les vacances mon texte est un peu long mais Pipioli se trouve devant un choix difficile. Il vient de réussir son bac.
Le choix d’une profession
Les errances de Pipioli
Quand on demandait à Pipioli ce qu’il voudrait faire quand il serait grand, il ne répondait pas comme tous les autres enfants pompier, ou gendarme mais choisissait toujours un métier en relation avec ce qu’il avait dégusté ce jour-là.
Pipioli était le dernier enfant de la famille Souris. Celle-ci s’était installée depuis plusieurs générations dans les vieux bâtiments de la mairie d’un village perdu dans centre de la France, là où l’on pouvait encore lire sur le fronton « Liberté égalité fraternité ». Ils jouxtaient l’ancienne école. Là, ils étaient à l’abri des pluies de printemps. Avec sa sœur Pistache, il pouvait batifoler dans la vieille cour bordée d’un pré et faire du pédalo dans la petite mare où barbotaient quelques canards, caquetaient et picoreraient les poules du garde champêtre. Ce pétillant grand-père égrenait ses souvenirs autant que les morceaux de fromage poudrés de mort aux rats dans tous les cabanons du coin ; bien rare si on ne trouvait pas quelques cadavres de bestiolesen putréfaction. Ah, qu’elle avait été animée cette école depuis les Hussards noirs jusqu’à il y a encore une dizaine d’années ! Que d’enfants avaient joué, s’étaient battus comme des louveteaux pour mesurer leur force, effectuer des partages de billes, de bons points et de quelques carrés de chocolat en guise de pardon et se séparaient prêts à recommencer le lendemain .
Maintenant elle servait de débarras pour quelques antiquités et vieux machins encombrants. Mais Pipioli et sa sœur Pistache y vivaient heureux. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils avaient abondance une bonne nourriture fraîche ; rien que des franches lippées. A coté de leur cuisine, un réduit regroupait pêle-mêle des ouvrages de toutes sortes. On avait abandonné là, au milieu des toiles d’araignées des vieux documents municipaux, des vieux plans cadastraux, un régal pour le père de Pipioli, des vieux registres paroissiaux qui auraient fait le bonheur des apprentis généalogistes et qui servaient de modèles à Pistache pour faire de la calligraphie avec grande persévérance. Il y avait aussi une vieille carte de France poussiéreuse sans l’Alsace et la Lorraine, ce qui ne laissait pas d’intriguer Pipioli qui se demandait sans cesse qui pouvait bien avoir mangé ces beaux morceaux.
Le grand plaisir de Pipioli, c’était de s’aventurer dans les rangées d’ouvrages. Assis il dévorait pendant des heures les contes de Perrault ou d’Andersen. Il avait toutefois veillé à ne pas être transformé en cheval pour le carrosse de Cendrillon. Dans ses découvertes il voulait être tour à tour le Marquis de Carabas, Barbe Bleue pour faire peur à Pistache ou encore le seigneur de D’Artagnan.
Il naviguait entre les journaux, bandes dessinées comme Bécassine, Bibi Fricotin ou encore Les Pieds Nickelés. Il aimait Mickey Mouse et prenait plaisir à le voir battre les Rapetous. Cependant il évitait soigneusement tous les documentaires sur les chats surtout les Persans ; il avait de l’allergie et il était malade et le bout de ses oreilles rougissait violemment comme des coquelicots. Il accordait avec parcimonie quelques coups de dents aux manuels de maths ; pas trop scolaire notre Pipioli, mais comme disait sa maman : « si tu ne sais pas compter tu n’arriveras à rien dans la vie ». Alors Pipioli avec courage avalait additions et soustractions. Ce qu’il préférait : les fables de la Fontaine, il avait adoré … Surtout Le lion et le rat car il se sentait presque la vedette. Les rats sont un peu cousins des souris.
Il alla jusqu’à ronger quelques lettres de Madame de Sévigné, quelques actes du Malade imaginaire et du Cid et se prit pour Rodrigue. Il osa s’attaquer à l’Assommoir et au Père Goriot mais renonça à une édition suisse très ancienne des œuvres de Jean Jacques Rousseau.
Il grignota un morceau d’un livre « Le tour de France par deux enfants » il décida qu’il serait instituteur.
Il brava l’interdiction et rogna quelques romans policiers. Il eut très très peur. Il fit des cauchemars atroces ; il était capturé par une bande de chats de gouttière et se mit à trembler se toutes ses pattes, se retrouva avec les moustaches en croix, mais décida qu’il serait « espion de bandits ».
Un jour, il découvrit tout au fond d’un rayon, un herbier fabriqué par des écoliers qu’il ne rencontrerait jamais. Il fut ému de découvrir toutes ces plantes référencées dont les noms étaient écrits à l’encre violette de plusieurs mains maladroites. Il y avait une pile de cahiers dont les feuillets étaient couverts de dessins à la mine de plomb et aux crayons de couleurs. Il emporta une page de la Petite Flore pour que Maman lui confectionne un gâteau avec du bon pollen. Ce jour-là il voulut être horticulteur ; d’ailleurs sa maman adorait les pivoines .
A quoi cela tient le choix d’une profession !
Encore une pause
et oui, je repars pour des vacances au pied du Ventoux ;
d’ici prenez soin de vous, masquez-vous encore vaccinez vous si vous le pouvez.
retour prévu pour le 24 juillet

Le classique du lundi – juillet – Schumann
chez Covix qui nous mène à la baguette
Concerto piano de Schumann – un romantique parmi les romantiques
le mot mystère – Onirocritie –
Me voilà avertie, je vais encore devoir passer une semaine à alterner insomnie et séjour nycthémère, un mot bien barbare.
Perturbée, je le fus encore plus quand, au lieu de mettre mon bonnet de laine à pompons, je me suis retrouvée dans la rue avec un tricorne venu de je sais quel endroit secret de mon grenier. A peine avais-je mis le pied dehors que je trébuchai sur un caillou et me retrouvai les fesses dans les orties ( et oui on ne pousse pas toujours Grand-mère), et les ronciers. Je récupérai tant bien que mal mon couvre-chef; à cette heure de la journée, je n’avais bu qu’une cuillérée d’huile de ricin. Ironie du sort, j’aperçus un marmot qui passait par là et qui avait de toute évidence assisté au spectacle.
Et voilà, ce crétin va conter cette aventure et tout le monde va être au courant dans le village ; c’est qu’il n’a pas la langue dans sa poche le lascar.
Les mains souillées par la terre noire venant du terril des mineurs, je me relevai tel un torero devant l’animal sauvage en dansant, me trémoussant, m’empêtrant dans mes jupes et jupons à dentelle, dentelle qui se déchira réduisant mes volants en lambeaux. J’en étais là de mes constatations, déplorant de devoir encore cirer mes chaussures en cuir fin de petit veau, quand, je m’aperçus que la bague de ma grand-mère, la belle citrine sertie de vingt diamants, n’était plus à mon doigt. Je me mis à crier mais cela ne servit pas à grand-chose. Dépitée, je rentrai à la maison, les larmes aux yeux après avoir fouillé au milieu des arbustes et des herbes sauvages piquantes. Je passai devant ma mère, en baissant la corne, la honte me mettait le rouge aux joues. Elle était assise dans son fauteuil préféré, un siège en rotin ocre jaune délabré.
« Dis-moi, me dit-elle en souriant, tu es bien sortie pour porter ta bague chez le bijoutier ?
- Ouiou iii ! répondis-je d’une voix étranglée ; heu heu susurrai-je en me raclant la gorge…
- Alors que fait-elle dans le tiroir de table de cuisine avec ta serviette de table !
Dites-moi, mes amies, vous des onicrites accomplies, aurais-je rêvé toute cette histoire ?
Les mots : citrine, rotin, ocre, cirer, noire, crier, ironie, torero, crétin, tricorne, corne, conter, tiroir, ricin.
Bises à bientôt
Mot Mystère – saison 2 – 40/21 – les liens
pour le lundi 5 juillet
Non vous ne rêvez pas je dis bien pour le lundi 5 juillet puisque je pars en week-end. ce sera le dernier mot de la saison 2 ; dès le lundi 5 septembre nous démarrerons la saison 3;
En attentant vous avez 11 lettres pour interpréter les songes ; car oui c’est une science.

ont consulté Mme Irma
Jazzy :
Si j’ai oublié l’un d’entre vous n’hésitez pas à me rappeler à l’ordre
Rendez- vous le 6 septembre pour un nouveau mot – le premier de la saison 3 – profitez bien des vacances et prenez toujours soin de vous !
a tout bienttôt
petite pause
retour lundi
Clic clac 26/52 – juillet – chez TOrtue
Mil et une – En sandale ou pas – 20
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En sandales ou pas
En sandales ou pas
Que de couleurs ! Que de souvenirs !
Sans chemise, en pantalon corsaire
Seulement du plastique au pied
Nous chantions à tue-tête
Une paire de croquenots pour les pieds bots
Une paire de sabots pour danser
Deux chaussons pour enfiler les ripatons
Une paire de sandalettes pour les galipettes
Des souliers de satins pour danser sans fin
Deux galoches pas si moches
Une paire de grolles un peu molles
Des escarpins pour faire valser les lutins
Et une paire de brodequins en maroquin
Deux bottines pour les mutines coquines
Quelques tatanes qui sentent la banane
Des charentaises un peu niaises
Une paire de péniche pour l’aguiche
Et des savates pour l’épate.
Ouf quelles pompes !




