La expressions de la sapience – saison 4 –

Vous connaissez des expressions anciennes ? Vous en connaissez des rigolotes, des savoureuses, des savantes fleurant bon notre France ? N’hésitez pas et joignez vous à nous et publiez le jeudi avant 12 h

Baiser en godinette

signification s’embrasser

origine : «embrasser en godinette»«Godinette»: quel étrange petit mot! Le Littré l’identifie dès le XVe siècle et précise qu’il «désigne une jeune galante, une grisette, du verbe ancien goder (se réjouir), remontant au latin gaudere».

Soyez en certains: l’expression désigne «un vrai baiser d’amoureux». Sa définition précise est donnée par Delvau en 1867: «baiser sur la bouche en pinçant les joues de la personne». Notons d’ailleurs que la formule «baiser à la pincette» signifie, quant à elle, «tenir le menton en baisant», ainsi que le définit Oudin en 1640 dans ses Curiosités françoises.

A noter aussi la fricassée de museau – sucer la pomme


Bonjour les expressions : Avoir le béguin

Monica-Breiz : c’est du flan

Zazarambette : en pause

Martine-Tortue : se prendre une châtaigne

Anne Marie : en pause

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La expressions de la sapience – saison 4 –

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Poser un lapin

signification de nos jours ne pas aller à un rendez-vous, sans prévenir la personne qui nous attend.

origine : le sens était autrefois différent. En 1880 par exemple, cela voulait dire « ne pas rétribuer les faveurs d’une jeune fille ». En effet à cette époque, le « lapin » désignait un refus de paiement. Par la suite, il a également désigné un voyageur clandestin. L’expression, sous sa forme actuelle, serait apparue vers 1890 chez les étudiants, et pourrait provenir de « laisser poser », qui signifie « faire attendre quelqu’un ». Le verbe «poser» désignant argotiquement «faire attendre» et le terme «lapin», «un libertin en herbe laissant les filles de petite vertu sans payer le prix convenu», indiquait en 1889 Lorédan Larchey dans son Nouveau supplément du dictionnaire d’argot.


Bonjour les expressions : Aller à pétaouchnok

Monica-Breiz : Prendre un pied de pilote

Zazarambette : en pause

Martine-Tortue : mouton de Panurge

Anne Marie : en pause

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La expressions de la sapience – saison 4 –

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La fin des haricots

Signification: Expression française qui signifie lafin de tout.


Origine: Cette expression française dont l’origine est assez récente puisqu’elle remonte au début du XX ème siècle est très complexe:
Selon certains, cette expression française vient  des les pensionnats et les internats. Ce fut la formule consacrée quand la nourriture venait à manquer au point qu’il n’y ait même plus de haricots à servir aux élèves, ces légumes constituant la base des repas. Selon d’autres explications, cette expression française symbolise la joie des pensionnaires car le tarissement de cette denrée provoquerait des cris de soulagement.
Dans le milieu des casernes cette expression française rejoint son sens premier à savoir la fin de tout ou le pire de ce qui peut arriver car  elle constituerait la  dernière avanie qui s’ajouterait  à une difficulté existante. Une autre explication de cette expression française définit le haricot comme un ragoût de viandes, pommes de terre et navets. Le terme haricot viendrait du verbe haricoter signifiant tailler en pièces ou mettre en lambeaux.

Bonjour les expressions : arriver comme un chien dans un jeu de quilles

Monica-Breiz : balayer devant sa porte

Zazarambette : en pause

Martine-Tortue : lever un lièvre

Anne Marie : aller à vau l’eau

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La quintessence de la sapience – saison 3 – juin –

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FAIRE PORTER LE CHAPEAU

Porter le chapeau se dit d’une personne tenue pour responsable d’un délit, bien souvent accusée à la place d’une autre. Pour comprendre les origines de cette expression très imagée, il faut remonter au XVIe siècle.

À cette époque, le terme chapeau était lié à la réputation d’une personne. Première indication sur le statut social, le chapeau représentait déjà plus qu’un simple accessoire. Il permettait de définir à quelle couche de la société son propriétaire appartenait.
Le siècle suivant vit apparaître le premier sens de l’expression. Mettre un chapeau à quelqu’un signifiait médire sur cette personne, nuire à sa réputation.

Il aura fallu attendre le XXe siècle pour voir naître l’expression que l’on utilise encore aujourd’hui : porter le chapeau. Même si l’accusation portée se révèle fausse, le nom de la personne s’en retrouve sali. La notion de calomnie est d’une certaine façon conservée.

Le sous-entendu selon lequel la personne accusée paie le prix fort à la place de quelqu’un d’autre est très important dans cette expression. À l’époque de son apparition, les classes populaires portaient des casquettes et non des chapeaux. Dans l’esprit des gens, une personne incriminée est souvent lésée par quelqu’un de plus haut placé, avec des responsabilités et un statut social important. Quelqu’un qui a les moyens de porter un chapeau et d’être au-dessus des lois.

Ne dit-on pas d’ailleurs également : « faire porter le chapeau » ?

Chez mes aminautes

Bonjour les expressions : Chercher des noises

Monica-Breiz : Tailler une bavette cela me rappelle des souvenirs

Zazarambette :se regarder le nombril j’adore

Martine-Tortue : peu ou prou s’emploie plus trop souvent

Anne Marie : à tire – larigot j’employais souvent l’expression

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A tout bientôt

La quintessence de la sapience – saison 3 – juin – 23

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s’en mettre plein la lampe

Nous voilà versés dans le bon argot de chez nous. Se remplir la panse, là on comprend ; s’en mettre derrière la cravate aussi bien que la notion de se cacher derrière un élément vestimentaire aussi réduit dénote quelque chose de furtif.

Mais revenons au XVIIème siècle, au temps où la lampe désignait l’estomac, sorte de poche que l’on alimentait  régulièrement comme une lampe à huile. On trouve cette première comparaison vers 1683 mais je n’ai pas le manuscrit original.

 Cette métaphore est le premier élément d’une explication car bien sûr vous vous doutez bien que viennent se greffer d’autres logiques.

Le verbe « lamper » par exemple est aussi à l’origine de l’expression. Lamper n’étant que la variante de « laper » (que l’on a conservée pour les animaux) et qui voulait tout simplement dire boire avidemment ; ce qui nous amenait à boire une bonne lampée, une généreuse gorgée ou un bon gorgeon selon les Lyonnais qui s’y connaissent en Beaujolais et qui s’en mettent  plein le lampion..

Alors billevesée ?

Non,  je ne serai pas complète si je ne vous proposais pas l’explication culturelle de « l’affaire » car même dans la langue argotique, une partie repose toujours sur la culture. Le mot « lampas » fut utilisé par  notre éminent fabuliste (un peu copieur, plagiat  quelque part, mais ce n’est pas le propos d’aujourd’hui)  Jean de La Fontaine dans le sens de gorge ou de gosier…

Ou coquecigrue !

Chez mes aminautes

Bonjour les expressions : ravitaillé par les corbeaux

Monica-Breiz : c’est une pétaudière

Zazarambette : ramener sa fraise

Martine-Tortue : avoir les côtes en long

Anne Marie : crier haro sur le baudet

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A tout bientôt

La quintessence de la sapience – saison 3 – juin – 23

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courir la prétentaine


Signification:

Expression française signifiant faire des escapades ou chercher des aventures érotiques.
Origine: Au XVII ème siècle, cette expression française signifiait tout simplement aller et venir sans sujet particulier et ce n’est qu’au XVIII ème siècle que son interprétation relève une possible intention galante.
A l’origine « courir la prétentaine « se rapproche du normand « pertintaille » ou « prétintaille » qui est un collier de cheval garni de grelots. La terminaison serait venue des refrains de chanson de l’époque.
Une autre expression française a vu le jour à la même époque et semble synonyme à la notre mais beaucoup moins usitée à savoir: « courir la calabre »

Chez mes aminautes

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La quintessence de la sapience – saison 3 – juin – 22/52

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Rompre l’anguille au genou

Signification

User de force et de violence mal à propos

Origine de l’expression « Rompre l’anguille au genou »

Expression française qui se base sur la métaphore décrivant celui qui voudrait casser une anguille sur son genou comme on casserait une branche de la même manière. Le choix de l’anguille est bien approprié car elle reste le symbole de la ruse, l’astuce que l’on peut vaincre par la force brutale.

Exemple d’utilisation

Nous devons supporter les ignorants et les infirmes, si aussi est ce que petit à petit on doit les réduire plutôt que de rompre l’anguille au genou. (Calvin)

Chez mes aminautes

Enfin j’ai retrouvé des fonctions à peu près normales de mon ordinateur donc de mon blog. Cependant comme la semaine prochaine je serai dans mon lit d’hôpital, si l’une d’entre vous veut bien publier les expressions, je programmerai la mienne. Merci à vous pour votre bienveillance et votre patience.

A tout bientôt

La quintessence de la sapience – saison 3 – mai – 18

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Suivre l’Evangile des quenouilles

Signification

Se montrer tout à fait résigné aux volontés de sa femme

Origine de l’expression

Afin de mieux comprendre les origines de cette expression, il faudrait commencer par définir ce qu’est l’évangile des quenouilles. Cet Evangile en question est censé être un recueil des propos tenus par six matrones durant les veillées d’une semaine et ce au XVIIIème siècle. Ces discussions traitent de beaucoup de sujets comme les maladies, les recettes, remèdes, dictons, enfin toutes les préoccupations quotidiennes d’une femme de l’époque.

L’Evangile des quenouilles est né à une époque où la magie et les travaux de sorcellerie avaient cours. Il se définissait comme un répertoire de croyances populaires de Flandre et de Picardie qui vont refléter les soucis et les espoirs des femmes de la région en question.

Selon d’autres interprétations, suivre l’évangile des quenouilles viendrait d’un usage ancien de la chevauchée de l’âne où un homme est promené sur la bête en question avec une quenouille au côté pour entendre chanter des couplets dénommés « évangile des quenouilles » pour exalter sa patience ressemblant beaucoup à celle d’un ange.

Expressions françaises synonymes

Le caquée de l’accouchéebrève de comptoir

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La quintessence de la sapience – saison 3 – avril – 15

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Enfiler la venelle

Signification

S’enfuir , se sauver rapidement

Origine de l’expression

Afin de mieux comprendre les origines de cette expression française qui remonte au XVIIème siècle, il faudrait commencer par définir la venelle selon le dictionnaire de l’époque.

La venelle est une petite rue étroite. Inusité de nos jours, le terme est remplacé par ruelle. Mais il subsisterait une petite différence par le fait que la venelle est encore plus étroite que la ruelle. La question qui se poserait donc serait de savoir quel serait le rapport entre cette venelle et la fuite.

Généralement, en milieu citadin la venelle se situe entre deux rues plus importantes et qui sert de raccourci aux piétons pour passer dans une rue parallèle plus large. Mais la venelle est généralement représentée comme une ruelle sombre et étroite où il est risqué de s’y aventure et qu’il est impératif de quitter rapidement. De ce fait la venelle est à traverser rapidement, à pas de courses et c’est pour cela qu’enfiler la venelle prend le sens de s’enfuir rapidement.

Expressions françaises synonymes

Prendre ses jambes à son cou, prendre la poudre d’escampette

Chez mes aminautes

La quintessence de la sapience – saison 3 – semaine 14

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Ne pas avoir froid aux yeux

Signification

Etre courageux ; ne pas avoir peur ; être hardi ; être décidé ; 

Origine de l’expression

Voilà une expression dont l’origine n’est pas certaine, et sur laquelle les lexicographes n’ont visiblement pas eu très envie de se pencher.
Mais l’explication proposée par Alain Rey est intéressante.
Si, aujourd’hui, cette expression ne s’utilise que sous une forme négative, au XVIe siècle, « avoir froid » était une locution souvent utilisée avec une partie du corps. Ainsi, « avoir froid aux dents » voulait dire « avoir faim » et « avoir froid aux pieds » signifiait « être jaloux » (mais pourquoi donc ?).
Lorsqu’on sait qu’en argot des brigands, au milieu du XIXe siècle, « avoir froid », ellipse de « avoir froid au cul », c’était « avoir peur », on peut imaginer que cette forme venait d’une ancienne « avoir froid aux yeux » qui aurait signifié « être lâche, peureux » et qui, avec le temps, se serait transformée, les ‘yeux’ étant d’autant plus facilement remplacés par le ‘cul’, qu’en argot l’anus s’appelle aussi ‘oeil’.
Cette expression, qui est attestée chez Alexandre Dumas Père et Honoré de Balzac, ne serait donc que la forme négative de l’ancienne « avoir froid aux yeux ».

Chez mes aminautes