Frédéric Bazille
Une génération qui révolutionne la peinture
Il a les moyens et partage ses ateliers (il va en occuper successivement six) avec ses amis fauchés : ils y peignent les mêmes modèles ou se peignent mutuellement. L’exposition montre tout le long ses tableaux au côté de ceux de ses compagnons, pour montrer la proximité de leurs recherches et de leurs préoccupations artistiques. C’est toute une génération qui, dans les années 1860, révolutionne la façon de travailler, sort de la peinture d’histoire pour peindre la vie moderne, renouvelle le portrait et le nu dans un sens plus réaliste, généralisent la peinture en plein-air.
Bazille effectue plusieurs scènes d’atelier qui racontent un joyeux compagnonnage, des locations de la rue de Furstenberg et de la rue Visconti, sombres et exigues, à l’atelier plus spacieux de la rue La Condamine, aux Batignolles, le quartier de l’avant-garde, où la bande se retrouve pour discuter autour d’un tableau sur le chevalet et où Edmond Maître joue du piano (Bazille était lui-même amateur de musique et pianiste).
J’adore ce peintre qui fauché à 27 ans aurait surement eu une grande notoriété. Hélas engagé dans la guerre (déjà ou encore) de 1870 il fut tué rapidement laissant derrière lui de grandes et belles toiles.

Une œuvre de jeunesse
Il s’agit d’une œuvre de jeunesse, une œuvre en devenir qui n’a pas connu son épanouissement et on peut se demander, comme à chaque fois qu’un artiste disparaît aussi jeune, comment elle aurait évolué.
Frédéric Bazille naît en 1841 à Montpellier, dans la grande bourgeoisie protestante. Son père, agronome et viticulteur, a aussi des responsabilités politiques. La famille l’imagine médecin mais il apprend le dessin et admire au Musée Fabre les chefs-d’œuvre de Delacroix et Courbet. C’est donc pour des études de médecine (abandonnées deux ans plus tard) qu’il monte à Paris, en 1862, mais il s’inscrit en même temps dans l’atelier de Charles Gleyre où il rencontre Claude Monet, Auguste Renoir et Alfred Sisley.
« J’espère bien, si je fais jamais quelque chose, avoir au moins le mérite de ne copier personne », dit Bazille. Mais il s’inscrit indéniablement dans un mouvement, celui de la jeunesse de l’impressionnisme.
et je ne résiste pas à celui-ci d’un grande fraîcheur et plein d’humour !

Chez les aminautes :
Golondrina63 Mary Cassat et René François Xavier Prinet
Les bonheurs de Sophie William Merrit Chase
Martine Tortue William Merrit Chase une autre toile
Mireille29 Claude Monet l’inévitable
Zaza Rambette Marie Pascale Le Goff tout en finesse !
j’ajoute aussi Luna ici
Si j’ai oublié quelqu’un, pas de panique il suffit de mettre un commentaire avec le lien et je corrige.
Bises à Tous














