Chez Ghislaine sujet 238

Avec des mots commençant par G

La traque

Le commissaire Gerville Godelureau était connu pour son flair inégalé et sa capacité à résoudre les affaires les plus complexes. Ce matin-là, il reçut un appel étrange à propos d’un cambriolage au manoir des Grimaud.
En arrivant sur les lieux, il trouva la maison de guingois, comme si elle avait été secouée par une force invisible. Les meubles étaient renversés, les tableaux de valeur arrachés des murs, et des bibelots brisés, à l’état de gravats jonchaient le sol. Parmi ce chaos, Godelureau remarqua une guenuche, une sorte de peluche ancienne, posée sur une étagère intacte. Il trouva cela étrange, étant donné l’état de la pièce.
Le majordome, un vieil homme nommé Gobert, attendait le commissaire avec une expression de gélatine figée sur son visage, bien que ses yeux trahissent une inquiétude profonde. Godelureau l’interrogea et apprit que le propriétaire du manoir, un certain Monsieur Guytou Gambilleur neveu de Gwendoline et Guimard Grimaud, décédés dans des circonstances troubles l’année précédente ; l’enquête d’ailleurs était au point mort, était introuvable.
Le commissaire commença son enquête par une inspection minutieuse de la maison. Il découvrit des marques de griffures sur la porte arrière, comme si quelqu’un avait essayé de l’ouvrir de force. En fouillant la bibliothèque, il tomba sur un gobelotter, une sorte de verre ancien rempli d’un liquide rougeâtre suspect. En examinant de plus près, il reconnut l’odeur familière de la gabapentine, une drogue rare et puissante. Dommage se dit-il, le verre, un Emile Gallé véritable, je l’aurais bien vu à affaire conclue pour étoffer mon salaire !
Intrigué, Godelureau continua ses recherches et finit par découvrir un passage secret derrière une étagère. Ce passage menait à une cave où il trouva le pauvre Guytou, attaché mais vivant. L’homme, encore sous l’effet de la drogue, marmonnait des mots incohérents.
Après l’avoir libéré, Godelureau et ses collègues interrogèrent Gambilleur dès que l’effet de la drogue se dissipa. Il raconta qu’il avait été kidnappé par un gang de trafiquants de drogue voulant s’emparer de son manoir, parfaitement situé pour fabriquer et stocker leurs produits illicites d’un grand rapport financier. De là à imaginer le sort des anciens propriétaires, il n’y a qu’un pas que Godelureau va franchit allégrement.
D’un coup d’un seul, il va résoudre deux enquêtes, les meurtres des anciens propriétaires et l’arrestation des trafiquants de drogues. Et puis, personnel, il fit la pige à Gilou Gismond, son homologue des stups, un tout jeune greluchon sans expérience démontrant encore une fois qu’il était le meilleur !

Au fil des jours – septidi 07 prairial an 212

journée du fromental

C’est sa fête : Béranger

Béranger était moine à l’abbaye bénédictine de Saint-Papoul, près de Carcassonne, dans le Lauragais. Il mourut en 1093 avec une grande réputation de thaumaturge.

 Embrassons aussi si nous en connaissons

Félicissime – Gondon – Simètre – Eleuthère

Dictons du jour

Soleil à la Saint-Bérengère, présage d’un bel été et hiver.

Histoire

26 mai 1755 : Exécution de Mandrin

Le 26 mai 1755, le contrebandier Louis Mandrin (30 ans) est roué vif à Valence (Dauphiné). Le condamné subit d’abord la torture des brodequins : ses jambes sont écrasées entre deux planches en vue de lui faire avouer le nom de ses complices. Puis il est conduit à l’échafaud, sur la place du Présidial. Le bourreau brise ses membres à coups de barre. Enfin, il expose le condamné face au ciel sur une roue de carrosse…

26 mai 1942 : Traité anglo-soviétique de Londres

Suite à l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht et à la rupture du pacte germano-soviétique, l’URSS est rejetée dans le camp occidental. Le 26 mai 1942, le Secrétaire aux Affaires étrangères britannique Anthony Eden et son homologue soviétique Viatcheslav Molotov scellent l’alliance par la signature à Londres d’un traité d’assistance mutuelle de vingt ans. Par ce traité, le premier concède au second le droit à un glacis de sécurité et à des frontières stratégiques. Un avant-goût de la conférence de Yalta.

26 mai 1972 : Premier accord de limitation des armes nucléaires

Sitôt après avoir renoué les liens avec la Chine populaire, le président américain Richard Nixon et son Secrétaire d’État Henry Kissinger engagent une politique de détente avec l’Union soviétique (URSS). Dix ans après la crise des missiles qui a fait craindre un conflit nucléaire, elle aboutit le 26 mai 1972 à la signature du premier accord de limitation des armes nucléaires (SALT I ou Strategic Arms Limitation Talks). L’événement réunit à Moscou Richard Nixon et Leonid Brejnev, secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique.

naissance

Alexandre Pouchkine

26 mai 1799 à Moscou (Russie) – 29 janvier 1837 à Moscou (Russie) – Alexandre Sergueievitch Pouchkine est généralement considéré comme le fondateur de la littérature russe moderne. Ce poète flamboyant, dandy et romantique à souhait, est élevé dans la culture française et connaît l’oeuvre de Voltaire aussi bien que de La Fontaine…

Edmond de Goncourt

26 mai 1822 à Nancy – 16 juillet 1896 à Champrosay -Amis de tous les grands auteurs de leur époque (Zola, Maupassant, Flaubert, Daudet…), les frères Jules et Edmond Goncourt sont restés dans la postérité grâce au Prix littéraire fondé en 1902 conformément au testament d’Edmond. Ils sont aussi les auteurs d’un Journal digne d’intérêt. Edmond en a poursuivi la rédaction après la mort prématurée de Jules en 1870. On peut lire sous sa plume des propos d’une violence inouïe contre les juifs. Écrits dans les années 1890, à l’époque de l’affaire Dreyfus Voir : Détestables mais fascinants et talentueux

A demain

Week-end – thème – tableau – la fête des mères

Berthe Morisot

Ayant fait mon tour, je pensais comme la semaine dernière voir un Morisot mais pas un alors je ne résiste pas sans déroger à la règle  » pas plus de deux toiles et du même peintre » Voilà les classiques mais qu’on ne se lasse pas d’admirer.

A samedi prochain

Et chez les aminautes

vos liensPeintrescomments
Amande doucePablo Picasso
CovixFranz Dvoraktrès belle toile
Fardoise Maurice Marinot superbes couleurs
Golondrina63Christophe Desrayaudbien sorti de la zone de confort
JazzyEmile Friantquelle joie que cette toile !
JosyMaurice Denisdécouverte et de la toile et du peintre.
KImcatAntoine de Bruycker 
PulsatillaMaurice Denisun choix de maternité !
Marine DFranz Dvorak
un doublon mais qui vaut le coup d’oeil !
Martine TortueBertha Wegmann
Luna Kiss
MireilleEmile Munier
Monica BreitzAuguste Renoir
ZazaBruno Duropt

Rappel : pas plus de deux œuvres par article et si possible même peintre

A la semaine prochaine

Au fil des jours – sextidi 06 prairial an 212

journée de la mélisse

Journée mondiale des enfants disparus – Créée pour renforcer la lutte contre la pédophilie et les réseaux pédo-criminels, cette journée mondiale est soutenue par différentes instances, notamment européennes. En France, environ 40.000 enfants disparaissent chaque année mais fort heureusement, la très grande majorité est retrouvée dans les huit jours.

C’est sa fête : Sophie

Née dans une famille de vignerons de Joigny (Yonne) en 1779, Madeleine-Sophie Barat fonde la société du Sacré-Coeur pour l’éducation des jeunes filles de bonne famille. L’institution connaîtra un très rapide essor et contribuera à la reconquête religieuse dans la France post-révolutionnaire.

 Embrassons aussi si nous en connaissons

Salomé – Flavien – Nadège – Zénobe – Urbain

Dictons du jour

Soleil à la Saint-Urbain, présage une année de vin.

Histoire

25 mai 1720 : Le retour de la peste à Marseille

Le 25 mai 1720, un navire, le Grand-Saint-Antoine, entre dans le port de Marseille. Il ramène de Syrie un passager clandestin, le bacille de la peste. En quelques mois, la ville de Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants. Parmi les secouristes s’illustrent l’évêque Henri-François-Xavier de Belsunce de Castelmoron et le chevalier Nicolas Roze…

25 mai 1846 : Évasion de Louis-Napoléon

Le 25 mai 1846, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, s’évade du fort de Ham, déguisé en ouvrier avec une solive sur l’épaule, après six ans de captivité pour cause de complot contre l’État. Deux ans plus tard, le révolutionnaire sera le premier président de la République française et cinq ans plus tard, il restaurera à son profit le titre d’empereur et règnera sous le nom de Napoléon III !

25 mai 1913 : Manifestation contre la loi des trois ans

Au Pré-Saint-Gervais, près de Paris, Jean Jaurès et la SFIO réunissent 150.000 personnes pour protester contre la loi qui doit porter de deux à trois ans le service militaire obligatoire… Dans les casernes de l’Est, des soldats menacent de se mutiner à la perspective de rester un an supplémentaire en service. La loi sera en définitive votée malgré l’hostilité de la majorité de l’opinion publique le 19 juillet 1913, sous l’égide du président Raymond Poincaré et du président du Conseil Louis Barthou.

naissance

Josip Broz Tito

25 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Autriche-Hongrie) – 4 mai 1980 à Ljubljana (Slovénie, Yougoslavie)

Biographie Josip Broz Tito

Sous le surnom de Tito, Josip Broz milite dans le parti communiste clandestin en Croatie, à partir de 1923. Secrétaire général du parti communiste yougoslave en 1937, il participe à la guerre contre l’occupant nazi après que Hitler ait envahi l’URSS (22 juin 1941). Cela lui vaut d’être proclamé Maréchal ! À la Libération, il renverse la monarchie et établit un régime communiste, sans que les Soviétiques aient eu à occuper le pays comme en Europe centrale.

Décès

25 mai 2020 : George Floyd meurt des suites de violences policières –

Le 25 mai 2020, à Minneapolis (Minnesota, États-Unis), un homme noir de 46 ans meurt des suites d’une violente interpellation par les forces de l’ordre américaines…

A demain

Au fil des jours – quintidi 05 prairial an 212

journée du canard et du bricolage

C’est sa fête : Donatien et Rogatien

Ces deux frères nés à Nantes au IIIe siècle, au temps des grandes persécutions, sont dénoncés comme chrétiens, arrêtés et décapités. Leurs reliques seront conservés sur place dans une église puis à la cathédrale. Deux croix, rue Saint-Donatien, signalent le lieu de leur martyre.

 Embrassons aussi si nous en connaissons

Zoélie – Manahène – Misselin – Servule – Angèle

Dictons du jour

Après Sainte-Angèle, le jardinier ne craint plus le gel.

Histoire

24 mai 1337 : Philippe VI de Valois confisque la Guyenne

L’Affaire de l’Hôpital général

Samedi 24 mai 1749, à six heures du matin, Mademoiselle Julie, de son vrai nom Catherine Huet, supérieure de la Salpêtrière à Paris, persuadée qu’elle va être arrêtée, quitte précipitamment l’établissement avec vingt de ses officières. C’est le début de l’affaire de l’Hôpital général. Tissée d’émeutes et de rumeurs, sur fond de pédophilie, elle durera huit ans et ébranlera le trône de Louis XV.

L’Hôpital général

L’Hôpital général, établissement de «renfermement» des pauvres, a été fondé par les dévots laïcs de la Compagnie du Saint-Sacrement sous le ministère de Mazarin. Il fonctionne depuis plus de 90 ans dans l’opacité le plus totale.

Composé de la Salpêtrière (pour les femmes et les jeunes filles), Bicêtre (pour les hommes) et la Pitié (pour les jeunes garçons), l‘Hôpital général, que le roi a doté de quantité de revenus et exempté de charges, est le lieu de toutes les exactions, violences et pillages au détriment des pauvres qu’il est censé secourir.

Sous la houlette d’administrateurs cooptés dans le milieu parlementaire, l’hôpital (qui a également intégré l’œuvre des Enfants-trouvés à la mort de son fondateur Vincent de Paul), a droit de vie et de mort sur des milliers de miséreux qu’une législation impitoyable oblige à se laisser enfermer là. Depuis l’édit de fondation de l’hôpital en avril 1656, plus aucun secours public ou privé ne peut atteindre un miséreux autrement qu’en tombant dans l’escarcelle de l’institution.

Après la dissolution de la Compagnie du Saint-Sacrement, les jansénistes ont repris les rênes de l’établissement où ils font régner l’ordre moral et la terreur dans un système qu’on peut dire concentrationnaire. Au milieu du XVIIIe siècle, ce sont toujours eux qui les tiennent.

Les plaintes sont fréquentes – violences, détournements de fonds et galanteries sont régulièrement dénoncés- mais elles ne rencontrent jamais d’écho auprès d’un Parlement juge et partie. Mais elles atteignent le roi par l’intermédiaire des prêtres de l’établissement, qui se plaignent régulièrement des façons de faire d’un personnel ouvertement janséniste, alors que la bulle Unigenitus, reconnue loi d’Église et d’État, a condamné sans appel le jansénisme.

En 1746, Louis XV charge Christophe de Beaumont, qu’il vient de nommer archevêque de Paris, d’y mettre de l’ordre.

Soupçonnant, non sans quelque raison, que le personnel profite de sorties prétendument destinées à se confesser pour aller faire la fête, l’archevêque décide d’imposer aux officières, les « sœurs » (en fait, des laïques), de se confesser à l’intérieur de l’établissement. Criant à la persécution, leurs amis les convainquent que des lettres de cachet se préparent contre elles. Prises de panique, Sœur Julie et ses compagnes désertent le 24 mai au petit jour. Il faut élire une nouvelle supérieure. L’affaire du siècle commence.

Le 12 juillet 1749, l’archevêque fait élire de force une amie à lui, Madame de Moysan, par le conseil d’administration. Aussitôt les administrateurs démissionnent en bloc. Les magistrats jansénistes lancent une virulente campagne contre la nouvelle administration, et organisent la grève des donations. La nouvelle supérieure fait front, le roi et l’archevêque mettent la main à la poche pour combler les déficits, les choses semblent devoir se calmer.

Mais un an plus tard, survient la « Marche rouge »…

naissance

Jean-Paul Marat

24 mai 1743 à Boudry (Neuchâtel) (Suisse) – 13 juillet 1793 à Paris -Médecin franc-maçon, déjà âgé de 45 ans au début de la Révolution, Jean-Paul Marat fonde L’Ami du Peuple en septembre 1789, un journal dans lequel il dénonce avec violence les compromissions supposées des uns et des autres.

Victoria

24 mai 1819 à Londres (Angleterre) – 22 janvier 1901 à Osborne (île de Wight, Angleterre) Quand Victoria (18 ans) est couronnée à Westminster le 20 juin 1837, la dynastie des Hanovre (plus tard Windsor) semble discréditée par la longue folie du roi George III et les frasques de ses deux fils et successeurs. Tout va changer pendant les 64 années de son règne. À la veille de sa mort, la monarchie anglaise est à son zénith. La reine, immensément populaire, est alors à la tête de la première puissance mondiale et d’un empire étendu au quart de la planète. Aussi ne faut-il pas s’étonner que l’époque ait été qualifiée de « victorienne » !

Décès

Nicolas Copernic

19 février 1473 à Thorn (Pologne) – 24 mai 1543 à Frombork (Pologne)

Biographie Nicolas Copernic

Après des études à Cracovie, Nicolas Copernic devient chanoine, ce qui ne l’empêche pas de parcourir l’Europe. En véritable érudit de la Renaissance, il se montre ouvert à tous les domaines de la connaissance. Pressenti par le pape pour réformer le calendrier, le savant polonais se lance dans l’étude des planètes et du soleil. Il s’interroge sur la cosmologie héritée du Grec Ptolémée, qui situe la Terre au centre de l’univers, et conclut que le Soleil, et non la Terre, est au centre du système. Plutôt bien vu… Mais, craignant les foudres des théologiens, il attend l’approche de la mort pour publier ses travaux en latin, la langue internationale de la Renaissance…

A demain

Au fil des jours – quartidi 04 prairial an 212

journée de l ‘angélique et de la tortue

C’est sa fête : Didier

Évêque de Vienne, sur le Rhône, au temps des Mérovingiens, Didier (de desiderius, désir) est un passionné de grammaire ce qui lui vaut un reproche du pape Grégoire le Grand : « Il ne te sied pas de jouer à l’écolâtre ! ». Plus gravement, il est victime en 602 d’une fausse accusation de viol montée de toutes pièces par l’évêque de Lyon Arige et la reine Brunehaut, aïeule du roi de Bourgogne Thierry II. L’évêque est envoyé en exil. Amnistié quelques années plus tard, il retrouve l’évêché de Vienne mais reprend ses critiques contre le comportement autoritaire et les vices de la reine Brunehaut. Il est en définitive condamné à la lapidation et meurt le 23 mai 607. Sur le lieu de son martyre s’élève aujourd’hui Saint-Didier-sur-Chalaronne (Ain). En 613 meurent à leur tour Brunehaut (70 ans) et le roi Thierry II (17 ans), devenu entre temps roi de Bourgogne et d’Austrasie.

 Embrassons aussi si nous en connaissons

Ephèbe – Guibert – Euphrosyne – Syagre

Dictons du jour

Qui sème les haricots à la Saint-Didier, les récolte par poignées.

Histoire

23 mai 1430 : Jeanne d’Arc prisonnière

Le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris. Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII…

23 mai 1618 : La Défenestration de Prague

Le 23 mai 1618, au château royal de Prague, un groupe de protestants défenestrent les gouverneurs impériaux. Cet épisode tragi-comique marque le début de la Guerre de Trente Ans… Suite de l’article

23 mai 1901 : découverte de la Séquestrée de Poitiers

Ce jour-là, un commissaire, accompagné de trois policiers, pénètre dans une maison bourgeoise de Poitiers. Ils y découvrent Blanche Monnier, 52 ans. Elle est ligotée sur son lit et dans un état de faiblesse extrême : Blanche est squelettique et ne pèse que 25 kilos ! L’odeur est pestilentielle. Il faut vous dire que personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis 25 ans !

Elle était séquestrée ? Mais par qui ?
Par sa propre mère, qui cachait Blanche dans une chambre du second étage aux fenêtres condamnées pour, semble-t-il, dissimuler les troubles mentaux de sa fille, en proie à des crises d’hystérie et qui s’était entichée d’un républicain, quand la famille Monnier était royaliste.

Et personne n’était au courant ?
Si ! Et c’est tout le scandale de l’affaire. Le frère de Blanche, Marcel, vivait dans la maison et n’a rien dit. Deux bonnes aussi étaient dans le secret, puisqu’elles nourrissaient Blanche. Tous seront acquittés au procès, la notion de « non-assistance à personne en danger » n’existant pas encore dans le droit de l’époque. La mère, quant à elle, est morte quelques jours après son arrestation. On ne saura jamais vraiment pourquoi elle avait séquestré sa fille.

Mais comment a-t-elle découverte ?
Il y a avait quelques rumeurs qui circulaient dans ce quartier de Poitiers, et une lettre anonyme a alerté les autorités. Malheureusement, il était bien trop tard. Blanche Monnier fut placée dans un hôpital où elle finira ses jours sans recouvrer la raison. C’est André Gide qui a popularisé cette affaire, à travers un livre intitulé : La séquestrée de Poitiers. Cette affaire n’est pas sans en rappeler d’autres, plus récentes, comme l’affaire Fritzl ou celle de Natascha Kampusch. Mais enfin, ça, ce sont d’autres terribles histoires… Histoire racontée par Franck Ferrand

naissance

César Dumont d Urville

23 mai 1790 à Condé-sur-Noireau – 8 mai 1842 à Meudon L’amiral César Dumont d’Urville a eu le privilège d’amener en France la Vénus de Milo et de découvrir la terre Adélie, au pôle Sud. Il a péri dans le premier accident grave de chemin de fer, entre Paris et Versailles. Voir : Découverte de la terre Adélie

Décès

Heinrich Himmler

7 octobre 1900 à Munich (Allemagne) – 23 mai 1945 à Lüneburg (Allemagne)

Curieux personnage au physique de petit employé de bureau, avec lunettes de myope et poil brun, Himmler demeure en dépit de cela la personnification du nazisme dans toute son horreur… Voir : Les basses oeuvres du nazisme

A demain