
Tableaux du samedi – le thème – 1
le thème pour deux semaines
Pour cette rentrée des classes, je prends mon tour et Fardoise récupérera le mois d’octobre. je vous propose donc un thème qui parle d’école. Chez les peintres l’école de Honfleur, de Barbizon et même de Pont- Aven ; vous avez le choix de votre école. Pensez à précisez à laquelle vous vous êtes inscrits.
Bonne semaine de réflexion et de recherches… Il y a des pépites !
Du Coté de chez Ma’ -2022 – L’heure du repos
Clic clac 35

La sapience – Cucul la praline
Pourquoi la sapience ? Parce que c’est la sagesse et que nous sommes des Homos sapiens donc des hommes sages
Quand j’étais petite, chez ma grand-mère en vacance, lorsque je faisais une bêtise ou que je ne comprenais pas quelque chose, elle me disait mais
« Que tu es cucul la praline ».
La praline je connaissais car elle avait une commerciale, à l’époque on disait une représentante qui habitait Montargis et qui revenait toujours avec un petit paquet de pralines et comme lyonnaise les pralines rouge cerise me ravissaient.
Depuis j’appris que praline désignait aussi la balle d’une arme à feu chose beaucoup moins appréciée.
Le nom praline vient du Maréchal de Plessis-Praslin dont le cuisinier inventa la confiserie au XVIIème siècle.
Quand à cucul c’est la version enfantine de cul. « Une tape sur le cul » disait-on mais très vite la formule devint synonyme de niais ou ridicule sans que l’on sache vraiment pourquoi !
Et pourquoi a-t-on ajouté un substantif féminin cucul ? Probablement des machos !
Ainsi on trouve cucul la fraise ou cucul la rainette.
Alors Billevesées ?
A Praslin aux Seychelles, il existe des grosses noix de coco à la forme suggestive qu’on appelle coco-fesses, accentuant le coté un peu ridicule du fruit.
Alors fesses et praslin associés aux pralines de Plessis-Praslin ont donné jour à cette expression.
Ne pas confondre cucul et cuculle qui est une capuche de moine !
ou coquecigrues !
La citation du jour : Ce pouvait être une phrase lue dans un article de revue, une image choquante de téléjournal ou plus inexplicablement, un feuilleton qu’en d’autres circonstances j’aurais jugé cucul-la-praline mais qui, dans mon état d’esprit actuel, me tirait les larmes.
François Jobin – La deuxième Vie de Louis Thibert – 1996
Silent sunday – 2022 – 271
Du Coté de chez Ma’ -2022 – En pleine nature

souvenir de mon voyage au Kirghizistan une vie pleine nature pendant trois jours vivre dans une yourte.
Mil et une – la suite – 3ème quinzaine

Souvenirs d’enfance
Lorsque j’étais enfant, les vacances étaient bien longues ; nous n’avions pas les divertissements de maintenant, télé, tablette, portable, copains etc… Alors nous allions à Lyon au Parc de la Tête d’Or. Pour les Lyonnais, c’est le parc, le seul, celui qui construit au milieu du XIXème siècle, il est l’égal de Central Park en tout cas nous en sommes persuadés. Tous les jours, nous rendions visite au animaux, mon frère et moi, puis une grande promenade près du lac et regarder avec envie les barques qui glissaient sur les eaux calmes et où canards et cygnes dansaient et plongeaient. Plus loin, il y avait les serres où les plantes du jardin botanique, véritable savane étiraient leurs feuilles et leurs lianes. Après les tours inévitables de balançoires dans lesquelles je m’envoyais en l’air, nous nous retrouvions au théâtre de marionnettes. Guignol !!! Guignol tout le monde connait, sauf que le vrai Guignol était au théâtre Laurent Mourguet sur les rives du Rhône à mon époque. Connaissant le vrai, j’étais subjuguée par ce don d’ubiquité et je soupçonnais quand même un tout de passe-passe, un plagiat. Cependant il fallait occuper les après-midis, alors j’échouais dans le pré carré réservé à une petite compagnie qui faisait la manche !
Que de souvenirs qui me sautent au visage alors que trainant un peu la jambe et aidée de ma canne, je refais soixante ans après le parcours de mon enfance en me disant que finalement nous n’étions pas si malheureux, mon frère et moi ; même le goût des cacahuètes me revient en bouche et je ne résiste pas à m’acheter ce petit sachet. Les marchands ont changé mais les triporteurs boutiques demeurent. C’est alors que j’entends une clochette, c’est le signal de Guignol enfin son succédané. Je m’approche lentement de la petite place ; personne autour de moi. Je regarde le rideau s’ouvrir j’aperçois un bonhomme chauve au dernier degré qui grimace en tenant un objet indéterminé et une main l’index tendu qui le nomme… Mais comment au fait se nomme-t-il ce personnage égrotant ? Guignol a donc tant vieilli ? Non ! J’ouvre les yeux et le doux zéphyr me caresse la joue. Il est temps de partir.






