Mil et une – jeu de l’été – le troisième

Mil et une

Pour ce troisième jeu de l’été nous vous invitons à nous proposer des textes à propos de cette image. On peut en utiliser une ou plusieurs.

La bouteille à la mer

Cette année, j ‘ai décidé de partir à la mer. Je me suis lancée un défi. Mais c’est par où la mer ?

Avec ma vieille guimbarde j’en ai traversé des chemins, et des embûches. Que d’aventures ! Tout d’abord, il y a eu ce petit garçon roux comme un roudoudou qui vendait sur le bord de ma route des livres et n’importe lesquels, des dictionnaires de latin pas des polars ma lecture de prédilection. Ensuite, une bâtisse toute rouge un peu de guingois me fit de l’œil et le fus enchantée par Mozart et sa flûte bien que je préfère son concerto pour clarinette ; ah « Out of Africa » quel beau film ! Robert Redford ! Prise d’un vertige je m’aperçus que j’avais une petite faim. Je me suis arrêtée sur le bord de la route ; une dame, cheveux dans le zéphyr matinal, vendait des confitures de fraises et justement une baguette de pain frais m’attendait ; une pause-café s’imposait. Qu’y avait-il dans cette confiture ? Mystère !  Des images survinrent dans ma tête, alors que, allongée près d’une cascade qui chantait à briser du cristal de Bohème, je rêvassais. Soudain, des joueurs de jazz s’invitèrent dans mon terrain de jeu.  Je n’y connais rien en jazz sauf la « petite fleur » de Sydney ; j’entrevis alors une fleur sur laquelle je me suis précipitée pour la sentir, respirer son parfum ; aucune odeur : synthétique ma plante.  Frustrée, je repris ma route fraiche, reposée, à bord de ma chignole teuf teuf ; enfin en direction de la mer.

Après tous ces détours et contours, je ne savais plus m’orienter. Je me fourvoyais dans un coin remplit d’immeubles ; cela ne pouvait être là. Le GPS ? Ah non point du tout, la bonne vieille carte Michelin qui ne signale pas la nationale n°105550 qui mène à la mer. Que faire alors ? Ça y est j’ai trouvé, lancer une bouteille à la mer !

Un petit tag suggéré par Soène

et elle a bien fait §

1/As-tu une ligne éditoriale pour ton blog ? Si oui, quelle est-elle ?

Pas vraiment des rubriques qui me plaisent.


2/Pourquoi avoir choisi ce titre pour ton blog ?
Et bien mon nom de famille c’est Soleillant donc cela s’imposait.

3/Pourquoi avoir choisi cette en-tête pour ton blog ?
Je change ma bannière de temps en temps et celle-ci pour me rappeler mon voyage au bout du monde.

4/En moyenne, combien de temps mets-tu pour rédiger un billet ?
Quand c’est pour de l’écriture cela peut être long . Et puis tout dépend de ce que l’on écrit. Pour les photos c’est le choix qui prend du temps.

5/Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?
c’est variable. En ce moment je fais demi pause alors je dirai une demi heure. Mais aussi il faut prendre le temps de lire les autres blogs !

6/Ton moment préféré pour écrire ?
Le matin avec ma première tasse de café.

7/Considérant le nombre de visiteurs et de coms pour cette catégorie, tu pourrais la laisser tomber sans que le blog en souffre ?
Je suis très novice en matière de tags je crois que cela doit être le deuxième et je ne pense pas que mes lecteurs souffrent de cette absence

8/Qui m’aime me suive. Préfères-tu avoir une grande affluence diversifiée ou le même gang de fidèles ?
ah les fidèles bien sûr. On finit par les connaître et même penser spécifiquement à ceux-là qu’auxautres.

9/Tu as déjà pensé à devenir booktuber ?
non je ne connais pas ce mot. Je lis pour moi c’est sûr. Je recommande à mes amis mais quant à faire des commentaires j’ai essayé mais c’est un peu fastidieux. Mais je vais chez certains pour lire leur publications et cela me donne envie ou pas.

10/Tu as déjà pensé mettre la clé sous la porte pour ton blog ? Si oui, pourquoi ? Et pourquoi continuer ?
oh oui souvent même. Parfois je ne publie rien mais je reviens toujours.

Voilà. Un peu de moi et je file in petto chez le kiné ! comment vous dites ? pas encore finies les séances ? et non le kiné est tellement gentil que même s’il me fait souffrir c’est un plaisir d’y aller ?

Du Coté de chez Ma’ – juillet 30/52 – volet

Du coté de chez Ma’

Non vous ne rêvez pas, me revoilà sur le circuit de Ma’ après une pause.

La mode est au recyclage donc pourquoi pas les volets en support de déco ! et avec un vieux broc chiné chez lzs Emmaüs voilà mon mur bien habillé. Je l’accorde la photo est un peu floue mais elle montre bien ce qu’elle montre.

en espérant ne pas rester muette trop longtemps je vous dis à tout bientôt

Mil et une – jeu de l’été – première quinzaine

Mil et une

Pour ce premier jeu de l’été nous vous invitons à nous proposer des textes ayant trait, de près ou de manière détournée, à

l’univers des contes et des fables.

Nouvel écrit ou texte personnel plus ancien qui vous tient à coeur, ancré dans la modernité ou dans le passé, tous les textes sont les bienvenus pour célébrer à notre façon le quatre centième anniversaire de Jean de la Fontaine.

le renard et la mésange

Une mésange zinzinulait dans les branches d’un vieux poirier gangrené de zeuzères. Passant par là un renard affamé entendit le chant mélodieux et se dit qu’il ferait bien son déjeuner de cette chanteuse de zarzuela. Il s’approcha doucement…

  • Hé hé, ce n’est pas une zoopsie* c’est bien ma douce et belle mésange que j’entend là ! Quelle  belle voix, tout en mélodie harmonieuse ma chère…
  • Ah oui et tu crois que tu vas pouvoir me faire le coup du corbeau !
  • Oh que non, mais ce matin, j’ai lu dans mon horoscope que j’allais faire une rencontre et que c’est le jour à faire la paix avec ses amis. Tu es bien mon amie ? Alors descends me voir,  je te ferai un bisou magique en signe de réconciliation.
  • Tu me  prends pour une bécasse ? D’abord c’est quoi ton zodiaque à toi, zozota la belle mésange.
  • Je suis né sous le double signe du zèbre et du zoulou,  répondit le carnivore, un peu énervé. Mais qu’est-ce qu’elle me fait la jouvencelle ? grogna t-il dans son museau velu, je vais devoir jouer serré. Que tu as un beau plumage, ce zinzolin un zeste moiré te va à ravir !
  • Dis donc, t’es daltonien, ma parole,  t’as pas vu que le vert me va mieux au teint que le rouge…
  • Ah ma chère, le soleil au zénith ma trouble la vue, mais qu’importe descend donc que je me rende mieux compte de la couleur de tes plumes et par là même je te donnerai un petit bisou.
  • T’as pas fini de faire le zouave, tes ruses sont éculées depuis longtemps.
  • Oh non tu ne saisis  pas ! Je désire vraiment être en phase avec mon moi-même. Vois-tu j’ai bien réfléchi et maintenant, je suis zen et je désire vraiment te prouver mon amitié en t’embrassant. Tiens je ferme les yeux…

La mésange méfiante devant tant de zèle, lança une petite boule de mousse sur le museau du renard qui la goba aussitôt.

  • Ah ça je me doutais bien de tes menteries ricana la mésange!
  • Je plaisantais bien sûr ! répliqua le renard. Ah la petite sotte ! Elle est aussi maligne que moi pesta le renard ; mais rira bien qui rira le dernier. J’arriverai bien à la zigouiller. Allez viens me faire un « bec » en signe de paix. Je te jure que tu n’as rien à craindre.

La mésange descendit et dans un petit mouvement d’aile aussi léger que le zéphyr un matin de printemps, effleura le museau du renard puis s’envola si vite que le pauvre canidé mordit  dans le vide.

  • Zut et zut ! s’écria t-il furieux en tournoyant sur lui-même.
  • Alors là mon vieux, tu perds la main, tu deviens zinzin et gâteux ; t’es bon pour le zoo. Et là bas point de zizanie avec tes congénères, la gamelle tombe tout prête. Zéro pointé.

Le renard penaud et ivre de colère s’enfuit en zigzaguant à travers les taillis sans voir ni lièvre ni lapin.

Peut-être court-il encore !