A M E L A N C H I E R petit arbuste
ont recherché dans leur petite flore
- Covix clic
- Christine : clic un retour bien apprécié
- Ghislaine A besoin de soins et de repos. Je sais qu'(elle est forte et qu’elle reviendra bientôt
- Jazzy : clic
- Jill clic
- Kimcat : clic
- Miss Tortue clic
- Zazarambette clic
mon texte
Allongé sous un amélanchier, sur la couverture en carmeline de vigogne, je vis approcher Marceline. Elle flânait sur le chemin de la petite abbaye en ruine. Nous appelions ce coin la Machine verte sans que personne ne connaisse l’origine de cette appellation. Il y a si longtemps que je ne l’avais vue.
Je me revis, une bonne quinzaine d’années plus tôt, ici même, tenant la main de Marceline. Toute notre bande de copains, allions à la Machine verte en chantant des refrains appris en colo de vacances. Cette année, nous irions tous au collège ; notre fine équipe allait se disloquer. Jamais plus, nous ne partagerions nos trésors de friandises ; caramel, bonbons, chocolats comme chantait Annie Cordy.
Je me souvins de ce dernier jour ; Marcel, jumeau de Marceline passionné par les pierres avait ramassé une analcime. Nous nous étions moqué de lui profitant de cette hilarité pour voler un baiser à Marceline. Mon cœur de pré-ado s’était enflammé. Je revis sa petite robe rouge carmin à pois blanc et noir, qui découvrait des genoux un peu écorchés couronnés de mercurochrome. On aurait dit des coquelicots. Je me souvins de l’anarchie de mes sentiments et des frissons qui me firent trembler. Avec un petit câlin, elle dit dans un souffle qu’elle n’irait pas au collège, qu’elle partait en école de danse à Lyon puis ensuite peut-être à Paris.
Tout se fondait et se confondait dans ma tête… Anne qui m’avait quitté, la semaine dernière, Marceline…










