Ogier, vêtu de son éternel imperméable beige, s’était installé à la table d’une obscure taverne adossée à la berge du canal. Face à lui, un marin au teint basané et à la mine patibulaire vidait sa chope : un authentique ibère qui ne desserrait les dents que pour commander une nouvelle bière.
Soudain, un bruit sourd retentit près du comptoir. Le tavernier venait de trébucher, renversant d’un coup son plateau. Une gerbe d’étincelles jaillit de la cheminée alors que les verres volaient en éclats.
— Bigre ! s’écria Ogier en reculant sa chaise. Quelle orgie de vaisselle cassée !
Le calme revenu, le cuisinier sortit de l’arrière-boutique pour présenter le plat du jour. C’était un gibier des marais à la présentation douteuse, flanqué d’une pauvre volaille aquatique — un grèbe huppé, ou ce qu’il en restait — dont la chair semblait avoir été grossièrement gobée par les mouches avant même d’arriver dans l’assiette. Ogier regarda son voisin espagnol, paya l’addition en vitesse, et décida que, pour ce soir, le jeûne serait sa meilleure option.
et chez vous
Bravo pour tous vos textes merci de vos participations
A tout bientôt

Au tord boyaux, le patron s’appelle Bruno 😉 bises jill
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Coucou ma Lilou
Vaisselle cassée, c’est la fessée, vaisselle foutue, pan-pan cucul ..
Bises et bon début de semaine. Zaza
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