Week-end en tableau – 1 – Les roses


Balthazar van der Ast

Roses avec un papillon,

Artiste : Balthasar van der Ast (vers 1593/1594–1657)
Date : Années 1630
Technique et support : Huile sur panneau de bois

A une époque où l’on utilisait pas le rose ni le violet Balthazar a su utiliser sa palette Le terme « rose » n’existait pas vraiment comme couleur autonome : Au XVIIᵉ siècle, la nuance était considérée comme un « rouge clair ». On l’obtenait principalement en mélangeant du blanc de plomb à des laques organiques (issues de la garance, du bois de Brésil ou de la cochenille).

  • Le cas du violet : C’était effectivement l’une des couleurs les plus difficiles à élaborer avant la synthèse chimique au XIXᵉ siècle. Pour créer un violet, les peintres juxtaposaient ou superposaient une couche de bleu (souvent de l’azurite ou du lapis-lazuli) avec une laque rouge transparente. Le pigment minéral violet pur (comme le violet de cobalt) n’existait pas encore.
  • L’instabilité des pigments : Les laques roses végétales ou animales utilisées à l’époque étaient très sensibles à la lumière (fugitives). C’est pourquoi de nombreuses toiles du XVIIᵉ siècle ont perdu leurs roses et violets d’origine, devenant grisâtres ou jaunies au fil des siècles.

Chez des peintres comme Balthasar van der Ast, l’usage de ces laques rouges pures coupées de blanc permettait d’obtenir cette fraîcheur rosée caractéristique des pétales, qui relevait d’un réel savoir-faire d’atelier.

Un peintre Hollandais que je découvre ; pour cette toile La fragilité du vivant : La rose épanouie, les pétales légèrement froissés et les feuilles grignotées rappellent la nature éphémère de la beauté et le passage du temps (memento mori).

Le monde marin et exotique : Les deux coquillages précieux (notamment un cône) témoignent de l’ouverture maritime des Pays-Bas et de l’engouement des collectionneurs de l’époque pour les naturalia rares venus des colonies.

Le microcosme des insectes et animaux :
Les myosotis bleus au premier plan rappellent traditionnellement le souvenir persistant.
Le lézard (à gauche) et la sauterelle (sur la tige) incarnent le monde terrestre et la décomposition lente.
Le papillon (un Vulcain) posé sur la rose de gauche symbolise au contraire l’âme, la résurrection et la légèreté spirituelle.

Amande douce Lawrence Alma-Tadema
Covix Pierre joseph Redouté
Fardoise
François
Golondrina63 Henri Fantin Latour
Jazzy.Auguste Desch
Josy
KImcat des roses encore des roses
Pulsatilla
Marie des vignes
Martine tortue
Mireille Edith White
Miss Yves
Monica Breitz J. Williams Warterhouse 
Zaza J.William Warterhouse

Tous les tableaux ne sont pas exposés je reviendrai plus tard.

merci pour vos belles participations;

2 commentaires sur « Week-end en tableau – 1 – Les roses »

  1. Coucou ma Lilou
    Le tableau que tu a choisi est magnifique
    Pour la saisie des identifiants sur mon blog pour commenter, j’ai le même souci sur tous les blogs WordPress.
    Bises et bonne journée. Zaza

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