Le mot mystère – les textes 50- demiurge

La Demiurge et son œuvre


La Demiurge voulait créer le monde.
Elle commença par le derme, puis inventa la durée et construisit une grande digue.
Elle créa un eider, puis un étrange dimère,
et une créature appelée Dreige, qui ne savait faire que des bêtises.
Elle donna aux émirs un bouclier nommé Egide,
puis créa Emier et Emeri, deux assistants chargés de l’aider.
Mais, en fabriquant un homme, elle ne réussit d’abord qu’une demie personne.
— Oups ! dit-elle.
Après avoir tout digéré, elle recommença.
Cette fois, son œuvre fut magnifique.
Emeri applaudit :
— Quelle artiste !
La Demiurge sourit :
— Évidemment. Quand on crée le monde, il faut parfois accepter de faire quelques essais !

et chez vous
Covixle mariage de Karolina
Elealaureen
FrançoisNitescent
Ecrisdellela secte
JakMystère au club de tennis
JazzySteinen et Stecie répètent
Jill BillQuestionnement
Marie Sylvie
Le scintillement des choses simples
Martine martin
TortuePetit théâtre en bord de Seine
ZazaTout ce qui brille n’est pas d’or

Bravo pour tous vos textes merci de vos participations

A tout bientôt

L’atelier de Nanou – anagramme 18 communauté

Nanou on la trouve : ici

Le matou, le mécano et le canoé

Comment un matou, au poil cutané,
Pouvait-il naviguer sans se mouiller les pieds ?
Il avait déniché, derrière un vieux monceau,
Un canoé rafistolé par un mécano.

Un maton du quartier, grand amateur de contes,
Lui cria : « Pas question ! Ce bateau, ça se dompte ! »
Mais le matou, sans peur, embarqua son canot,
Avec trois souris grises et un bout de gâteau.

La rivière avait des muances étranges,
Des remous de travers, des tourbillons qui mangent.
Le chat, très concentré, gouvernait du museau,
Tandis que les souris ramaient comme des pros.

Comment finit l’histoire ? On raconte au village
Que le maton, depuis, a changé de langage :
Il rêve de canoé, de souris et d’eau claire…
Et le matou, lui, dort sur le fauteuil du maire

La Licorne – 123 – Nous les Dieux

Filigrane

Nous les Dieux

Nous les dieux, nous avons tout essayé : lancer la foudre, déclencher les tempêtes, provoquer des passions, semer la zizanie. Mais les humains sont incorrigibles. Ils nous prient le matin, nous oublient à midi et nous accusent le soir de tous leurs malheurs.

Nous, les dieux, avons pourtant fait de notre mieux. Nous leur avons donné la beauté, l’intelligence, le rire… et même la liberté. Grave erreur ! Depuis, ils font n’importe quoi et réclament notre intervention dès que le ciel leur tombe sur la tête.

Alors, entre deux colères de Zeus et trois caprices d’Aphrodite, nous prenons une pause. Après tout, être immortel ne signifie pas être disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre !

Et si les humains savaient combien nous les envions parfois… Eux au moins ont une excuse pour leurs bêtises : ils ne sont pas des dieux !

Week-end en tableau – 2 – le thème octobre

La pluie… on l’a tant attendue

Après des semaine à l’espérer, la voilà enfin ! Mais en peinture, la pluie n’a pas toujours le même caractère.

Nous avons un mois à 5 samedis – aussi je vous propose pour le 31 octobre de choisir l’un ou l’autre thème pour illustrer votre article donc soit les vestiges et souvenirs – soit la pluie.

À samedi

Week-end en tableau – 1 – Vestiges et souvenirs

Andrew Wyeth

Andrew Wyeth (1917-2009) est un peintre américain majeur du réalisme, connu pour ses paysages ruraux de Pennsylvanie et du Maine. Il peint avec une grande précision des maisons, des granges, des champs et des objets ordinaires, souvent dans une atmosphère silencieuse et contemplative.
Une bicyclette abandonnée dans les herbes hautes, devant une vieille maison : un objet familier devenu vestige. Elle évoque une présence humaine disparue et, avec elle, un morceau de vie qui semble s’être arrêté là.

Amande douce
Covix
Fardoise
François
Golondrina63
Jazzy.
Josy
KImcat
Pulsatilla
Marie des vignes
Martine tortue
Mireille
Miss Yves
Monica Breitz
Zaza

merci pour vos belles participations;

Week-end en tableau – 1 – Vestiges et souvenirs

Atanas Matsoureff

La porte :

Une vieille porte, une façade dont l’enduit s’effrite, des fils électriques emmêlés, une végétation qui gagne peu à peu le mur : tout ici porte les marques du temps. Pourtant, cette porte semble encore attendre quelqu’un, avec sa boîte aux lettres et ses inscriptions presque effacées. Matsoureff transforme ainsi un élément banal en véritable témoin d’une vie passée : on ne voit personne, mais on devine ceux qui ont vécu derrière cette porte.

Atanas Matsoureff est un aquarelliste bulgare né en 1975 à Bansko. Autodidacte, il a d’abord étudié la sculpture sur bois avant de se consacrer à l’aquarelle à partir de 1998 ; son travail, entre réalisme et réalisme magique, s’attache particulièrement aux paysages et aux choses simples, avec une grande attention portée à la lumière et aux matières

Amande douce Henri Fantin-Latour
Covix
Fardoise Louis Ageron
François
Golondrina63 Eugène Isabey
Jazzy.Pieter Bruehgel l’ancien
Josy Firmin Baes 
KImcat Henriëtte Ronner-Knip 
Pulsatilla Antoine Ferreyroles
Marie des vignesvestiges et souvenirs
Martine tortue Cornelis Pietersz Bega
Mireille
Miss Yves Escher
Monica Breitz YVONNE JAN HAFFEN 
Zaza Serge Mazet.

merci pour vos belles participations;

Le mot mystère – les textes 49- Nitescent

L’Éblouissement de Sienne

Une lumière vive inondait le paysage, révélant le nitescent éclat du petit matin sur la Seine. De passage dans la région, des marchands nicéens observaient avec admiration la cité de Sienne, dont la beauté nette et éclatante captivait le regard. Ma nièce, fascinée par ce tableau solennel, restait immobile : la douceur de l’air s’était si bien sentie qu’elle en oubliait le temps qui passe.

Près d’elle, un bambin accroché à sa tétine contemplait lui aussi les reflets dorés du soleil. Un peu plus loin, au fond du port, l’eau obscure d’une vieille sentine semblait soudain illuminée par cette teinte spectaculaire. Aucun rituel mystique d’une quelconque secte ne saurait égaler la magie pure de cet instant éblouissant.

— Que cette splendeur tienne encore quelques minutes, murmura-t-elle, alors que les promeneurs, d’abord tenus à distance par la fraîcheur de l’aube, commençaient à affluer.

Ce spectacle fascinant teste notre capacité à nous émerveiller face à la lumière.

et chez vous
Covixle mariage de Karolina
Elealaureen
FrançoisNitescent
Ecrisdellela secte
JakMystère au club de tennis
JazzySteinen et Stecie répètent
Jill BillQuestionnement
Marie Sylvie
Le scintillement des choses simples
Martine martin
TortuePetit théâtre en bord de Seine
ZazaTout ce qui brille n’est pas d’or

Bravo pour tous vos textes merci de vos participations

A tout bientôt

Week-end en tableau – 1 – le thème octobre

Vestiges & Souvenirs

La mémoire du temps qui passe

Ce thème vous invite à explorer la trace : celle que le temps laisse sur les objets, les lieux, les paysages ou les êtres. Il s’agit de capter la beauté de ce qui a vécu, la nostalgie d’un instant révolu ou la poésie de ce qui s’efface doucement.

Quelques pistes pour nourrir votre inspiration :

  • Vieilles pierres & Architectures : ruines, portes en bois vermoulu, façades décaties, volets effrités, serrures rouillées, ponts ou fontaines moussues.
  • Objets patinés & Natures mortes : poteries ébréchées, ustensiles anciens, jouets d’autrefois, lettres jaunies, boîtes de famille, dentelles.
  • Lieux de mémoire & Intérieurs : coin de grenier traversé par un rayon de lumière, grange abandonnée, fauteuil vide près d’une fenêtre, jardin oublié.
  • Traces de la nature : chênes centenaires, souches recouvertes de mousse, chemins creux, épaves oubliées.

À samedi

Week-end en tableau – 2 – Les roses

Valdemar Korerup

Un moment de reflexion 1923


L’artiste est Danois. Le Musée d’Orsay le classe comme peintre de portraits et d’intérieurs .

L’école danoise : Kornerup s’inscrit dans la grande tradition des intérieurs scandinaves de la fin du XIXᵉ siècle (proche de l’esprit d’un Peter Ilsted ou de l’école de Skagen), caractérisés par une atmosphère calme, recueillie et domestique.

Le jeu des portes en enfilade : Le cadrage met en valeur le passage de la lumière entre la chambre au premier plan et la pièce du fond, un motif très prisé dans la peinture nordique pour créer de la profondeur et du mystère.

La poésie du quotidien : La robe rose apporte une touche de couleur chaude et éclatante au centre d’un décor très sobre, où les éléments simples (le lit, la commode en bois vert, le miroir, le bouquet) participent à une ambiance intimiste et suspendue.

L’attitude du modèle : La jeune femme ne regarde pas directement les fleurs ni le miroir, mais garde la tête légèrement inclinée, la main posée sur sa poitrine, absorbée par ses pensées.

La poésie du temps suspendu : Fidèle à l’esprit intimiste des peintres danois de son époque, Kornerup capture ici un instant d’introspection pure, où le cadre domestique et la lumière douce viennent souligner cette parenthèse d’émotion retenue.

Je serai absente toute la journée et ne pourrai mettre vos liens.

Amande douce
Covix
Fardoise
François
Golondrina63
Jazzy.
Josy
KImcat
Pulsatilla
Marie des vignes
Martine tortue
Mireille
Miss Yves
Monica Breitz
Zaza

Tous les tableaux ne sont pas exposés je reviendrai plus tard.

merci pour vos belles participations;

L’atelier de Villejean – Prosopopée

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Consigne d’écriture AEV 2627-03 du mardi 22 septembre 2026

Moi, c’est Filou. Un bâtard noble, croisé de fox-terrier et de je-sais-quoi. Je parle, personne ne m’écoute, tant pis, je vous raconte tout.

Ce matin, j’ai vu passer un pigeon. Voilà. C’est déjà pas mal, une journée. Les humains croient que je ne pense à rien — et c’est vrai que je ne pense pas beaucoup — mais je pense fort.

Hier soir, à la télé, il y avait une corrida. Figurez-vous que ça m’a remué le museau. Un taureau énorme, noir, fumant de colère, face à un bonhomme en habits de lumière qui agite un chiffon rose. J’ai pas compris pourquoi le monsieur ne mordait pas. Moi, à sa place, j’aurais mordu. Deux fois. Le mien de combat, c’est contre le facteur : je perds à chaque fois, il a des croquettes dans la poche, c’est un adversaire déloyal.

Le maître, justement. Parlons du maître. Sa voix, c’est ma boussole. Quand il dit « Filou » sur le ton grave, je me fais tout petit derrière le canapé. Quand il le dit sur le ton aigu, en penchant la tête, c’est promenade, c’est bonheur, c’est Paradis. Toute une vie de chien tient dans les fréquences d’une seule voix. C’est Extraordinaire, non ? Enfin, pour moi. Pour vous, c’est juste un monsieur qui parle à son chien.

Parfois il me nomme en regardant la mer. Nous sommes allés une fois sur la Baie des Anges. Moi qui croyais que les anges, ça nageait pas. Il m’a posé sur le bord de l’eau, j’ai aboyé aux vagues pendant trois heures — elles répondaient jamais, mais elles revenaient toujours, têtues. J’adorerais bien y retourner. Les galets là-bas, ça fait un bruit de croquettes géantes sous les pas. C’est trompeur, mais c’est joli.

Un souvenir d’enfance ? J’en ai un. Avant les croquettes du maître, il y a eu l’odeur d’une niche immense, une maman chaude et une fratrie de huit morveux qui me marchaient dessus. Le premier jour chez le maître, j’ai hurlé toute la nuit. Il est descendu en pyjama, il s’est assis par terre à côté de moi, et il est resté. C’est là que j’ai décidé qu’il était le mien. Les chiens décident vite. C’est notre version de l’éternité.

Et puis il y a la Crème Chantilly. Vous savez, cette mousse blanche et sucrée qu’il met sur les fraises en été ? L’an dernier, il m’en a donné une lichette. J’ai vu le Paradis des anges de la Baie des Anges, justement. Depuis, je m’assois sous la table dès que j’entends le shhhhooooot de la bombe de crème. Le maître dit que je suis ridicule. Le maître a raison. C’est pour ça qu’on s’entend.

Voilà. J’ai parlé de tout, de rien, du taureau, des anges, du pyjama et de la Chantilly.

Maintenant, si vous voulez m’excuser — le pigeon est revenu.

Filou, élevé à la voix de son maître 🦴