Chantons en français – Alain Souchon

un grand parmi les grands. j’aime sa voix douce, ses textes dans lesquels il dit tout avec douceur et gentillesse ; mais c’est dit.

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale

Paroles Alain Souchon musique Laurent Voulzy

L’expression de la sapience – 37

Dans le recueil facétieux de Boursault (tome II, page 153), publié en 1758 et ayant pour titre : Lettres nouvelles, on trouve comme explication de cette locution proverbiale tant soit peu originale, l’anecdote suivante :

Le merle blanc
Le merle blanc

« Un paysan, s’étant accusé à confesse d’avoir brisé une haie pour aller reconnaître un nid de merles, le confesseur lui demanda s’il avait enlevé les merles. – Non, répondit le paysan ; ils n’étaient pas encore assez gros ; je les ai laissés pour qu’ils puissent croître jusqu’à samedi ; j’irai alors les dénicher, afin de les faire fricasser dimanche. Que fit le curé. Il profita du renseignement (qui cependant lui avait été donné sous le sceau du secret), et s’en alla le vendredi matin dénicher lui-même les oiseaux. Le samedi, le paysan se leva de grand matin, mais trouva la place vide.

« Il en fut consterné tout d’abord, puis il eut un doute que le curé lui avait fait une supercherie ; néanmoins il n’osa rien dire. Quelque temps après, le paysan qui avait encore sur le cœur le tour que lui avait joué le curé retourna à confesse. Le prêtre lui fit une question sur une particularité de son existence ; mais le paysan, se méfiant de lui, répondit par ces mots : A d’autres, dénicheur de merles ; je ne me laisse pas attraper deux fois. »

Le récit de cette anecdote apprend l’usage que l’on doit faire de cette locution proverbiale. On l’emploie contre ceux que l’on croit vous avoir trompé à votre insu, pour leur donner à entendre qu’on n’ignore pas ce qu’ils ont fait et que l’on ne veut pas être de nouveau leur dupe.

La Licorne – 86 – La passagère du silence

Filigrane

C’est toujours un crève-cœur lorsque l’on découvre que son enfant, celui que l’on chérit de toute son âme n’est pas tout à fait comme les autres. Quand il naît, il est parfait et le restera malgré un handicap. Milly est une jolie petite fille aux cheveux de miel aux yeux pétillants de malice et de bonheur mais voilà elle n’entend pas. Ses oreilles restent insensibles au moindre son. Alors que faire de cette gamine ? Sa mère la rejette ! On ne fera rien avec elle. Je voulais qu’elle apprenne le piano ou le violon mais là c’est un désespoir. Son père lui garde son amour et est pourtant incapable de s’en occuper. Aucune démarche ne sera faite pour que Milly puisse se développer harmonieusement. Très vite elle est confiée à Nounou qui apprend à communiquer avec elle. Sa mère, elle ne la verra pratiquement plus juste une carte postale de temps en temps.

    Pourtant Milly a un secret. Elle lit, elle dessine et adore « faire de la peinture ». C’est avoir bonheur que Nounou lui installe un chevalet dans un coin de sa cuisine. Chaque jour Milly, sur la pointe des pieds se cramponne à son pinceau et fait naître des volutes, des arabesques puis à force travail car c’est du travail, elle réalise des petites fresques sur des grandes feuilles de papier, un peu à la manière du Douanier Rousseau ; Nounou lui a montré des albums de peinture.

    Elle ira aux Beaux-Arts, deviendra un très grand peintre connu et reconnu. Sa surdité ? Elle en a fait un atout. Tout dans son œuvre respire la paix et le silence, des couleurs douces aux coups de pinceau légers, effleurant la toile. Elle sera surnommée plus tard la « passagère du silence » !

Le goût des autres – devoir 170 – chaleur

Le Goût des autres

Mes divagations spirituelles ( bien modestes)

Je ne sais ni comment je vis ni encore moins comment je survis. Peut-être parce que je vis dans un coin perdu de nature où les forêts domaniales sont encore très importantes. Le fait est que la canicule telle que les médias nous l’imposent n’est pas arrivée jusque dans mon jardin. Oh la la je vous entends quelle veine cette Lilou encore inconnue qui vient donner un coup de pied dans une fourmilière installée depuis bien longtemps dans la blogo.

Rassurez-vous comme tout un chacun, je souffre de la chaleur et que loin de me liquéfier, je me dessèche car mon eau, je la perds tant et plus. Alors je m’installe un petit ventilo qui se branche sur mon ordi un autre près de mon fauteuil préféré, car lorsque je regarde la télé, et oui, il arrive que quelque programme présente un intérêt, faible, je l’accorde ou bien un petit polar pour lequel le coupable se découvre immédiatement, l’émotion monte et là je me remets à perdre mon eau. Mieux encore, je me mets en mode « grotte » tout fermer : cependant ce n’est pas le top ; l’hiver on ferme pour le froid et l’été pour la chaleur. J’ai l’impression d’hiberner tout l’année. Quand vais-je respirer normalement ?   Et là je m’interroge, comment Pithécanthrope, Neandertal et autres homos de tous poils supportaient-ils les intempéries ?Ont-ils pensé que nous les Homos sapiens « développés et évolués, enveloppés de leurs connaissances » souffriraient d’un tel changement climatique eux qui sortaient de la période glaciaire. Comment je suis dans l’anachronie et dans l’uchronie tant pis. Je vais de ce pas quitter ce vêtement qui me tient trop chaud et me balader toute nue…

Tintin dans tout cela ? je n’aime pas la BD mais je me souviens d’avoir feuilleté cet album où le Haddock souffrant d’hallucination étranglait ce pauvre Tintin voulant faire sauter le bouchon d’une bouteille de champagne.

Mil et une la suite – sujet 57

Miletune

Le mot facultatif :  addiction

Je vole

Je ne pourrai dire que l’image provoque une forte inspiration mais j’avoue que flotter au-dessus de nuage et voir la France d’en haut confère une sensation de puissance. Pour avoir pris l’avion souvent, les premières minutes de vol sont plaisantes. Je laisse mon esprit divaguer entre ce que je quitte et ce que je vais découvrir. Ces nuages qui moutonnent que je vois en général dans l’autre sens me laissent imaginer des formes bizarres, j’imagine comme tous les gamins des animaux préhistoriques ou familiers ; tiens ici à droite un poisson ! Lequel je ne sais mais il avance en même temps que moi. Et un poisson au-dessus des villages qui rapetissent au fur et mesure que l’avion prend de l’altitude, ce n’est pas banal. Alors je me laisse emporter en rêvant à la liberté des oiseaux.