


Despote, banquise, tendance, zest, mensonge, urgence, brume, stradivarius, escarpin chantilly.
A la manière de Robert Desnos
Un despote en escarpin sur la banquise jouant d’un stradivarius à en perdre l’ haleine, ça n’existe pas. Mais lorsque celui-ci déguste une crème chantilly agrémentée d’un zeste de citron dans la brume et assis tout de bizingois alors là…
Ça n’existe pas non plus ! Ou alors il y a nécessité de consulter en urgence mais ce n’est que mensonge ! Ça n’existe pas plus qu’une fourmi de dix mètres de long.

correspondance
Puisque tu te plains de mes pattes de mouches, je me résous à t’envoyer un mail.
Seulement tu ne viendras pas te plaindre qu’il a disparu. Que la corbeille de ton ordi, a fait son office et que tu oublieras mes lignes ; Toi qui adore la correspondance épistolaire, toi qui aime sentir l’encre marron que distille ma plume au fil des mots, toi qui aime chiffonner le papier pour mieux le lisser ensuite et essayant de lire dans les creux et les lignes formés, comme si c’étaient les lignes de la main.
Ne viens pas me dire que la communication est froide et impersonnelle : les belles lettres, les pleins et les déliés te manqueront. Comment, il faut en plus que je cherche une police adaptée ? alors là non pas question. Et puis que vient faire la police dans notre courrier ?
Alexander Averin
Alexander Averin est né à Noginsk, près de Moscou. Le principal thème de la peinture d’Averin est celui des scènes de genre représentant de charmantes jeunes femmes russes sur fond de prairies et de jardins en fleurs, de bancs de rivières ombragés et de paysages marins. Notre ami Wikipédia n’a pas plus de renseignements. C’eset dommage mais si vous allez vous balader sur le net vous trouverez d’autres toiles superbes de ce peintre.
C’est probablement la fille de l’artiste; Celui-ci né en 1952 peint surtout des bord de mer. Couleurs très lumineuses c’est ce qui a attiré mon oeil !

Chez les aminautes :
Golondrina63 entre ciel et terre
Josy Frans Snyders restée sur les odeurs
Les bonheurs de Sophie Sylvain Chétaille
Luna ici
Martine Tortue Jessie Willcox Smith
Monica Breitz Philibert Léon Coudurier
Zaza Rambette Gérard Villemenot j’adore !
Si j’ai oublié quelqu’un, pas de panique il suffit de mettre un commentaire avec le lien et je corrige.
Bises à Tous
dans ma contrée il y a quelques années quand j’allais encore en rando ; envie de reprendre un peu les marches rien que pour faire de belles photos comme-celle-ci.

A bientôt
Le Clic Clac chez Tortue, c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Quelque part en Jordanie
Devoir de Lakevio du Goût N°172

J’aime beaucoup cette toile de Van Gogh.
Je pense que vous aussi vous l’aimez.
Je suis sûr que vous avez quelque chose à en dire.
Ce serait bien si, en le disant vous y placiez ces dix mots :
Désert
Retraite
Solitude.
Automne
Réaction
Fauteuil
Épouse
Chagrin
Froid
Chemise
Le vieil homme triste
Pourquoi a-t-il fallu qu’à l’automne de ma vie, je lui avoue que je l’avais trompé. C’est bien simple quand nous allions faire les moissons, à l’ombre des meules de paille, nous faisions pranière (la sieste) mais pas que ! Dédé était là à me tourner autour et je n’ai pas résisté. Pourquoi Emilie n’a pas compris ! A l’heure de la retraite bien méritée, j’avais espéré que avouer mes péchés à mon épouse, me serait pardonné si ce n’est par Dieu (je ne crois pas ) par elle. Tant d’années ensemble c’est un ciment non ? J’avais rêvé de voyage, de balades dans la campagne avec Toby, sur des chemins lumineux, en dehors des champs à cultiver. J’avais rêvé aller à la pêche à la sardine, j’avais rêvé encore et encore de tant de choses !
Mais voilà je tourne en rond dans une solitude pesante. Dépité, voilà ce que je suis dépité. Je suis dans le désert, pas sobre comme un chameau et l’humeur chagrin. Emilie est partie après avoir tout détruit sur son passage ; une vraie tornade. Je ne pensais pas provoquer une telle réaction. Ce qui me fait le plus mal, elle a brûlé mon fauteuil préféré celui avec du cuir havane, dans l’âtre les restes rougeoient encore. Même Toby l’a suivie. Elle ne m’a laissé qu’une chemise et une pantalon le bleu de travail comme elle disait.
Le froid le mord. La cheminée a englouti les vestiges de sa vie.

Ça fait quatre ans que je vous propose à peu près chaque semaine un « Devoir de Lakevio du Goût ».
Si vous n’en avez pas marre, voici le 173ème devoir.
Cette toile d’Émile Friant arrive un certain nombre de devoirs et plus de deux cents semaines après le premier devoir que je vous ai proposé.
En attendant lundi, je suis sûr que vous allez vous précipiter sur vos claviers, rêvant des rentrées qui étaient d’antan et du mois d’octobre pour dire à quoi vous fait penser cette peinture dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est pas enthousiasmante…
Mais bon, vous vous direz, comme le héros de « 2001, a space Odyssey » d’Arthur C. Clarke « Bah… J’aurai bien une idée… »
Ne me quitte pas !
Ma chérie, ne me quitte pas oh non ne me quitte pas !
Vois-tu je t’ai trompé c’est vrai mais tout peut s’oublier. Tiens le temps s’enfuit déjà alors pourquoi tant de malentendus.
Comment qu’avait-elle de plus que toi ? Mais rien rien du tout ! enfin si elle avait des atouts que tu me refuses mais ne me quitte pas ne me quitte pas.
Tu veux des cadeaux ? Je t’offrirais des perles venues de loin de très loin. Oh ne t’emballe pas, des perles de pluie simplement ; elles ne coutent pas grand-chose et ton cœur sera rempli de bonheur. Vois-tu je n’ai pas les moyens de couvrir ton corps d’or, la lumière suffira.
Non ne me quitte pas ! Qui gèrera le domaine que ta dot va payer ? Il faut bien qu’il rapporte, je ne veux par creuser la terre jusqu’après ma mort ? C’est ce que veux, ma mort ? Oh non ma chérie, ne me quitte pas. Vois-tu les mots insensés que tu attends, je ne peux les inventés, mes connaissances littéraires sont limitées.
Mais non ne me quitte pas, même ton chien ne le souhaite pas ! Qui l’emmènerai en balade ?
Bon j’en ai assez dit, si tu me quitte, je me tue ! Ah je vois tu tu ne me crois pas, tu as raison ; mon cœur n’est pas un volcan qui renait de ses cendres.
Ne me quitte pas ne me quitte pas !
Merci à Jacques Brel et pardon pour ce détournement
Tombée dans l’oubli mais certains se souviennent !
Ticket de Quai
Ce train qui roule dans la nuit
Combien de rêves il porte en lui
Mais que de peines il peut laisser
Dans un ticket de quai
Car y a toujours quelqu’un
Qui reste sur ce quai des au revoir
Y a toujours quelqu’un qui part
Et qui ne revient pas