La sapience – 5- Courir sur le haricot

Pourquoi la sapience ? Parce que c’est la sagesse et que nous sommes des Homos sapiens donc des hommes sages !

Agacer, ennuyer, importuner, exaspérer quelqu’un

Je connaissais l’expression « tu commences à me courir » ; ma mère me le disait assez souvent, probablement que je devais être collante, enquiquinante… Les enfants comprennent très bien le sens des mots sans qu’on leur explique du moment que les « grandes personnes » sont agacées.

En fait cette  première forme de l’expression apparait dans la seconde moitié du XIXème siècle comme une ellipse de courir sur le système ou taper sur le système. Une image bien sûr pour celui qui excite le système nerveux d’un autre jusqu’à l’exaspération.

Billevisées

L’expression avec «  haricot » est plus nébuleuse. Les spécialistes de nos champs lexicaux comme toujours, se tirent la bourre (autre expression qu’il va falloir définir un jour) mais les discussions ne mènent pas grand-chose sauf que et bien : on ne sait pas. Certains estiment son apparition au début du XXème siècle et d’autres estiment qu’elle est antérieure.

Vous allez me dire que puisque que l’on ne sait pas pourquoi en faire tout un plat (de haricots) ! Et moi donc !

Bien curieux ce haricot qui n’a rien à voir avec le légume quoique,  si l’on se souvient de Jacques et le haricot magique, le pauvre petit grimpe et court le long des tiges géantes. Alors il faut aller chercher dans le bon vieux français argotique pour trouver des significations.

On trouve alors :

Haricot = gros orteil : tu me casses les pieds mais si nous avons deux pieds nous n’avons qu’un orteil à chaque pied alors le pluriel n’est pas judicieux !

Tête = ciboulot : tu me cours sur le ciboulot et par déformation haricot ?

Pénis = à rapprocher de : tu me pèles le  jonc  bien connoté vous en conviendrez

Ou coquecigrue

Le mystère reste complet mais on peut aussi trouver dans notre argot le verbe haricoter qui signifiait au XIXème siècle « importuner », et si taper est compréhensible quand il est question d’énervement, comment imaginer la signification de courir dans cette locution. Et là c’est plus clair ! Au XVIe siècle « courir quelqu’un » signifiait déjà « l’importuner » ; le mot lui-même ayant le sens de fréquenter assidûment. On peut penser alors jusqu’à l’agacement.

Tout ce discours pour revenir au XVIe siècle ; que nos lexicographes sont futiles !!!

Et voilà l’anecdote

Un jour, un prof de maths, sciences naturelles etc. polyvalente dans son enseignement, une élève posa une question et puis une autre et ; et s’en suivi un échange agaçant pour elle et elle finit par nous dire « vous commencez à me courir sur le haricot ». Shocking et choquées nous le fûmes car jamais au grand jamais nous n’aurions pensé qu’une prof si distinguée qu’elle fut,  puisse nous parler de quelque chose ne dessous de la ceinture. Impensable !!!

chez Martine Tirer le diable par la queue

La cour de récré – Prénom Dauphine

Maîtresse Jill appelle Dauphine à la cour de récré pour cette reprise.

La vie des supermarchés

On l’appelait Delphine, mais son vrai prénom c’était Dauphine. Elle avait décidé de changer quand les superbes voitures étaient apparues sur le marché dans la bonne marque française. Mais ce n’est pas le propos de mon histoire. Dauphine au Delphine est une dame âgée et vénérable citoyenne. Son plaisir : aller dans les supermarchés de son quartier et s’y balader comme dans un parc d’attraction. Elle repère les promos, le changement de rayons, avise le personnel que leur tenue n’est pas conforme etc. elle vit une vie tranquille et bien sûr, elle fait ses courses de-ci de-là, cahin-caha comme nous serine parfois une chanson qu’elle aime entendre à la TSF ; un paquet de biscuits chez l’un, une tablette de chocolat chez l’autre.

Un jour pourtant, tout tourne mal. Dauphine vient de payer sa tablette de chocolat au lait noisettes entières quand, alors qu’elle a encore le ticket en main, le responsable du rayon alcool surgit et lui demande d’ouvrir son sac. Catastrophas, une bouteille de vodka git au fond du cabas. Dauphine tombe des nues, jamais elle n’a bu une goutte d’alcool. Discussion, mots doux et voilà notre mamie vodka expulsée avec fracas du magasin enfin pas trop de fracas car le gérant du rayon n’est pas très à l’aise et puis le directeur aime bien Dauphine.

C’est trois jours après que Dauphine revient entourée de deux policiers. Le directeur avait constaté depuis quelques temps que des larcins avait lieu dans son magasin, des marchandises prenaient le large sans passer par la case caisse. Il avait des soupçons bien sûr. Il avait bien porté plainte mais la police l’a envoyé voir si les choux étaient frais ; « on n’a pas le temps mon vieux, » lui avait-on dit ! Dauphine avait remarqué aussi les anomalies et en accord avec le directeur, elle observait. Chut disait-elle mission secrète.

Ce que l’on ignorait c’est que les deux petits-fils de Dauphine était respectivement commandant et capitaine de police. Ils eurent tôt fait de confondre le responsables du rayon qui fut aussitôt licencié. Moralité il ne faut pas s’en prendre au vieille dame même si elle s’appelle Dauphine.

Le mot mystère – 4 – Aberhavre

Une sacrée surprise

Quand Hervé arriva dans le petit chemin qui menait à sa plantation d’hévéas, il vit de suite que quelque chose clochait. Non il ne rêvait pas. Des squatters avaient envahi le terrain et ravaient (oui du verbe raver ; la rave-partie) à souhait au milieu des arbres. Ah ça pour raver, ça ravait ! De la petite fumée s’élevait d’un feu de camp ; il n’y avait pas de guitariste espagnol mais des « druides » qui brûlaient de l’encens.  Hervé ne savait pas que l’encens et le myrte se roulaient en cigarette. On lui offrit même une tisane à la saveur bizarre servie dans un verre à la propreté douteuse confectionnée avec de l’herbe inconnue !

Ah le brave Hervé, il allait en baver des ronds de chapeaux pour virer tous ces intrus, ni pressés ni stressés. Ils disaient s’aérer dans un havre de paix.  Un havre de paix ? Quèsaco se dit le pauvre homme !

Le goût des autres – devoir 139 –

Chez Lakévio

Je n’ai pu participer la semaine dernière, partie dans des contrées grecques.

Que cette toile de Emile Friant vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Le colibri et le chapeau

J’arrive tout couvert de rosée. Je suis le petit colibri, vous savez celui qui vole toujours et ne se pose pratiquement jamais. J’ai oui dire par une amie qui butine pour fabriquer un miel doré que dans le salon de Madame, il y avait un nectar sublissime. Mais la déesse Flore que c’est vrai ! Et Madame me sourit ! Je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de fleurs mais j’avoue que les pivoines embaument et m’attirent comme un aimant. Si la saveur est égale au parfum, je vais être le roi du chapeau. Mais je rêve, des fleurs de pommiers, mes préférées. Regardez comme le rose délicat qui borde les pétales est accueillant. Madame a eu aussi le bon goût de mettre un ruban rouge ; rouge comme le feu, comme le sang, comme le rubis ! Je virevolte au milieu de ce bouquet ! Je me régale, je me délecte, je meurs de bonheur !

Mais soudain, quoi, un cataclysme, un tsunami ! madame ? madame votre chapeau est trop beau, ne l’enlevez pas !Ne le déchirez pas avec vos deux mains  blanches !

Le mot mystère – saison 4 – 5

  • une définition – un mot à trouver
  • faire des anagrammes avec 5 lettres minimum – pas utile de faire beaucoup de mots 5 ou 6 sont largement suffisant pour un texte passionnant.
  • Vous faites un texte avec les mots
  • cerise sur la gâteau un texte en rapport avec le mot mystère

10 lettres pour ce mot féminin

définition : Vêtement très long ressemblant à une cape que l’on utilisait pour se protéger de la pluie notamment au Moyen -Age.

A A I E D G N V L R

A vos dicos !

Tableau du samedi – Autoportrait – 2/2

On le reconnait aisément DALI

J’avoue que je l’aime bien !

Les liens sont chez Fardoise

Amande Douce Jean Fautrier

Covix Hokusai

Fardoise Emma Sparre

Jazzy Edmond Louyot

Kimcat double portraits

Martine Tortue Paul Cézanne

Pulzatilla

Mireille 29 Marie Gabrielle Capet

Monica Breitz Portrait de Joséphine

Zaza Rambette Bernard Buffet

Et pour le mois d’octobre je passe la main à Fardoise qui va sûrement nous concocter un thème magnifique.

La sapience – 4- pas piqué des hannetons

Pourquoi la sapience ? Parce que c’est la sagesse et que nous sommes des Homos sapiens donc des hommes sages !

Parfait, excellent exceptionnel, intact.

Le hanneton est un insecte qui s’attaque aux plantes et surtout aux champs de céréales.Il est vorace et rend impropre la consommation. c’est un céréales killer.

Billevesée ?

Pas piqué des hannetons signifie donc qui n’a pas été attaqué par les hannetons, qui est donc en parfait état. Au XVII e siècle on disait déjà ne pas être piqué des vers pour le bois qui était intact. A l’inverse on disait piqué des vers pour désigner toutes sortes de choses, vêtements, bois et; rongés par les insectes ou leur larves. Plus tard on a étendu l’expression au hanneton bien que sa larve vive sous terre d’où l’attaque de céréales.

ou Coquecigrue !

Cette expression serait attestée en 1832 dans une chanson « Les amours de Mahieu » pour désigner une belle jeune fille, fraîche et pleine de santé apte à satisfaire les galipettes du bossu paillard héros de l’histoire.

« C’est qu’il fait un froid qui n’est pas piqué des vers ici ! » — Gavarni. — « Une jeunesse entre quinze et seize, point piquée des hannetons, un vrai bouton de rose. » — Montépin. — « C’est qu’elle n’était pas piquée des vers, Et oui, morbleu ! C’est ce qu’il faut à Mahieu. » — Les amours de Mahieu, ch., 1832.

la signification actuelle apparaît au début su XXè siècle.

Chez les amis homosapiens

Turtle-martine