Ah ,elle est belle Bénita, la marchande de fruit et légumes, sur la grand’place du marché.
Ah, elle est belle avec sa jupe rouge framboise courte juste ce qu’il faut pour être sexy.
Ah elle est sublime avec son petit top moulant blanc de blanc.
La marchande Bénita chante à tue-tête tous les mercredis, devant son étal, « les marchés de Provence » de Bécaud et rêve de faire carrière dans la chanson.
Allez mesdames messieurs, elles sont belles mes tomates ils sont beaux mes artichauts.
Allez de l’ail, mangez de l’ail, allez de l’ai, du bel ail et de l’oignon pour sentir bon.
Mais ce qu’elle aime par-dessus tout c’est qu’on l’appelle Juanita Bénita comme Juanita Banana. Là elle s’assied pour écouter le petit malin qui lui susurre ce refrain d’une extraordinaire beauté.
Viens je t’emmène à Cuba, tu vendras mes bananes et mes ananas, tu gagneras des millions et nous les dépenserons pour faire le tour du monde.
Mais à force t’entendre ça, Bénita se prit pour la Juanita des bananas en oubliant que glisser sur une peau de banane peut faire très mal. Après une expérience douloureuse, elle est revenue chanter sur la grand place mais elle évite les bananes.
Vous connaissez des expressions anciennes ? Vous en connaissez des rigolotes, des savoureuses, des savantes fleurant bon notre France ? N’hésitez pas et joignez vous à nous et publiezle jeudi avant 12 h
Ne pas avoir froid aux yeux
Signification
Etre courageux ; ne pas avoir peur ; être hardi ; être décidé ;
Origine de l’expression
Voilà une expression dont l’origine n’est pas certaine, et sur laquelle les lexicographes n’ont visiblement pas eu très envie de se pencher. Mais l’explication proposée par Alain Rey est intéressante. Si, aujourd’hui, cette expression ne s’utilise que sous une forme négative, au XVIe siècle, « avoir froid » était une locution souvent utilisée avec une partie du corps. Ainsi, « avoir froid aux dents » voulait dire « avoir faim » et « avoir froid aux pieds » signifiait « être jaloux » (mais pourquoi donc ?). Lorsqu’on sait qu’en argot des brigands, au milieu du XIXe siècle, « avoir froid », ellipse de « avoir froid au cul », c’était « avoir peur », on peut imaginer que cette forme venait d’une ancienne « avoir froid aux yeux » qui aurait signifié « être lâche, peureux » et qui, avec le temps, se serait transformée, les ‘yeux’ étant d’autant plus facilement remplacés par le ‘cul’, qu’en argot l’anus s’appelle aussi ‘oeil’. Cette expression, qui est attestée chez Alexandre Dumas Père et Honoré de Balzac, ne serait donc que la forme négative de l’ancienne « avoir froid aux yeux ».
Pas nécessaire d’être peintre, ou critique pictural. ici nous proposons un tableau on explique avec ses mots, on développe ou pas, on présente l’artiste ou pas . L’essentiel c’est le partage de votre ressenti.
On aurait pu parier que l’allais proposer l’autoportrait de Berthe Morisot mais j’ai cherche ailleurs et j’ai trouvé cette peintre. En faisant une crosière Moscou/la mer Caspienne j’ai eu l’occasion de contempler cette toile de Zinaïda Serebriakova
Peintre russe, Zinaida Serebriakova (1884-1967) nait près de Kharkov (Ukraine) dans une famille d’artistes. Son père, Evgueni Nikolaïevitch Lanceray, est un sculpteur connu, et sa mère pratique le dessin assidument. Quant à ses frères, Eugène est un sculpteur, peintre et graphiste de talent et Nicolas un architecte reconnu.
En 1900, Zinaida entre dans une école d’art. Entre 1902 et 1906, elle part en Italie puis étudie à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris.
Dès sa jeunesse, Zinaida s’intéresse au monde et à la beauté. Ses premières œuvres, Country Girl (1906) et Verger en fleurs (1908), parlent avec éloquence de cette recherche. Elle obtient une large reconnaissance publique avec Autoportrait à la table de toilette (1909).
La Révolution d’Octobre va changer sa vie. En 1919, son mari meurt du typhus contracté dans les prisons bolchéviques. Elle est sans aucun revenu, responsable de ses enfants et de sa mère malade. Elle doit renoncer à peinture à l’huile qui est devenu trop chère en faveur du charbon de bois du crayon. Ce fut sa période noire avec House of Cards, qui représente ses quatre enfants orphelins.
À l’automne de 1924, Zinaida est à Paris, après avoir reçu une commande pour une grande fresque décorative. Sa mère et ses quatre enfants sont restés en Russie. Ils seront réunis 36 ans plus tard. Pendant ce temps Zinaida voyage beaucoup. Elle va en Afrique, et explore le Maroc et l’Atlas.
En 1947, elle prend la nationalité française, et ce n’est qu’avec le « dégel » sous Khrouchtchev que le gouvernement soviétique lui permet de reprendre contact avec sa famille en Russie. Zinaida voit ses œuvres exposées en Russie, en 1966 avec grand succès.
Zinaida Serebriakova meurt à Paris en 1967.
Autoportrait 1909 à la table de toilette
Dès mardi un nouveau thème pour terminer ce mois d’avril qui cette année donne raison au dicton.
Bizarre mais ce matin, la porte de Tonio est fermée. Mais que fait Tonio se disent les villageois inquiets. Le chat Toto se lèche les babines après avoir dégusté une souris, enfin celle qu’il réservait comme offrande à son patron. Mais il a la dalle Toto alors il dévore sa proie.
Ce matin dans le village tout est calme. Pas de cris du type :
Tonio tu veux bien me vider ma poubelle
Tonio, j’ai des cartons à débarrasser
Tonio, attèle la carriole, pour emmener les gamins à l’école, ma voiture ne démarre pas, et c’est rigolo de prendre la charrette avec ton âne !
Tonio, le fossé va déborder, tu peux venir !
Hé Tonio, faut désherber chez la mémé Gisèle, planter les dalhias chez Robert, …
Tonio ramène le pain
Et bien ce matin Tonio dort… Qu’il se débrouillent tous avec leurs ennuis. Bientôt ils me demanderont de faire l’école et là pas question… Tonio dort !