
La ficelle qui refuse de prendre sa retraite
On la garde parce qu’elle pourrait servir. Et elle sert… un jour, peut-être.
La ficelle est un objet d’avenir.
On ne sait jamais lequel, mais on sait qu’il sera ficelé.
Alors on la range dans un tiroir, avec les élastiques, les boutons orphelins et les vis dont on ignore la provenance.
Et quand on ouvre le tiroir, elle a réussi à faire trois nœuds toute seule.
La ficelle ne vieillit pas : elle acquiert de l’expérience.
La ficelle, véritable animal domestique
Et si ce bout de ficelle n’était pas un objet, mais une petite bête qui se déplace ?
J’ai beau la ranger, elle revient.
Je la pose sur la table : elle finit sous la chaise.
Je la mets dans un tiroir : elle ressort derrière le meuble.
Je commence à me demander si la ficelle ne serait pas un animal domestique.
Un animal discret, certes, mais qui laisse des traces.
Elle ne miaule pas, elle ne réclame pas à manger… mais elle adore se faire remarquer.
La ficelle, une affaire de famille
En regardant cette photo, je me dis que j’ai peut-être sous-estimé ma collection de ficelles.
Ce ne sont pas de simples morceaux abandonnés au hasard. Ce sont les membres d’une famille nombreuse, dont je devrais entreprendre la généalogie.
Tout commence avec l’ancêtre, une respectable ficelle d’emballage, probablement née dans un atelier ou récupérée sur un colis. Puis viennent les descendants : la ficelle de jardin, la ficelle de cuisine, la ficelle de rôti, la ficelle de paquet cadeau…
Certaines branches ont prospéré. D’autres se sont réduites à quelques centimètres, mais je refuse de les considérer comme éteintes. En généalogie, on ne sait jamais : un petit bout peut cacher une grande histoire.
Il y a aussi les alliances : la ficelle qui s’est unie à un ruban, celle qui a fréquenté un élastique, celle qui a été adoptée par un sac de courses.
Et comme dans toute bonne famille, certaines ont disparu sans laisser d’adresse. Mais je garde espoir : un jour, au fond d’un tiroir, je retrouverai peut-être la ficelle perdue de 1987.
Et on oublie pas
La ficelle et la théorie du complot : Pourquoi y en a-t-il toujours une ? Parce qu’elles se multiplient en secret ! les ficelles s’organisent.
.La ficelle, symbole de notre incapacité à jeter : Nous vivons dans un monde où l’on jette tout. Mais la ficelle, non, parce qu’une ficelle, ça peut servir !














