Mil et une – la suite – sujet 32

Miletune

249 – Avec les mots en gras dans le texte

Ginette

Ginette rongeait son frein. Elle avait bien ouvert le premier bouton de son chemisier en soie qui laissait paraître juste ce qu’il fallait et où il fallait ; une attitude toute symptomatique de la fille qui veut draguer.  Elle, petite secrétaire du DRH, avait été invitée au forum des entreprises. Peu intéressée par les badauds qui s’agglutinaient devant son stand, elle avait vite repéré que Guillaume, consultant maison de la boite. Il avait des arguments autres que professionnels.

Cela faisait un bout de temps qu’elle ramait pour le rencontrer alors là, elle atteignit la moitié du Nirvana, l’autre moitié consistant….  Depuis quatre jours, elle épiait ses habitudes, guettait ses pas dans les couloirs et ses stations au bar. Quand elle l’avait vu se diriger vers l’ascenseur, elle s’était précipitée pour entrer dans la cabine, abandonnant sa pêche Melba. Las, la cage était minuscule et maintenant, pressée contre la paroi métallique qui lui gelait les fesses, elle luttait pour ne pas frôler ce vieux chameau de Dédé sentant la sueur mêlée aux effluves d’un déodorant citronné bon marché. Encombrée de son sac à main qu’elle tenait, serré contre sur sa poitrine, pour cacher l’échancrure du corsage qu’elle avait eu tant de mal à rendre affriolante. Son grand jeu de séduction tournait en eau de boudin.

Cet intrus gâchait tout. Elle avait tant espéré poser ses jalons. Elle imaginait sa vie future avec ce grand Guillaume. Elle savait par Lulu, son amie et secrétaire de la compta qu’il était « seul ». Mais attention, inutile de t’embarquer dans cet esquif, cela ne te rapportera rien, lui avait-elle conseillé, il est de la contre allée ; fi donc, avait murmuré Ginette, elle lui ferait décrocher la lune.  

Elle avait imaginé un scénario original comme laisser tomber ses clefs, son sac à main, un livre, un mouchoir enfin quelque chose. ‘Elle jeta un œil à sa montre bracelet ; elle en avait un peu honte, elle avait gagné ce bijou en participant à la « Valise de madame RTL ». Pas de chance,  pas de valise, ni de voyage ni les mille euros, juste la consolation d’avoir « causé avec Laurent R » et une montre. Nous étions au quatrième. Le chameau grimaçait comme un singe. Il lui restait encore huit étages à monter comme à Guillaume d’ailleurs mais elle avait fort envie de descendre au prochain arrêt. Elle ne serait jamais prête pour le briefing de 21h.   C’est alors que l’ascenseur se mit à exécuter un drôle de danse. Il montait et descendait  au gré des appels des clients pressés d’aller dîner ; comme  la cabine était pleine comme un œuf, personne ne montait. Finalement à sa grande surprise Guillaume sortit de cet enclos. Restée seule avec le vieux chameau, Ginette hésita ; soit elle lui collait une mandale directement soit…Ouf le chameau sortit à l’étage suivant.  Elle pensa à Guillaume, le beau Guillaume allait revenir, tel un chevalier servant, défendant la veuve et l’orphelin. La porte s’ouvrit brusquement ; elle resta bouchée bée. Le sang afflua puis se retira de son visage et elle frissonna malgré la chaleur confinée.

Pauvre Ginette, il lui fallut une dizaine d’étages pour réaliser qu’elle avait vu, oui vu de ses yeux, vu, le vieux chameau grimaçant, embrasser goulûment Guillaume… Ah non ça Ginette ne pouvait l’imaginer…

Mil et une – la suite – sujet 31

Miletune

CHARIVARI d’un intruse

Il était une fois trois ravissantes cabines téléphoniques « so british » ; d’un rouge flamboyant. Elles avaient été placées là par leur chef contre un mur de pierres sèches et elles s’ennuyaient. C’est alors qu’un manager de cabines venant relever les compteurs, monnaie is monnaie, installa entre elles une intruse toute ronde.

Cette intruse portait sur son ventre un panneau blanc sur lequel était inscrit quelque chose d’illisible. Impossible pour nous, trois cabines de mener une enquête. Cette chose regarda autour d’elle et commença à rosir puis à rougir de colère et de jalousie. Pourquoi n’était-elle point carrée et puis si haute et si large. Alors elle se mit à vouloir grossir et grandir. Elle voulait elle aussi des vitres dans lesquelles on pouvait se mirer, avoir un plancher où se tenaient des individus qui entraient et sortaient.

Alors se mit alors à faire un tel charivari, en se tortillant, à faire des efforts rougissant un peu plus se panadait, pour arriver à ressembler à ses voisines. Elle demanda même à l’une d’elle si elle commençait à lui ressembler. Mais la cabine se moqua d’elle : « tu es loin d’être aussi belle que moi » tu as encore du taf avant d’y arriver.

Vexée, l’intruse se mit alors à gigoter, danser dans tous les sens, donner des coups de poings, des coups de pieds sous les regards goguenards des passants. Elle ruait des tout son corps. Rien n’y fit. Elle souffla alors et souffla si fort que d’un coup, une fente se creusa dans son ventre gonflé et tous ses efforts d’échappèrent part ce trou d’air. Elle diminua d’un coup comme un ballon de baudruche et devient toute riquiqui. Un croquant passant par-là glissa une enveloppe dans la fente. L’intruse vira au rouge coquelicot de plaisir et finit par se ranger contre le mur avec un large sourire.

Le goût des autres – devoir 139 –

Chez Lakévio

Je n’ai pu participer la semaine dernière, partie dans des contrées grecques.

Que cette toile de Emile Friant vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Le colibri et le chapeau

J’arrive tout couvert de rosée. Je suis le petit colibri, vous savez celui qui vole toujours et ne se pose pratiquement jamais. J’ai oui dire par une amie qui butine pour fabriquer un miel doré que dans le salon de Madame, il y avait un nectar sublissime. Mais la déesse Flore que c’est vrai ! Et Madame me sourit ! Je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de fleurs mais j’avoue que les pivoines embaument et m’attirent comme un aimant. Si la saveur est égale au parfum, je vais être le roi du chapeau. Mais je rêve, des fleurs de pommiers, mes préférées. Regardez comme le rose délicat qui borde les pétales est accueillant. Madame a eu aussi le bon goût de mettre un ruban rouge ; rouge comme le feu, comme le sang, comme le rubis ! Je virevolte au milieu de ce bouquet ! Je me régale, je me délecte, je meurs de bonheur !

Mais soudain, quoi, un cataclysme, un tsunami ! madame ? madame votre chapeau est trop beau, ne l’enlevez pas !Ne le déchirez pas avec vos deux mains  blanches !

La Licorne – jeu 80 – livret de famille

Filigrane – Atelier d’écriture pour le mois de septembre –

Livret de famille

  • Dis maman, pourquoi mon ti-cheurt n’est pas comme le tien ?
  • C’est comme cela mon enfant, les parents rayés et les enfants à carreaux
  • Pour que je me tienne à carreaux ? Oui je comprends bien mais on vit dans un monde rayé. Regarde même les cabines de bains sont rayées la dame est rayée et le sol est rayé aussi. D’ailleurs pourquoi elles sont grises les lattes. On pourrait bien les peindre en rouge bleue ou jaune. Mais ici tout est gris, le photographe s’est trompé de pellicule, il a oublié sa pellicule couleur.
  • Oh mon chéri c’est une histoire de famille, cesse de poser des questions !
  • Famille, quelle famille ! Dis maman si je me contorsionne, comme la grenouille qui voulait être comme le bœuf, tu sais celle qui est racontés dans le livret que l’école nous a prêté, tu crois que mon ti-cheurt sera aussi rayé que mon oreiller !
  • Essaie toujours !

Et voilà le mioche qui se tortille comme un ver, qui saute, se roule, s’étire, se plie se tourne et se retourne puis il demande :

  • Alors j’ai des rayures en long en large ou encore des carreaux ?
  • Ben des carreaux !

Alors il recommence la même gymnastique, souffle, transpire, vire en apnée, mais rien n’y fit. La mère se mit à rire.

  • Il en manque encore beaucoup avant que tu sois rayé !

Le gamin nerveux lâcha la main de sa mère et partit en courant vers la mer, sauta à pieds joints dedans. Son ti-cheurt était toujours à carreaux mais mouillé.

Le mot mystère – saison 4 – 1

définition : Avons nous peur de la mort ? Oui bien sûr ! Mais qui n’a pas peur d’être enterré vivant ? Sont-ce des légendes, des histoires romancées. Faites votre choix mais un seul mot pour le 12 septembre.

T A P H E P H O B I E

Covix Lolo et Lolotte

Ghysou Papet papote

Jazzy

Jill La peur de

Martine

Zaza – se repose encore et elle a bien raison !

A la semaine prochaine !

Mil et une – la suite – 3ème quinzaine

Miletune

Souvenirs d’enfance

Lorsque j’étais enfant, les vacances étaient bien longues ; nous n’avions pas les divertissements de maintenant, télé, tablette, portable, copains etc… Alors nous allions à Lyon au Parc de la Tête d’Or. Pour les Lyonnais, c’est le parc, le seul, celui qui construit au milieu du XIXème siècle, il est l’égal de Central Park en tout cas nous en sommes persuadés. Tous les jours, nous rendions visite au animaux, mon frère et moi, puis une grande promenade près du lac et regarder avec envie les barques qui glissaient sur les eaux calmes et où canards et cygnes dansaient et plongeaient. Plus loin, il y avait les serres où les plantes du jardin botanique, véritable savane étiraient leurs feuilles et leurs lianes. Après les tours inévitables de balançoires dans lesquelles je m’envoyais en l’air, nous nous retrouvions au théâtre de marionnettes. Guignol !!! Guignol tout le monde connait, sauf que le vrai Guignol était au théâtre Laurent Mourguet sur les rives du Rhône à mon époque. Connaissant le vrai, j’étais subjuguée par ce don d’ubiquité et je soupçonnais quand même un tout de passe-passe, un plagiat. Cependant il fallait occuper les après-midis, alors j’échouais dans le pré carré réservé à une petite compagnie qui faisait la manche !

Que de souvenirs qui me sautent au visage alors que trainant un peu la jambe et aidée de ma canne, je refais soixante ans après le parcours de mon enfance en me disant que finalement nous n’étions pas si malheureux, mon frère et moi ; même le goût des cacahuètes me revient en bouche et je ne résiste pas à m’acheter ce petit sachet. Les marchands ont changé mais les triporteurs boutiques demeurent. C’est alors que j’entends une clochette, c’est le signal de Guignol enfin son succédané. Je m’approche lentement de la petite place ; personne autour de moi. Je regarde le rideau s’ouvrir j’aperçois un bonhomme chauve au dernier degré qui grimace en tenant un objet indéterminé et une main l’index tendu qui le nomme… Mais comment au fait se nomme-t-il ce personnage égrotant ? Guignol a donc tant vieilli ? Non ! J’ouvre les yeux et le doux zéphyr me caresse la joue. Il est temps de partir.

Le mot mystère – 38- Les liens

Mise en possession d’un fond, qui se faisait par le vendeur en faveur de l’acheteur, en remettant à ce dernier en signe de tradition, un petit bâton, ou même une branche d’arbre appelée fétuque ou festuca.

INFESTUCATIONS

Festuca est un genre de plantes monocotylédones de la famille des Poaceae, dont plusieurs espèces sont cultivées comme plantes fourragères.

Covix – repos forcé

Ghysou un texte

Jazzy

Jill est absente j’espère que tu n’es pas souffrante

Martine

Zaza prise de tête j’ai adoré merci pour ce moment plaisir de lire.

A la rentrée soit le 5 septembre pour le mot et copies à rendre pour le 12 septembre

Venez nombreux !

Le mot mystère – 37- Les liens

Comme vous avez été très sage cette année, vos compagnons vous offre ce petit bijou voire une parure qui s’accroche aux vêtements – serais-un synonyme de broche. Vous avez 9 lettres pour trouver et recevoir ce présent.

A F F L I Q U E T mais aussi AFFIQUET ce qui a troublé quelqu’uns d’entre vous.

Covix un texte

Ghysou comme

Jazzyle lien

Jill est absente j’espère que tu n’es pas souffrante

MartineAffliquet

Zaza – en attente

A la semaine prochaine !

Le mot mystère – 37- le texte

D’après une histoire lue dans un livre de la petite Histoire de France.

Anne Quatre-Sous

Anne Quatre-Sous dès l’âge de treize ans fut visitée par l’amour de la patrie. Au temps de la révolution cette jeune citoyenne eut la révélation alors que ses parents laïques et comme il se doit bon révolutionnaires, ne purent la dissuader de se déguiser en homme pour aller combattre dans les bataillons de son Isère natale. Finie la laque sur les ongles, les colifichets et les affliquets ; tout cela fut jugé futile. A elle l’arquebuse durant trois ans ! Seulement voilà la supercherie fut découverte et la jeune fille Anne, victime d’une blessure, fut contrainte à quitter les drapeaux. On l’envoya donc jouer de la flûte pour motiver les troupes car celles-ci menaçaient de prendre la fuite.

Mais, Anne Quatre-Sous fut reconnue n’avoir commis aucune faute et mieux encore un rapport mentionne tous ses faits d’armes ; une liste longue comme un jour sans pain,  fut énoncée par le Général Fluet (cela ne s’invente pas)qui avait pris l’héroïne sous son aile  qui la renvoya dans ses foyers. C’est ainsi que la commission des députés révolutionnaire accorda à Anne Quatre-sous une pension généreuse.

Mais personne ne sait ce qu’est devenue Anne. Aucune tombe aucun avis de mariage ou de décès ne furent émis.

Le mot mystère – 38- le mot

Pour cette dernière semaine de mystère je vous propose 14 lettres au pluriel

Mise en possession d’un fond, qui se faisait par le vendeur en faveur de l’acheteur, en remettant à ce dernier en signe de tradition, un petit bâton, ou même une branche d’arbre appelée fétuque ou festuca.

Festuca est un genre de plantes monocotylédones de la famille des Poaceae, dont plusieurs espèces sont cultivées comme plantes fourragères.

A E I I O U T T C N N S S F

rappel des règles du jeu :

Dès à présent, je vous annonce la relâche pour cet été. le dernier mot paraitra le 20 juin pour une publication le 27 juin. reprise le 5 septembre 2022 pour de nouvelles aventures.

Vous avez jusqu’à midi pour la publication

1 –  vous utilisez les lettres du mot mystère pour construire des mots de cinq lettres au moins, que vous introduisez dans un texte de votre choix.

2 – N’oubliez pas donner le mot si vous l’avez
3 – Cerise sur le gâteau, un texte en rapport avec le mot trouvé.

4 – Vous pouvez aussi ne donner que les anagrammes sans texte.

5 – Ne chercher pas trop d’anagrammes cinq ou six mots sont largement suffisant ; votre texte en sera tout aussi intéressant.