Mil et une la suite – sujet 58 – La vieille cabine

Miletune

Le mot facultatif :  martien

La vieille cabine

Ah te voilà toi la cabine prodigue !

Tu t’imaginais quoi ? Que la vie ailleurs était meilleure. Que les gens pressés allaient bondir dans ton espace pour prendre un combiné téléphonique ? Non mais tu as rêvé ! Franchement tu pensais que, engoncés dans ce coin presque insalubre, rempli de graffitis et d’odeurs corporelles identifiables ou non, les téléphoneurs allaient te faire la fête comme un chien remue la queue de bonheur. Si on t’a virée du square c’est parce que tu ne servais plus à rien. Chacun s’amuse maintenant avec un nouveau doudou, un petit tout petit boitier coloré que l’on glisse dans la poche arrière du pantalon.  Oui je suis d’accord avec toi ce n’est pas la meilleure place ; inévitablement il sera perdu ou pire piqué par un malandrin. Tu ne sais pas ce que c’est ? Si bien sûr un machin pendu, que dis-je pendu, scotché, sécotiné, agrafé à la main de l’humain.

Alors tu as beau te faire belle, revenir repeinte à neuf avec ton rouge coquelicot cliquant rutilant.  Tu ne fais pas le poids. Tu as mis des fleurs, des branches, de la ferraille dans ton cockpit et même pour faire bien une espèce d’antenne sur ton toit de plexis glace pour tenter t’attirer le chaland et qu’il vienne piloter cet engin ! Tu crois que les humains ne vont pas se rendre compte que tu n’es ni une soucoupe volante ni un extraterrestre martien ou vénusien ou même jupitérien.

Allez va personne ne va te faire la fête ! Tu es finie n i n i et rien ne recommencera. Tu n’es pas la cabine prodigue. T’installer au bord de la plage ou près du ponton d’amarrage, tu n’as plus la cote.

Un conseil va à affaire conclue, il y aura peut-être des malades qui auront quelques thunes à miser sur ton anatomie pour te recycler en débit de boissons sucrées…

Allez va sans rancune ma vieille !

Tableau du samedi – des goût et des odeurs

Il fallait bien que cela arrive un tableau que je trouve superbe mais que je n’ai pu identifier? Alors le jeu c’est de trouver qui a peint cette toile.

Pour le thème quoi de plus parlant que le pain ! le goût du pain l’odeur du pain frais lorsque dans la boulangerie au petit matin, le maître artisan délivre son œuvre.

Article programmé absente jusqu’au 25 septembre.

Chez les aminautes :

Amande Douce

Covix

Fardoise

Golondrina63

Jazzy

Josy

Kimcat

Les bonheurs de Sophie

Martine Tortue

Mireille29

Monica Breitz

Zaza Rambette

j’ajoute aussi Luna ici

Si j’ai oublié quelqu’un, pas de panique il suffit de mettre un commentaire avec le lien et je corrige.

Bises à Tous

Chantons en français – Alain Souchon

un grand parmi les grands. j’aime sa voix douce, ses textes dans lesquels il dit tout avec douceur et gentillesse ; mais c’est dit.

Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités d’choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale

Paroles Alain Souchon musique Laurent Voulzy

L’expression de la sapience – 37

Dans le recueil facétieux de Boursault (tome II, page 153), publié en 1758 et ayant pour titre : Lettres nouvelles, on trouve comme explication de cette locution proverbiale tant soit peu originale, l’anecdote suivante :

Le merle blanc
Le merle blanc

« Un paysan, s’étant accusé à confesse d’avoir brisé une haie pour aller reconnaître un nid de merles, le confesseur lui demanda s’il avait enlevé les merles. – Non, répondit le paysan ; ils n’étaient pas encore assez gros ; je les ai laissés pour qu’ils puissent croître jusqu’à samedi ; j’irai alors les dénicher, afin de les faire fricasser dimanche. Que fit le curé. Il profita du renseignement (qui cependant lui avait été donné sous le sceau du secret), et s’en alla le vendredi matin dénicher lui-même les oiseaux. Le samedi, le paysan se leva de grand matin, mais trouva la place vide.

« Il en fut consterné tout d’abord, puis il eut un doute que le curé lui avait fait une supercherie ; néanmoins il n’osa rien dire. Quelque temps après, le paysan qui avait encore sur le cœur le tour que lui avait joué le curé retourna à confesse. Le prêtre lui fit une question sur une particularité de son existence ; mais le paysan, se méfiant de lui, répondit par ces mots : A d’autres, dénicheur de merles ; je ne me laisse pas attraper deux fois. »

Le récit de cette anecdote apprend l’usage que l’on doit faire de cette locution proverbiale. On l’emploie contre ceux que l’on croit vous avoir trompé à votre insu, pour leur donner à entendre qu’on n’ignore pas ce qu’ils ont fait et que l’on ne veut pas être de nouveau leur dupe.

La Licorne – 86 – La passagère du silence

Filigrane

C’est toujours un crève-cœur lorsque l’on découvre que son enfant, celui que l’on chérit de toute son âme n’est pas tout à fait comme les autres. Quand il naît, il est parfait et le restera malgré un handicap. Milly est une jolie petite fille aux cheveux de miel aux yeux pétillants de malice et de bonheur mais voilà elle n’entend pas. Ses oreilles restent insensibles au moindre son. Alors que faire de cette gamine ? Sa mère la rejette ! On ne fera rien avec elle. Je voulais qu’elle apprenne le piano ou le violon mais là c’est un désespoir. Son père lui garde son amour et est pourtant incapable de s’en occuper. Aucune démarche ne sera faite pour que Milly puisse se développer harmonieusement. Très vite elle est confiée à Nounou qui apprend à communiquer avec elle. Sa mère, elle ne la verra pratiquement plus juste une carte postale de temps en temps.

    Pourtant Milly a un secret. Elle lit, elle dessine et adore « faire de la peinture ». C’est avoir bonheur que Nounou lui installe un chevalet dans un coin de sa cuisine. Chaque jour Milly, sur la pointe des pieds se cramponne à son pinceau et fait naître des volutes, des arabesques puis à force travail car c’est du travail, elle réalise des petites fresques sur des grandes feuilles de papier, un peu à la manière du Douanier Rousseau ; Nounou lui a montré des albums de peinture.

    Elle ira aux Beaux-Arts, deviendra un très grand peintre connu et reconnu. Sa surdité ? Elle en a fait un atout. Tout dans son œuvre respire la paix et le silence, des couleurs douces aux coups de pinceau légers, effleurant la toile. Elle sera surnommée plus tard la « passagère du silence » !

Le goût des autres – devoir 170 – chaleur

Le Goût des autres

Mes divagations spirituelles ( bien modestes)

Je ne sais ni comment je vis ni encore moins comment je survis. Peut-être parce que je vis dans un coin perdu de nature où les forêts domaniales sont encore très importantes. Le fait est que la canicule telle que les médias nous l’imposent n’est pas arrivée jusque dans mon jardin. Oh la la je vous entends quelle veine cette Lilou encore inconnue qui vient donner un coup de pied dans une fourmilière installée depuis bien longtemps dans la blogo.

Rassurez-vous comme tout un chacun, je souffre de la chaleur et que loin de me liquéfier, je me dessèche car mon eau, je la perds tant et plus. Alors je m’installe un petit ventilo qui se branche sur mon ordi un autre près de mon fauteuil préféré, car lorsque je regarde la télé, et oui, il arrive que quelque programme présente un intérêt, faible, je l’accorde ou bien un petit polar pour lequel le coupable se découvre immédiatement, l’émotion monte et là je me remets à perdre mon eau. Mieux encore, je me mets en mode « grotte » tout fermer : cependant ce n’est pas le top ; l’hiver on ferme pour le froid et l’été pour la chaleur. J’ai l’impression d’hiberner tout l’année. Quand vais-je respirer normalement ?   Et là je m’interroge, comment Pithécanthrope, Neandertal et autres homos de tous poils supportaient-ils les intempéries ?Ont-ils pensé que nous les Homos sapiens « développés et évolués, enveloppés de leurs connaissances » souffriraient d’un tel changement climatique eux qui sortaient de la période glaciaire. Comment je suis dans l’anachronie et dans l’uchronie tant pis. Je vais de ce pas quitter ce vêtement qui me tient trop chaud et me balader toute nue…

Tintin dans tout cela ? je n’aime pas la BD mais je me souviens d’avoir feuilleté cet album où le Haddock souffrant d’hallucination étranglait ce pauvre Tintin voulant faire sauter le bouchon d’une bouteille de champagne.