Le goût des autres – devoir 169 – automne

la consigne est là

Vous me pardonnerez cher Goût des autres ce petit tour de passe-passe mais j’aime beaucoup de poème et l’envie partager ce poème.

Roses d’automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.

Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.

Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.

En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.

Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Nérée Beauchemin

Le goût des autres – devoir 157 – Un petit coin de paradis

Lakévio du Goût la consigne est là

Je me baladais sur l’avenue le cœur ouvert à l’inconnu quand soudain la pluie d’avril se mit à ruisseler. Il tombait des hallebardes et mon cœur fit le rabat-joie. Les parapluies se mirent à fleurir ; en cette saison il faut être prévoyant. D’ailleurs j’avais un petit modèle pliant dans ma besace. Mes mocassins en cuir furent vite détrempés mais je n’en eus cure car une belle inconnue se dépêchait sous les gouttes larges qui s’accrochaient à son pantalon noir. Les épaules nues son ticheurte trempé collait à sa poitrine, elle allait sous des bannières rouges, étoilées et qui annonçait une visite quelconque.

N’oubliez pas que je suis chanteur et aussitôt il me vint « un petit coin de parapluie pour un coin de paradis me vint à l’esprit (normal après le cœur). Aussitôt la rue, les passants, les chiens les trottoirs mouillés et même l’Arc de triomphe s’effacèrent. Il n’y avait plus que nous ! Mais voilà les pluies d’avril sont capricieuses ; l’averse ne fit qu’un  déjeuner de soleil  dès la rue traversée. il se joua de nous et reparut laissant la belle inconnue partir vers son destin. Dommage elle avait quelque chose d’un ange.

Mil et une – la suite – sujet 38- le chêne et le roseau

Miletune

Il était une fois un chêne plus que centenaire. Devant lui, au bord d’une rivière, une touffe de roseaux vibrait au moindre zéphyr oui pliait sous l’Aquilon, selon l’humeur du temps. Au beau milieu, un phragmite australis, dominait cette troupe et riait à gorge déployée en observant les aléas de la vie de cet arbre. Il chantonnait souvent :

Si six scies scient six citrons, six cent six scies scieront six cent six citrons. Et tous les autres applaudissaient.

Le chêne, lui portait beau. Solidement enraciné, il n’avait que faire de ce chant qu’il considérait comme une révolte contre le sort réservé aux roseaux. Son tronc sculpté par les intempéries et les affres des années, était décoré de petits champignons comme des robes de danseuses espagnoles. Fort et sûr de lui, rien ne pouvait arriver. Inutile de dire qu’il était vexé comme un pou quand il entendait ces ritournelles virelangues de six, scie et citrons.

Mais un jour, des hommes au nombre de six, arrivèrent de la ville. Comme toujours cinq discutaient paroles et paroles et encore conciliabules et simagrées  à n’en plus finir pendant que le sixième un pot de peinture à la main, inscrivait  sur le tronc du chêne  en chiffres rouge orangé  7 0 6 .

Saligaud ! s’affola le chêne me voilà marqué au fer rouge toutes ses feuilles tremblant d’angoisse. Je vais être coupé, transformé en planches rabotées à la fibre près ; on fabriquera des lits que des amants fracasseront ou des tables que les convives souilleront à l’envi. Je suis humilié et détruit à jamais. Triste fin programmée pour le 7- 6, soit le 7 juin.

Et c’est alors qu’une mélodie s’éleva. Le phragmite fredonnait :

Si sept scies scient six citrons, sept cent six scies scieront sept cent six citrons donc ton tronc sera scié.

Mil et une – la suite – sujet 37 – comme sur des roulettes

Miletune

Zélie se retourna d’un pas vif, rejoignit sa voiture et rentra à la maison. Maintenant, elle trempait dans un bain moussant et parfumé pour se débarrasser de la poussière, souvenir de de ce crétin de José qui lui courait derrière depuis si longtemps. Bouché comme il était, il n’avait pas compris qu’il ne souffrait pas la comparaison avec Brad Pitt !

José! Enfin elle pouvait respirer !  Son plan avait fonctionné comme sur des roulettes. Elle chantonnait en faisant des bulles.

Zélie avait donné rendez-vous à José qui, heureux comme un chat devant une jatte de crème n’avait pas couru mais volé à l’endroit indiqué pensant enfin biquer la belle Zélie

Maligne elle avait choisi le haut du petit pont de bois (celui qui ne tenait plus guère que par un beau mystère et deux piquets tout droit). Elle savait par expérience que la barrière était très justement branlante. Elle avait amené José au point de rupture de la barrière. Elle s’était précipitée pour l’embrasser fougueusement. Bien sûr, il ne résista pas à cet assaut aussi inattendu que violent et s’appuyant sur la barrière pour accueillir sur son torse puissant et racé, il leva les bras aussi musclés que ceux d’un rugbyman fatigué… et crac, la barrière céda, et le beau José chut dans le petit torrent bouillonnant autour des rochers. José battit des bras mais s’enfonça dans l’eau glissa sur les pierres et disparut.

Elle sursauta quand, à la porte on sonna de manière intempestive !

Mil et une – la suite – sujet 33

Miletune

Le corbeau et le renard

Maître corbeau sur un fil perché…

Non un corbeau ne se perche pas sur un fil ; sur un arbre, grosse maligne. Si tu veux que vienne le renard, il faut un chêne ou un platane… Donc reprend ta fable si tu veux parodier !

Maître moineau sur un arbre perché…

Alors mais tu le fais exprès ma pauvre fille, un moineau tu ne le vois pas et là encore le renard ne va pas pouvoir lui piquer son calendos ! Tu reprends encore une fois !

Maître merle sur un fil perché attendait le renard. Celui-ci comme dans la fable guettait la proie du merle mais on n’a jamais vu un merle voler un maroilles.

Recommence encore une fois

Un merle perché sur des fils de téléphone regardait un renard affamé le narguer. Se croyant plus rusé que le renard, le merle d’un seul coup s’envola et le fit si bas que d’un seul coup de dans le renard le dévora. Trop tard pas besoin de docteur !

On ne vit plus sur l’image que la silhouette noire d’un oiseau au milieu d’un rouge sang.

Moralité, il n’y en a pas je ne suis pas La Fontaine.

Le goût des autres – devoir 153 –

Chez Lakévio la consigne est là

Un étrange parfum

Ce matin-là, elle avait décidé d’aller sur le terrain visiter  une construction ancienne « à retaper » qu’un ami agent immobilier lui avait indiquée. Elle, la restauration de vieux machins c’était son truc, son job. Le coin lui sembla familier ; quelques images floues sortirent de sa mémoire. Elle ferma les yeux pour laisser ses souvenirs l’envahir ; la magie fit le reste.

Flash bac

Elle a quatre ans, elle revoit cette grande maison cossue, presque carrée, un toit à quatre pentes et ses fenêtres rondes en œil de bœuf. Elle revoit les volets de bois peints en vert jade et la porte d’entrée aux montants en chêne vernis. Elle revoit le rosier grimpant croulant sous les abondantes inflorescences qui dispensent un parfum puissant, subtil mélange entêtant de rose de Damas et de pointe citronnée, le long de la barrière le lilas sauvage dont les épis mauves se délitent au gré du vent…

Derrière ses paupières closes une petite fille court en riant aux éclats, sans chaussures ni chaussettes dans la pelouse dont les brins d’herbe lui gratouillent et lui chatouillent la plante de ses pieds nus. Elle se dirige vers la silhouette accroupie près du mur en pisé derrière la maison. Un chapeau de paille sur la tête, il « grabote » son potager avec tant de soin. Elle se souvient de son « parrain » qui explique si bien les secrets de la nature.

Les larmes lui vinrent aux yeux. Pourtant elle n’était pas d’une nature nostalgique. Le passé ne l’intéressait pas. De passé, elle en a si peu. Abandonnée à la naissance, elle avait grandi d’abord dans les pouponnières de la DASS. Elle était un dossier sur lequel un tampon rouge s’étalait en gras « non adoptable ». Les rouages administratifs, elle ne les connaissait pas. Tout ce qu’elle savait c’est que pour elle, foyers et famille d’accueil s’étaient succédé. Ses paupières se referment ; Julie. Elle s’appelle Julie, ce prénom, une carte dans le couffin l’indiquait. C’était une gamine adorable, le genre auquel on s’attachait facilement si bien qu’on la changeait de famille de temps en temps de peur que l’affection que les accueillants lui portait ne soit nocive. Intelligente et douée, elle comprit très tôt que c’est en travaillant à l’école qu’elle arriverait à être quelqu’un. Puisqu’elle n’avait pas d’identité, elle devait se la forger.

Julie ne reconnut que les quatre murs tagués, des ados avaient laissé leurs marques de passage ou encore des jeunes amoureux des cœurs avec l’inscription « A jamais ».  Le parquet la fit sourire, sale, elle imaginait « les raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte ». Les fenêtres avaient été aveuglée, bouchées comme pour dire « je suis morte » ! Et pourtant

Dans cette maison, une demi-douzaine de gamins orphelins ou pensionnaires vivaient là, souvent de passage. Il y avait plein de vie ici, des cris joyeux résonnaient dans la grande salle. Elle était restée un an ou deux, elle ne sait plus ; puis… Son destin était ailleurs. Julie respira à plein poumons… Un étrange parfum flottait dans les couloirs de cette bâtisse à l’abandon. Du moins c’est ce qu’elle crut. Dès qu’elle eut mis les pieds dans l’entrée, une sensation oppressante la saisit. Ce parfum elle l’identifia sans hésitation ; un mélange de chocolat, d’eau de javel, de crésyl et aussi oui, mais oui de lilas. Unique… et si c’était à vendre et bien pourquoi pas !

Mil et une – la suite – sujet 32

Miletune

249 – Avec les mots en gras dans le texte

Ginette

Ginette rongeait son frein. Elle avait bien ouvert le premier bouton de son chemisier en soie qui laissait paraître juste ce qu’il fallait et où il fallait ; une attitude toute symptomatique de la fille qui veut draguer.  Elle, petite secrétaire du DRH, avait été invitée au forum des entreprises. Peu intéressée par les badauds qui s’agglutinaient devant son stand, elle avait vite repéré que Guillaume, consultant maison de la boite. Il avait des arguments autres que professionnels.

Cela faisait un bout de temps qu’elle ramait pour le rencontrer alors là, elle atteignit la moitié du Nirvana, l’autre moitié consistant….  Depuis quatre jours, elle épiait ses habitudes, guettait ses pas dans les couloirs et ses stations au bar. Quand elle l’avait vu se diriger vers l’ascenseur, elle s’était précipitée pour entrer dans la cabine, abandonnant sa pêche Melba. Las, la cage était minuscule et maintenant, pressée contre la paroi métallique qui lui gelait les fesses, elle luttait pour ne pas frôler ce vieux chameau de Dédé sentant la sueur mêlée aux effluves d’un déodorant citronné bon marché. Encombrée de son sac à main qu’elle tenait, serré contre sur sa poitrine, pour cacher l’échancrure du corsage qu’elle avait eu tant de mal à rendre affriolante. Son grand jeu de séduction tournait en eau de boudin.

Cet intrus gâchait tout. Elle avait tant espéré poser ses jalons. Elle imaginait sa vie future avec ce grand Guillaume. Elle savait par Lulu, son amie et secrétaire de la compta qu’il était « seul ». Mais attention, inutile de t’embarquer dans cet esquif, cela ne te rapportera rien, lui avait-elle conseillé, il est de la contre allée ; fi donc, avait murmuré Ginette, elle lui ferait décrocher la lune.  

Elle avait imaginé un scénario original comme laisser tomber ses clefs, son sac à main, un livre, un mouchoir enfin quelque chose. ‘Elle jeta un œil à sa montre bracelet ; elle en avait un peu honte, elle avait gagné ce bijou en participant à la « Valise de madame RTL ». Pas de chance,  pas de valise, ni de voyage ni les mille euros, juste la consolation d’avoir « causé avec Laurent R » et une montre. Nous étions au quatrième. Le chameau grimaçait comme un singe. Il lui restait encore huit étages à monter comme à Guillaume d’ailleurs mais elle avait fort envie de descendre au prochain arrêt. Elle ne serait jamais prête pour le briefing de 21h.   C’est alors que l’ascenseur se mit à exécuter un drôle de danse. Il montait et descendait  au gré des appels des clients pressés d’aller dîner ; comme  la cabine était pleine comme un œuf, personne ne montait. Finalement à sa grande surprise Guillaume sortit de cet enclos. Restée seule avec le vieux chameau, Ginette hésita ; soit elle lui collait une mandale directement soit…Ouf le chameau sortit à l’étage suivant.  Elle pensa à Guillaume, le beau Guillaume allait revenir, tel un chevalier servant, défendant la veuve et l’orphelin. La porte s’ouvrit brusquement ; elle resta bouchée bée. Le sang afflua puis se retira de son visage et elle frissonna malgré la chaleur confinée.

Pauvre Ginette, il lui fallut une dizaine d’étages pour réaliser qu’elle avait vu, oui vu de ses yeux, vu, le vieux chameau grimaçant, embrasser goulûment Guillaume… Ah non ça Ginette ne pouvait l’imaginer…

Mil et une – la suite – sujet 31

Miletune

CHARIVARI d’un intruse

Il était une fois trois ravissantes cabines téléphoniques « so british » ; d’un rouge flamboyant. Elles avaient été placées là par leur chef contre un mur de pierres sèches et elles s’ennuyaient. C’est alors qu’un manager de cabines venant relever les compteurs, monnaie is monnaie, installa entre elles une intruse toute ronde.

Cette intruse portait sur son ventre un panneau blanc sur lequel était inscrit quelque chose d’illisible. Impossible pour nous, trois cabines de mener une enquête. Cette chose regarda autour d’elle et commença à rosir puis à rougir de colère et de jalousie. Pourquoi n’était-elle point carrée et puis si haute et si large. Alors elle se mit à vouloir grossir et grandir. Elle voulait elle aussi des vitres dans lesquelles on pouvait se mirer, avoir un plancher où se tenaient des individus qui entraient et sortaient.

Alors se mit alors à faire un tel charivari, en se tortillant, à faire des efforts rougissant un peu plus se panadait, pour arriver à ressembler à ses voisines. Elle demanda même à l’une d’elle si elle commençait à lui ressembler. Mais la cabine se moqua d’elle : « tu es loin d’être aussi belle que moi » tu as encore du taf avant d’y arriver.

Vexée, l’intruse se mit alors à gigoter, danser dans tous les sens, donner des coups de poings, des coups de pieds sous les regards goguenards des passants. Elle ruait des tout son corps. Rien n’y fit. Elle souffla alors et souffla si fort que d’un coup, une fente se creusa dans son ventre gonflé et tous ses efforts d’échappèrent part ce trou d’air. Elle diminua d’un coup comme un ballon de baudruche et devient toute riquiqui. Un croquant passant par-là glissa une enveloppe dans la fente. L’intruse vira au rouge coquelicot de plaisir et finit par se ranger contre le mur avec un large sourire.

Le goût des autres – devoir 139 –

Chez Lakévio

Je n’ai pu participer la semaine dernière, partie dans des contrées grecques.

Que cette toile de Emile Friant vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Le colibri et le chapeau

J’arrive tout couvert de rosée. Je suis le petit colibri, vous savez celui qui vole toujours et ne se pose pratiquement jamais. J’ai oui dire par une amie qui butine pour fabriquer un miel doré que dans le salon de Madame, il y avait un nectar sublissime. Mais la déesse Flore que c’est vrai ! Et Madame me sourit ! Je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de fleurs mais j’avoue que les pivoines embaument et m’attirent comme un aimant. Si la saveur est égale au parfum, je vais être le roi du chapeau. Mais je rêve, des fleurs de pommiers, mes préférées. Regardez comme le rose délicat qui borde les pétales est accueillant. Madame a eu aussi le bon goût de mettre un ruban rouge ; rouge comme le feu, comme le sang, comme le rubis ! Je virevolte au milieu de ce bouquet ! Je me régale, je me délecte, je meurs de bonheur !

Mais soudain, quoi, un cataclysme, un tsunami ! madame ? madame votre chapeau est trop beau, ne l’enlevez pas !Ne le déchirez pas avec vos deux mains  blanches !

La Licorne – jeu 80 – livret de famille

Filigrane – Atelier d’écriture pour le mois de septembre –

Livret de famille

  • Dis maman, pourquoi mon ti-cheurt n’est pas comme le tien ?
  • C’est comme cela mon enfant, les parents rayés et les enfants à carreaux
  • Pour que je me tienne à carreaux ? Oui je comprends bien mais on vit dans un monde rayé. Regarde même les cabines de bains sont rayées la dame est rayée et le sol est rayé aussi. D’ailleurs pourquoi elles sont grises les lattes. On pourrait bien les peindre en rouge bleue ou jaune. Mais ici tout est gris, le photographe s’est trompé de pellicule, il a oublié sa pellicule couleur.
  • Oh mon chéri c’est une histoire de famille, cesse de poser des questions !
  • Famille, quelle famille ! Dis maman si je me contorsionne, comme la grenouille qui voulait être comme le bœuf, tu sais celle qui est racontés dans le livret que l’école nous a prêté, tu crois que mon ti-cheurt sera aussi rayé que mon oreiller !
  • Essaie toujours !

Et voilà le mioche qui se tortille comme un ver, qui saute, se roule, s’étire, se plie se tourne et se retourne puis il demande :

  • Alors j’ai des rayures en long en large ou encore des carreaux ?
  • Ben des carreaux !

Alors il recommence la même gymnastique, souffle, transpire, vire en apnée, mais rien n’y fit. La mère se mit à rire.

  • Il en manque encore beaucoup avant que tu sois rayé !

Le gamin nerveux lâcha la main de sa mère et partit en courant vers la mer, sauta à pieds joints dedans. Son ti-cheurt était toujours à carreaux mais mouillé.